EN COSTUME DE RELIGIEUSE
Londres. Galerie du duc de Devonshire.
lle est vue de trois quarts, de grandeur naturelle, jusqu’aux genoux. Elle porte l’habit des religieuses de l’ordre des Clarisses. La tête, est plus massive, le double menton plus prononcé que dans le portrait de Madrid. Dans ses mains jointes, elle tient son long voile noir.
Le tableau a été peint en 1625 et gravé par Pontius à la même époque.
C’est évidemment celui dont Herman Hugo, dans son Histoire du Siège
de Bréda, parle en ces termes : » Pendant le séjour que son Altesse fit à
Anvers (en revenant de Bréda, au mois de juillet iô25), Pierre-Paul Rubens, peintre très-excellent et très-renommé, la peignit ; et fit depuis graver la mesme image sur une lame de cuivre: elle se vid ornée d’une couronne civique dans un tableau sortable à sa Royale grandeur, digne vrayement d’être représentée de la sorte après un triomphe si signalé et de la seule main de cet Appelle (1). *
Gravures : V . S. 206, P. Pontius. Au-dessus du cadre gravé du portrait,
on voit deux anges, tenant une draperie qui descend des deux côtés et une
couronne de chêne, à travers laquelle glissent les rayons répandus par l’œil divin qui brille dans le haut et qui est accompagné des mots : « P rovidentia
Augusta. — Ut serves vincis. - Dans le bas de l’estampe, on voit, d’un côté, un flambeau, symbole de l’Amour de la Religion, et de l’autre un gouvernail entouré d’un serpent, symbole du Gouvernement prudent. La gravure a été offerte à l’Archiduchesse, à l’occasion de la prise de Bréda, comme l’attestent les vers de Gevartius qui y sont gravés :
Cæsaribus proavis et magno nata Philippo
Eugenia, Hesperii Gemma Decusque soli :
(1) HERMAN Hugo: Le siège de la ville de Bréda. Anvers. Plantin, 1 63 1 . P- L9.
La première e'dition, en espagnol, date de 1627.