KOCH
Gravé par G.
Pl. 314
Le tableau est évidemment fait immédiatement après son premier mariage, c’est-à-dire en 1609, et entièrement de sa main.
Lors du marouflage, on en a malheureusement enlevé une bande dans la partie supérieure, de façon que le chapeau entièrement visible et ne touchant nullement au cadre dans la gravure que Charles Hess fit du tableau en 1797, est maintenant coupé par le bout.
C’est de ce tableau qu’il est question dans les vers suivants que Dominicus Baudius adressa à Rubens le 11 Avril 1612 :
In effigiem celeberrimi pictoris Pétri Rubenii et uxoris ejits ab ipso expressam, cum naturce veritate certantem.
Principis os pictoris habes cum conjuge fida,
Cui par dulce jugum vix vêtus ordo tulit.
Æmulus ille manu naturam exæquat et arte,
Hæc ipsam formæ vincit honore Cyprin.
Cætera concordes, lis est hæc una duorum,
Officio atque fide quis potiora ferat (1).
Le tableau provient de la galerie électorale de Dusseldorf.
Il existe un dessin de Rubens, gravé par Paul Chenay lorsqu’il se trouvait dans la collection du comte Nils Bark, dessin où le peintre a représenté à la craie noire et rouge sa propre tête, telle qu’il l’a peinte dans le présent tableau.
Le même dessin a été reproduit par Demarteau l’ainé, d’après une copie faite par Watteau (V.' S. 73). Il a encore été gravé par C. Ploos van Amstel (V. S. 73bis).
Gravures : V. S. 86, Charles Hess. Non décrite : W. Flachenecker (lithographie). Les deux têtes ont été gravées par B. Weis ; la tète d’Isabelle Brant a été lithographiée par Deveria.
Photographie : Fr. Hanfstaengl.
Voir planche 1701.
(1) DOMINICI BauDII : Epistolœ. Amsterdam, !.. Elzevier. 1654. P. 425. La lettre, date'e du 11 avril 1612, se trouve parmi les lettres de 1611.
io5i. RUBENS ET HÉLÈNE FOURMENT