PHILIPPE, LANDGRAVE DE HESSE
a Spécification des peintures trouvées dans la maison mortuaire de Rubens mentionne, sous le n° 55, comme peint par lui : « Un pourtraict de Philippe Lantgrave d’Hesse. «
Pacheco signale un portrait du Landgrave fait par Rubens, en 1628, d’après le Titien.
io3o. CHRISTOPHE PLANTIN (Imprimeur Anversois, fl- 1 58g).
Anvers. Musée Plantin-Moretus. Salle II. n° 9.
Panneau. H. 62,5, L. 48,5.
e célèbre imprimeur est représenté en buste, vu de trois quarts, barbe rare, cheveux noirs descendant sur le front, fraise courte et tuyautée, habit noir. Dans la main droite, il tient le compas, marque de son officine ; dans la main gauche, un livre.
Les chairs du visage, le col et les deux mains sont peints par Rubens. Exécuté entre 1612 et 1616 pour Balthasar Moretus, au prix de 14 florins 8 sous, d’après un modèle appartenant au musée Plantin-Moretus (Salle II, n° 5) et peint par un inconnu, contemporain de Plantin (Voir n° 882). Photographie : Jos. Maes.
Phototypie : Jos. Maes (dans Max Rooses : Plantin, imprimeur Anversois).
(1) WAAGEN : Treasures. IV, 449.
io3i. MARTINE PLANTIN
(Femme de Jean Moretus, i55o-i6i6).
Anvers. Muse'e Plantin-Moretus. Salle II, n° 14.
Panneau. H. 62,5, L. 48.5.
lle est représentée en buste, presque de front. Elle porte un bonnet blanc serrant sur les tempes, orné de broderies, et au-dessus de celui-ci un autre, s’évasant en coques sur les côtés et orné d’un ruban noir en velours, une fraise tuyautée, une robe noire, une chaîne en or sur la ceinture. Figure émaciée, yeux obliques, nez long. Les carnations du visage sont peintes par Rubens.
Fait vers i633, pour Balthasar Moretus, au prix de 24 florins (Voir n° 882).
Photographie : J os. Maes.
Phototypie: Jos. Maes (dans Max Rooses : Christophe P lantin, imprimeur Anversois).
io32. PLATON.
(Philosophe Grec, q3o-347 avant J. C.)
a figure est garnie d’une barbe vénérable et la tête de longs cheveux.
Une draperie blanche lui couvre le bas de la poitrine. Il a les yeux
fixés vers le ciel et paraît plongé dans une profonde méditation (1).
Le tableau fut fait pour Balthasar Moretus, entre 1612 et 1616, au prix
de 14 florins 8 sous (Voir notre n° 882).
Dans la vente veuve Verdussen (Anvers, 1777), il fut adjugé, avec le buste
de Sénèque mourant, à 260 florins ; dans la vente de Vinck de Wesel (Anvers,
1 8 1 3), pour 200 florins à Vinck du Bois; dans la vente du baron du Bois de
Vroylande (Bruxelles, 1828) pour i5o florins à Wellens. Enfin, il parut dans la
/ ( xi
vente Albert Fonson (Audenarde, 1820).
Gravure: V. S. (Histoire et Allégories profanes) 23, L. Vorsterman. Non
(1) Catalogue de la vente Albert Fonson. (Audenarde, 1820).
citée : G. Bisschop, copie du précédent. Ce portrait en buste, formant un pendant du Sénèque (notre n° 8i3) gravé par Vorsterman, est représenté dans une niche rustique qui se dessine en voûte au-dessus de la tête du personnage.
Erycius Puteanus.
