L. VlSSCHERYE
Secretarius.
Archives de la Cathédrale de St. Bavon à Gand, Série monumentale, carton i’, nos 17, 66 et 108. (Documents communiqués par M. le chanoine Lavant).
(1) Adi XXVIJen Septemb. anno XVIe ende virentwintich. Soo kenne Ick dese onderteeckent hebbende uutten name van Monsr Rubens ontfangen te hebben uut handen van Jaecqs de Witte rentmeester van myn Eerweerdichste heere den Biscop van Gendt de somme van seshondert guldens eens. ’T oirconden deser.
Summa VIe gulds.
Jean Brueghel.
Archives de l'Evêché de Gand , Section B. VII. Carton C, n° 17. (Document communiqué par M. le chanoine Lavaut, archiviste de l’Évêché.)
Il a été restauré en 1648 par Pierre Hais; en 1772, par Albert Fortain ; en 1862, par Donselaere. Il fut nettoyé en 1670 par Pierre Le Plat, en 1647 et en i663, par Philippe Bernaert (1).
Gravures : V. S. 14, F. Pilsen ; 1 5 , P. Spruyt. '
Voir planche 137.
3g6BIS. LA CONVERSION DE SAINT BAVON.
Londres. National Gallery, 57.
Panneau. H. 106. L. 167.
squisse faite pour le tableau précédent. Le fond est occupé par les bâtiments d’un monastère en forme de palais italien ; sur un balcon, à la hauteur de l’étage, se tiennent des spectateurs. Plusieurs ecclésiastiques, parmi lesquels on distingue deux évêques ou abbés, se trouvent sur le palier d’un escalier conduisant à l’entrée du couvent. L’un des prélats lève les mains en signe d’étonnement ; l’autre accueille avec empressement St. Bavon qui, vêtu de sa cuirasse et d’un manteau rouge, monte l’escalier. Un de ses servants se tient, à droite, au bas des degrés; un second, à gauche, distribue les biens du comte aux pauvres, qui sont assis ou agenouillés au premier plan. A l’extrême gauche, sur une espèce d’estrade élevée, se tiennent trois femmes dont l’une regarde le ciel avec une expression suppliante ; à droite, une nombreuse suite de guerriers à cheval et à pied.
L’esquisse diffère très sensiblement du tableau. Elle est en largeur ; elle a beaucoup plus de figures et elle est beaucoup plus théâtrale. Il nous semble que la composition définitive a beaucoup gagné à un groupement plus serré et à une action plus unie. L’évêque qui reçoit St. Bavon, l’intendant qui distribue les aumônes, la femme pauvre assise par terre et vue de dos, ainsi que deux des trois femmes debout à gauche ont été conservés dans le tableau.
C’est l’esquisse montrée en 1612 par Rubens à l’archiduc Albert. Le peintre dit dans la lettre que nous avons citée qu’il a montré un dessin colorié fait pour un tableau à volets. Nous savons par d’autres exemples : Y Erection de la Croix et le Saint Ildephonse , que Rubens exécutait pour ses triptyques
(1) KERVYN DE VOLKAERSBEKE : Les Eglises de Gand. I, 72.
des esquisses d’une pièce et divisait, quelquefois assez arbitrairement, l’action en trois parties entre le panneau central et les volets de l’œuvre définitive.
La ressemblance de cette composition avec celle des Miracles de St. Benoit saute aux yeux. Dans toutes les deux, on voit l’escalier à droite, les ecclésiastiques sur le palier supérieur, les seigneurs sur les degrés et au pied de la montée ; le groupe des souffrants au premier plan ; un autre groupe sur un palier, à mi-hauteur, à gauche.
La composition primitive du St. Bavon présente aussi des analogies frappantes avec celle de Y Erection de la Croix ; dans les deux conceptions, le panneau central contient l’action principale ; le volet de gauche est réservé à deux groupes de spectateurs, où l’élément féminin domine ; le volet de droite est occupé par des personnages, dont les deux principaux sont à cheval.
L’esquisse se trouvait en i8o5 au palais Carregga, à Gênes ; à cette époque, elle fut achetée par M. Irvine pour M. Buchanan. Elle fut léguée à la National Gallery, en i83i, par le Révérend W. H. Carr.
Dans la vente Febvre (Paris, 17 avril 1882), fut vendue une Conversion de St. Bavon , esquisse correspondant au tableau de Gand (Panneau, H. 68, L. 47), au prix de 3 100 fr., à de Beurnonville.
Dans la collection du chanoine Halmale se trouvait, en i65g, une Conversion de St. Bavon et un second épisode de la vie de ce saint. La première de ces pièces fut brisée, et la seconde détruite dans une émeute qui eut lieu, à Anvers, en septembre i65g (1).
