L’ENLÈVEMENT DES SABINES
8o5bi\ LA RÉCONCILIATION DES ROMAINS ET DES SABINS.
Munich. Pinacothèque,
Toile. H. 25o, L. 33y.
droite et à gauche, les armées ennemies approchent l'une de l’autre, prêtes à s’attaquer. Les Sabines se jettent entre leurs maris, leurs pères et leurs frères; l’une serre son enfant contre le cœur, l’autre le soulève, une troisième montre son sein fécondé, d’autres enfin retiennent les guerriers. Un cavalier sabin, coiffé d’un casque, s’apprête à percer un ennemi de sa lance ; un autre, armé d’un glaive et d’un bouclier, s’avance, menaçant, l’épée à la main. Le général romain, nu-tête, étend la main avec un geste de commandement.
C’est un tableau exécuté par un élève, retouché très sommairement par le maitre. Le coloris est généralement trop mat. La composition elle-même, hâtivement faite, n’a pas grande valeur. Le morceau est tout à fait secondaire. Il provient de la galerie de Mannheim.
Gravure: V. S. 32, Sintzenich. Non décrite: F. Piloty (lithographie).
Photographie : Hanfstaengl.
Voir planche 255.
806-807. L’ENLÈVEMENT DES SABINES ET LA RÉCONCILIATION DES ROMAINS ET DES SABINS.
'inventaire de 1666.de la collection du roi d’Espagne cite un tableau de Rubens, intitulé Une Bataille et se trouvant à l’Alcazar de Madrid. L’inventaire de 1686 signale deux tableaux dans le même palais, larges de cinq varas et demie, représentant l’un l 'Enlèvement des Sabines , l’autre la Bataille des Romains et des Sabins. L'inventaire de 1700 les mentionne dans le même palais, et les évalue à 1000 pistoles la pièce.
En 1747, V Enlèvement des Sabines était au palais archiépiscopal. Il n’avait plus que 5 varas de largeur et 4 1/2 de hauteur. On l’évaluait à 20,000 réaux. En 1772, le même tableau était au palais nouveau, dans un état fort délabré. En 1794, ^ était dans la maison de Rebeque, toujours en fort mauvais état. On ne l’évaluait plus qu’à 6000 réaux.
D’où il suit que la Bataille des Romains et des Sabins périt probablement
dans l’incendie de l’Alcazar de 1734 et que Y Enlèvement des Satines périt, faute de soins et d’entretien.
La Bataille des Romains et des Satins fut vendue au roi d’Espagne avec trois autres tableaux, Y Andromède, Y Hercule et une pièce ébauchée, à 4200 florins les quatre, payés par le sieur Philippe le Roy, le 24 juin 1641. Il est assez probable que la pièce ébauchée était Y Enlèvement des Satines et qu’elle fut terminée par un autre artiste. Jordaens fut chargé de retoucher Y Hercule et le Persée et Andromède (Voir notre n° 668).
Dans la collection royale d’Angleterre, du temps de Jacques II, il y avait deux tableaux de Rubens, Y Enlèvement des Satines et la Réconciliation des Romains et des Satins.
Dans la collection du maréchal Soult, il y avait deux petites esquisses de Rubens, représentant les mêmes sujets.