Voorhelm Schneevoogt cite dans l’œuvre gravé de Rubens un portrait d’Erycius Puteanus (V. S. 270) par Pierre De Jode. Le portrait est vu de profil et entouré d’un encadrement allégorique. Il porte la date de 1614, mais pas de nom de peintre. Il n’y a pas de raison pour attribuer l’œuvre à Rubens.
io33. MARIE PYPELINCKX (La Mère de Rubens, i538-i6o8).
ans la mortuaire de Rubens, un portrait du père et un portrait de la
mère de l’artiste furent adjugés à Albert Rubens pour la somme de
80 florins. Ils appartenaient pour moitié aux enfants du premier lit de Rubens et avaient donc été faits avant le mois de juin ou de juillet 1626 (1).
La pinacothèque de Munich (n° 792) possède un portrait de femme âgée (Panneau. H. 47, L. 43), qu’on appelle, sans fondement sérieux, la mère de Rubens. Elle porte un tissu très léger sur la tête, un fichu blanc, une
robe noire avec un bord de fourrure. La peinture est faite d’un peu de blanc,
de rose, de gris bleuâtre, très largement, mais très habilement employés, par couches si minces qu’il n’y a guère qu’un frottis et qu’une esquisse.
Il est entièrement de la main de Rubens et date de i6i5 environ.
C’est une tête d’étude pour un personnage du Mariage de la Vierge (notre n° 142), la femme qui se trouve derrière la Vierge.
Une copie du tableau de la pinacothèque de Munich se trouvait dans la collection Fahne, au château Roland, quand un anonyme le lithographia.
Il en existe encore d’autres exemplaires dans les collections particulières.
(i) Item den voors. Joncker Albert Rubens syn oock, by gemeynen consente, aengeschadt. .. Twee contrefeytsels van synen grootvaeder ende grootmoeder Rubens, voor tachentich guldenen, de welcke gemeyn waeren, soo cornt hier voor de helft, gl. 40. Bulletin des Archives d Anvers. II. 87, 88.
Gravures : V. S. 134, Ch. Langlois ; i35, Schleich ; i36, Math. Ernst. Ce dernier portrait représente une autre vieille femme, autrement habillée, gravée d’après un tableau du musée de Mannheim.
Photographie : F. Hanfstaengl.
Jean Grusset Richardot
(Président du Conseil privé des Pays-Bas. 1540-1609).
Paris. Musée du Louvre, i5o.
Panneau. H. 110, L. 75.
Comme à plusieurs reprises, il s’est élevé des discussions pour savoir si le présent portrait appartient à Rubens ou à Van Dyck, nous croyons devoir le mentionner, quoiqu’à notre avis, il soit de la main de ce dernier.
Le personnage est représenté debout, tête nue, vu de face, portant barbe et moustaches, vêtu de noir, à moitié enveloppé d’un manteau garni de fourrure, tenant un livre de la main gauche et posant la droite sur l’épaule de son fils. Celui-ci, également vu de face, est habillé de satin blanc et a la main droite appuyée sur la hanche. Dans le fond, à gauche, un rideau et un mur ; à droite, une colonne et la campagne. On lit dans la partie supérieure du tableau : M . le président Richardot. Cette inscription, recouverte maintenant par un repeint est peu visible (1). Le ton de la figure principale et du col est doré, les ombres sont moelleuses ; la robe est d’un ton plus opaque ; la pelisse d’un brun marron. L’habit blanc de l’enfant est d’un ton ambré ; la lumière est chaude et rayonnante ; la main sur l’épaule du fils a les doigts en fuseau. Le fond est sombre, à l’exception du côté droit.
La coiffure du président est plus romantique que celles dont Rubens avait l’habitude de doter ses personnages à lui ; ses chairs n’ont jamais les tons dorés ; il n’emploie pas le brun marron qui se rencontre assez souvent chez Van Dyck. Le Martin Pepyn et le Duquesnoy de Van Dyck, au ton ambré, sont de la même époque et du même ton ; le groupement et la draperie élégante sont du dernier peintre et non de Rubens.
Notons qu’il est permis de douter si le personnage représenté est bien
(1) Catalogue du Louvre. P. 76.
fnmMfimmHfimrHilfrtjii
IgÉfe
sî'pipçii* mmtNw
pu i ■ -