‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 29 sur 302 · L’APOTHÉOSE DU DUC DE BUCKINGHAM · texte numérisé non relu

L’APOTHÉOSE DU DUC DE BUCKINGHAM

(L’Apothéose de Guillaume le Taciturne).

Londres. National Gallery, 187.

Esquisse du tableau précédent. Panneau circulaire. 63.5 de diamètre.

a peinture est d’un ton chaud et paraît bien être de la main de Rubens et de sa dernière époque. Elle porte, erronément à notre avis, le titre de Y Apothéose de Guillaume le Taciturne.

Achetée pour la National Gallery en i8q3.

Photographies : A. Braun; Morelli.

Le pensionnaire Oldenbarneveld .

Londres. Buckingham Palace.

Toile. H. 164, L. 233.

Devant le lit d’un malade, deux personnages sont assis. L’un paraît être un médecin; il porte un bonnet orné d’une plume et, touchant de l’index d’une

(1) Waagen : Treasures. IV, 270.

main le pouce de l’autre, il semble faire une démonstration à son compagnon. Celui-ci, vêtue d’une fourrure, portant sur la tête une petite calotte, a l’une main sur la poitrine, l’autre sur le bras du fauteuil dans lequel il est assis. Audessus de sa tête, une couronne est soutenue par deux femmes, dont l’une porte un sablier sur la tête. Au chevet du lit, une servante tend un bassin, une autre pleure. Le médecin a les traits de Paracelsé. L’autre personnage, de figure vénérable, représente selon la tradition l’homme d’état hollandais Oldenbarneveld. Le sujet, évidemment allégorique, est inintelligible.

Cette pièce est attribuée à Rubens sans aucun fondement.

Gravure: V. S. 77, E. d’Alton, lithographie.

L’Histoire de Marie de Médicis (Voir nos 730 à 754).

L’Histoire de Henri IV (Voir nos 755 à 762).

La Glorification du roi Jacques I (Voir nos y63 à 771).

L’Entrée solennelle du Cardinal-infant Ferdinand (Voir nos 772 à 790).

Le grand Sultan et son Visir à cheval.

Au premier plan un prince musulman, coiffé d’un gros turban à plumes, portant au cou de son cheval un arc dans un étui, chevauche, accompagné d’une suite composée d’un écuyer à pied, de guerriers armés de lances, de courtisans à cheval et de personnages montés sur des chameaux. La pièce connue par la gravure de Soutman est faussement attribuée à Rubens. L’estampe porte au premier état : Adam Elshamer invent. Il est probable que Soutman a reproduit un dessin de Rubens, d’après Elsheimer, que possède le British Muséum.

Gravure : V. S. 76, P. Soutman.

Neptune offre l’empire de la mer à un prince décoré de la Toison d’or.

Sous ce titre, Voorhelm Schneevoogt mentionne une gravure portant l’inscription : P. -P. Rubens pinx. Jean de Meere f. et représentant Neptune, debout, une main appuyée sur une urne fluviale, tenant de l’autre son trident

que saisit un roi décoré de la Toison d’or. Celui-ci, d’un geste menaçant, lève de la main gauche son sceptre ; au-dessus de sa tête brille une étoile. A côté de lui, un personnage drapé à l’antique portant sur le bord de sa toge le mot Consus, aux pieds duquel un serpent se roule. Dans le fond, la mer sur laquelle voguent des navires. Le sujet parait être : le roi d’Espagne, encouragé par Consus, le dieu du bon conseil, arrache le sceptre de la mer des mains de Neptune. La composition ne nous semble pas être de Rubens.

Gravure: V. S. 68, Jean de Meere.

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