3g7. LES MIRACLES DE SAINT BENOIT.
Galerie de S. M. le roi des Belges.
Toile. H. 157, L. 238.
a scène principale représentée dans le tableau est l’épisode suivant de la vie de St. Benoit. Totila, roi des Goths, ayant entendu raconter des choses merveilleuses du saint, voulut l’éprouver et lui envoya un de ses serviteurs, déguisé en roi et suivi d’une brillante escorte. Le saint reconnut la fraude et renvoya le faux prince, sans le recevoir.
A mi-hauteur du tableau, on voit l’entrée de l’abbaye du Mont-Cassin, à laquelle deux escaliers donnent accès. L’un se déploie à droite et aboutit
(1) PlNCHART : Archives des arts et des lettres II. 186.
Il a été restauré en 1648 par Pierre Hais; en 1772, par Albert Fortain ; en 1862, par Donselaere. Il fut nettoyé en 1670 par Pierre Le Plat, en 1647 et en i663, par Philippe Bernaert (1).
Gravures : V. S. 14, F. Pilsen ; 1 5 , P. Spruyt. '
Voir planche 137.
3g6BIS. LA CONVERSION DE SAINT BAVON.
Londres. National Gallery, 57.
Panneau. H. 106. L. 167.
Esquisse faite pour le tableau précédent. Le fond est occupé par les bâtiments d’un monastère en forme de palais italien ; sur un balcon, à la hauteur de l’étage, se tiennent des spectateurs. Plusieurs ecclésiastiques, parmi lesquels on distingue deux évêques ou abbés, se trouvent sur le palier d’un escalier conduisant à l’entrée du couvent. L’un des prélats lève les mains en signe d’étonnement ; l’autre accueille avec empressement St. Bavon qui, vêtu de sa cuirasse et d’un manteau rouge, monte l’escalier. Un de ses servants se tient, à droite, au bas des degrés; un second, à gauche, distribue les biens du comte aux pauvres, qui sont assis ou agenouillés au premier plan. A l’extrême gauche, sur une espèce d’estrade élevée, se tiennent trois femmes dont l’une regarde le ciel avec une expression suppliante ; à droite, une nombreuse suite de guerriers à cheval et à pied.
L’esquisse diffère très sensiblement du tableau. Elle est en largeur; elle a beaucoup plus de figures et elle est beaucoup plus théâtrale. Il nous semble que la composition définitive a beaucoup gagné à un groupement plus serré et à une action plus unie. L’évêque qui reçoit St. Bavon, l’intendant qui distribue les aumônes, la femme pauvre assise par terre et vue de dos, ainsi que deux des trois femmes debout à gauche ont été conservés dans le tableau.
C’est l’esquisse montrée en 1612 par Rubens à l’archiduc Albert. Le peintre dit dans la lettre que nous avons citée qu’il a montré un dessin colorié fait pour un tableau à volets. Nous savons par d’autres exemples : Y Erection de la Croix et le Saint Ildephonse , que Rubens exécutait pour ses triptyques
(1) Kervyn de Volkaersbeke : Les Eglises de Gand. I, 72.
des esquisses d’une pièce et divisait, quelquefois assez arbitrairement, l’action en trois parties entre le panneau central et les volets de l’œuvre définitive.
La ressemblance de cette composition avec celle des Miracles de St. Benoit saute aux yeux. Dans toutes les deux, on voit l’escalier à droite, les ecclésiastiques sur le palier supérieur, les seigneurs sur les degrés et au pied de la montée ; le groupe des souffrants au premier plan ; un autre groupe sur un palier, à mi-hauteur, à gauche.
La composition primitive du St. Bavon présente aussi des analogies frappantes avec celle de l'Érection de la Croix ; dans les deux conceptions, le panneau central contient l’action principale ; le volet de gauche est réservé à deux groupes de spectateurs, où l’élément féminin domine ; le volet de droite est occupé par des personnages, dont les deux principaux sont à cheval.
L’esquisse se trouvait en i8o5 au palais Carregga, à Gênes ; à cette époque, elle fut achetée par M. Irvine pour M. Buchanan. Elle fut léguée à la National Gallery, en i83i, par le Révérend W. H. Carr.
Dans la vente Febvre (Paris, 17 avril 1882), fut vendue une Conversion de St. Bavon , esquisse correspondant au tableau de Gand (Panneau, H. 68, L. 47), au prix de 3 100 fr. , à de Beurnonville.
Dans la collection du chanoine Halmale se trouvait, en i65g, une Conversion de St. Bavon et un second épisode de la vie de ce saint. La première de ces pièces fut brisée, et la seconde détruite dans une émeute qui eut lieu, à Anvers, en septembre i65g (1).