LE CHRIST COURONNÉ D’ÉPINES
Gravé par P. DANNOOT.
Pl. g4.
Après la réclamation de la donatrice, les deux petits tableaux furent replacés, non pas sur l’autel où l’on pouvait à peine les voir, mais aux piliers de la chapelle. C’est là que J. B. Descamps les vit encore en 1768. En 1794, le tableau fut enlevé par les commissaires de la république française. Le grand panneau orna d’abord le musée impérial de Paris ; le 9 janvier i8i3, il fut cédé par échange au musée de Milan. Les deux prédelles furent données au musée de Dijon.
Gravures (La Cène): V. S. 220, B. a Bolswert ; 221, L. Ragot; 222, Anonyme (Sold by J. Simon); 223, Surugue ; 224, Jeremias Wolff ; 225, P. De Vaulx (en neuf feuilles) ; 226, Anonyme (Corn. Dankertz exc.) ; 227, Anonyme (Corn. Dankerts exc.) ; 229, Anonyme (frères Poilly exc.) ; 23o, composition coupée au-dessus de la tête des apôtres, Anonyme (P. Landry exc.). Plusieurs vignettes non décrites sont gravées d’après l’estampe de Boëce a Bolswert.
Cette dernière présente certaines différences avec le tableau. Dans l’estampe St. Pierre et St. Jean, assis a côté du Christ ont permuté de place, ou plutôt la tête de l’un de ces apôtres a été placée sur les épaules de l’autre. Ce changement a probablement été imaginé par Rubens pour conserver à St. Pierre sa position à la droite du Christ. L’estampe représentant les personnages en sens inverse du tableau, St. Pierre se serait trouvé à la gauche du Sauveur. La gravure est proportionnellement plus en hauteur que le tableau ; d’autres variantes minimes se remarquent.
Photographie : Anonyme.
door den vermaerden Rubens ende dat ick bevinde, dat die voors. twee dyne schilderyckens, gestaen hebbende inden voet vanden selven outhaer, aldaer niet meer syn staende, soo ist dat ick biede aenden exécuteur van mynen testamente mitsgaders aen Proviseurs van voors. cappelle vant hoochwaerdich h. Sacrament datte selve twee schilderyckens inde voors. cappelle op eene eerlycke plaetse wederom herstelt worden en daer blyven, oft ander sints begeere dat de selve twee schilderyckens ten meeste pryse deur mynen exécuteur met onderstaen vande voors. proviseurs terstont verkocht sullen worden, ende dat men mette penninghe daer van procederende sal coopen een erfelycke renthe, en met het jaerlyc innekomen onderhouden worden het musiek inde voors. cappelle vant hoogw. h. Sacrament geschiedende.
Gedaen te Mechelen den 25 july anno 1657.
ARCHIVES de L’ÉGLISE MÉTROPOLITAINE, A MALINES. Registres de la confrérie du Très Saint Sacrement. Le texte de ce codicille nous a été' communiqué également par M. le chanoine de Coster. Il a été publié avec des variantes par E. NEEFFS : L'Œuvre de P. -P. Rubens à Malines, p. 8.
Voorhelm Schneevoogt cite encore, sous le n° 228, une Cène d’une autre composition, par un anonyme. Cette pièce porte la fausse inscription Rubens pincx. Il n’y a de Rubens que le fond de la salle, empruntée à une composition, faite par le maître pour la Cène du missel plantinien.
(L’entrée à Jérusalem) V. S. 216, P. Spruyt (Inscription : P. -P. Rubens pinxit in Ecclesia St. Romualdi Metropolita Mechliniæ Sacelli S. Sacram.).
(Le Lavement des pieds) V. S. 217, A. Lommelin ; 218, Wm Baillie, 1787 (d’après un dessin de P. Tassaert, fait en 1764) ; 21g, P. Spruyt (Inscription : P. -P. Rubens pinxit in Ecclesia St. Romualde Mecheliniæ sacellum S. Sacramentum).
La gravure de Lommelin a considérablement agrandi dans le haut la composition rubénienne et l’a transformée en une composition en hauteur. Toute l’architecture de la salle est changée. Tassaert a dessiné la scène dans ses proportions réelles, mais il a emprunté à Lommelin le fond de la salle. Aucune de ces deux estampes n’a la crédence avec le livre entre les deux chandelles. Spruyt est le seul qui ait exactement rendu la composition.
La Cène.
Dessin de Rubens d’après Léonard da Vinci (Voir Dessins .)
Gravures: V. S. 23i, P. Soutman ; 232, André van Rymsdyk ; 233, H. Hind Quiter.
La Cène.
Sujet d’un des plafonds de l’église des Jésuites, à Anvers. (Voir n° 8.)