‹ L'œuvre de MeyerbeerChapitre 4 sur 25 · SCH1LLERMARSCH. LE PROPHÈTE · texte numérisé non relu

SCH1LLERMARSCH. LE PROPHÈTE

Après les Huguenots, Meyerbeer composa une cantate : La festa nella corte di Ferrara, qui fut jouée, en 1843, à la cour du roi de Prusse.

Un an après, le 7 décembre 1844, un opéra nouveau : Un camp en Silésie, était représenté à l'inauguration du Théâtre-Royal de Berlin. Joué à Vienne en 1847, sous le titre de Wielka, il y obtint beaucoup de succès.

Meyerbeer a utilisé les morceaux de cette partition, qui se retrouvent tous dans V Étoile du Nord.

En 1846, Meyerbeer écrivit la musique de scène de Struensée, pour les représentations

du drame de son frère : Michel Béer. Celui-ci, né à Berlin en 1808, fît jouer plusieurs ouvrages, notamment : à Berlin, Clytemnestre, tragédie en cinq actes, et les Fiancés d'Aragon, comédie (1823), puis VÉpéeà la mam (1832), drame, et le Paria, drame en un acte (1 836), enfin Struensèe en 1846.

L'ouverture de Struensèe est la première de Meyerbeer qui ait été jouée, puisque celle qu'il avait composée pour les Huguenots n'a pas été exécutée et que Robert n'a qu'une introduction. Celle de Struensèe est construite sur les thèmes principaux de l'ouvrage, comme il était de mode à cette époque, et ainsi que le seront celles du Pardon de Ploërmel, de l'Étoile du Nord et de l'Africaine.

Le premier motif est une phrase des plus émouvantes qui accompagnera, dans le drame, la Bénédiction du père de Struensèe (1). Vient ensuite le thème de violoncelle, si expressif dans le prélude de la scène de la prison, un allegro villareccio, devant fournir à l'auteur de savants développements qui, s'enchaînant

(1) Cette mélodie exposée au début, rappelée plusieurs fois au cours de l'ouverture et dans tout le reste de la partition, est unexempledeleitmotiv, comme lapremière phrase de la ballade de Robert le Diable.

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