‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 15 sur 302 · L’ENLÈVEMENT DES SABINES · texte numérisé non relu

L’ENLÈVEMENT DES SABINES

Londres. Galerie de lord Ashburton à Bath-House.

Esquisse. Panneau. H. 55,5, L. 85 (Pendant du n° suivant).

a composition diffère sensiblement de celle du tableau de la National Gallery. A droite, Sur la tribune, un groupe de femmes attaquées par des guerriers ; plus bas, une vieille femme défendant sa fille contre un assaillant et une autre Sabine qu’un Romain saisit par le milieu du

(1) De PILES : Œuvres. IV, 320.

(2) MOLS : Rubeniana, M. S. 573 5 . P. 415.

corps ; au centre du tableau, une grosse femme, vêtue de blanc, soulevée par un cavalier et par son compagnon. Puis, une jeune femme enlevée par un guerrier, pendant que sa mère mord dans la jambe du ravisseur et retient sa fille par la robe. A gauche, une femme qu’un Sabin tire par la jupe, tandis qu’un Romain la retient. Par terre, une lance, un carquois, un bouclier; au fond, à gauche, une coupole. Le tout inondé d’une lumière ardente.

C’est une très belle esquisse, entièrement de la main du maître.

8o5. LA RÉCONCILIATION DES ROMAINS ET DES SABINS.

Londres. Galerie de lord Ashburton à Bath-House.

Panneau. H. 55, !.. 85 (Pendant du n° précédent)*

droite, un groupe serré de Sabins. A leur tête, un combattant, à pied, tient son glaive d’une main ; une femme, qui vient de déposer son enfant par terre, se presse contre lui pour le retenir. Derrière lui, deux autres guerriers à pied, armés de glaives et de boucliers ; contre le cadre, un cavalier portant un drapeau. Au milieu se trouve un groupe de femmes dont la première est celle qui se serre contre le chef des Sabins; la seconde est à genoux, les bras étendus ; la troisième présente son enfant aux épées ; la quatrième porte le sien sur les bras ; la cinquième montre son sein fécondé; la sixième lève les bras au-dessus de la tête ; la septième tient un cheval par la bride. A gauche se trouve le groupe des Romains ; un cavalier brandissant la lance, en sonnant du cor, est retenu par une femme dont la tête seule est visible. Plusieurs lances se voient au-dessus de ce groupe. C’est l’esquisse du tableau suivant, différant de lui en plusieurs points. Elle est superbe et entièrement de la main du maître.

Dans la vente du cabinet du prince de Rubempré (Bruxelles, 1765) deux esquisses représentant l 'Enlèvement des Sabines et la Réconciliation des Romains et des Sabins furent adjugées pour 2400 florins à M. Danoot. Sir Joshua Reynolds les vit dans la collection de cet amateur en 1781 ; Georg Forster, en 1790. Dans la vente Danoot (Bruxelles, 1828), elles furent retenues pour la somme de 14,500 fr. Alexandre Baring les acquit en 1829 pour 1000 livres sterling du marchand de tableaux Buchanan. Elle passèrent avec la collection d’Alexandre Baring dans la galerie de lord Ashburton.

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