‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 3)Chapitre 2 sur 249 · LE BOURREAU REMET LA TÊTE DE ST. JEAN BAPTISTE · texte numérisé non relu

LE BOURREAU REMET LA TÊTE DE ST. JEAN BAPTISTE

A S A LOMÉ.

Gravé par SCHELTE A BOLSWERT.

Pl. 82

le légua, avec deux autres tableaux, au musée de sa ville natale, où il vint prendre place vers la fin de l’année 1876 (1).

Le musée du Louvre possède un dessin de cette composition, exécuté probablement par Lucas Vorsterman, pour lui servir de modèle à une gravure. Ce projet ne se réalisa pas ; aucune estampe n’a été faite, du temps de Rubens, d’après le présent tableau. Il y a des différences entre la composition du dessin et celle de la peinture. La principale est que le premier contient un jeune homme assis et s’appuyant contre l’arbre du milieu : cette figure manque dans le tableau ; dans le dessin, il n’y a qu’un arbre près de St. Jean ; le geste du Saint et les figures des femmes à l’arrière-plan, présentent également des différences notables.

Sur le dessin sont tracés des carrés qui devaient servir de points de repère au graveur. L’arbre, dans le fond, a été restauré postérieurement à cette division en carrés.

Ce dessin a été photographié par Ad. Braun et gravé dans la Gazette des Beaux-Arts (XXII, 3og).

Le tableau a été gravé au trait par Ch. Onghena.

Le Baptême du Christ.

Revers d’un des volets du triptyque de l’église St. Jean, à Malines. (Voir n° 166.)

La Tentation dans le Désert.

Sujet d’un plafond de l’ancienne église des Jésuites, à Anvers. (Voir n° 6.)

La Vocation de St. Mathieu.

Douai. Musée, 332.

Panneau. H. 49, L. 63.

A gauche de la composition, trois hommes sont assis à une table ; le premier, au front dénudé, a des lunettes sur le nez et écrit dans un livre ;

(1) Notice sur le grand tableau de P. -P. Rubens, Baptême de Jésus-Christ par St. Jean. Brochure in-40, de 6 pages de texte, sans date, avec une gravure au trait de Ch. Onghena. — La Fédération artistique. Anvers, Vendredi, 22 décembre 1S76.

le second, St. Mathieu, vêtu d’une pelisse et la tête couverte d’un turban, se tourne vers le Christ, en se désignant lui-même de la main, comme pour dire: « Est-ce moi que vous appelez? Le troisième, un paysan qui vient de payer le tribut, regarde également le Christ et d’un geste méfiant recouvre de la main un tas de pièces d’argent déposées sur la table. Le Christ parait dans l’embrasure de la porte, à droite de la composition ; il étend la main en s’adressant à l’homme vêtu d’une pelisse ; un apôtre se tient à côté de lui.

C’est une peinture largement brossée, en manière d’esquisse, faisant assez bon effet.

Le catalogue de Douai la mentionne avec la réserve justifiée « Attribué à Rubens. »

Le tableau fut adjugé à 2Ôo florins dans la vente Cuypers de Rymenam, qui eut lieu à Bruxelles, le 27 avril 1802. Smith le signale, en 1842, dans la collection du baron Nagel van Ampden, à La Haye (1). Il fut légué au musée de Douai par M. Enée Escallier, mort le 24 février 1857 (2).

En 1881, nous en avons vu une répétition, à Anvers, chez un marchand de tableaux.

Gravures : V. S. 148, R. Brookshaw ; 149, Anonyme.

La gravure de Brookshaw porte l’inscription suivante : - P. -P. Rubens pinxit. Gravé d’après le tableau original, qui est au cabinet de M. le comte de Cuyper et de Rymenam à Bruxelles. R. Brookshaw fecit 1780. »

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