‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 3)Chapitre 37 sur 249 · LE CHRIST AU JARDIN DES OLIVES · texte numérisé non relu

LE CHRIST AU JARDIN DES OLIVES

e Christ est agenouillé sur un tertre peu élevé, une main posée sur la poitrine, l’autre légèrement écartée du corps, la figure empreinte d’une expression d’angoisse poignante. Il dirige les yeux vers le calice qu’un ange debout devant lui élève au-dessus de la tète. A la droite du Christ, trois apôtres se sont endormis sur le sol ; dans le lointain, on voit entrer par la porte du jardin les hommes armés conduits par Judas. Un groupe d’arbres, derrière lequel la lune se lève, s’aperçoit sur la colline qui

monte à l’arrière-plan. Sur le calice tenu par l’ange tombent les rayons brillants d’une clarté céleste.

Gravures : V. S. 234 et 242, Petrus de Bailliu (Dédicace : Amplissimo ac Reverendo Adm Domino D. Jacobo Roose Protonot. Aplico Cathedralis Ecclesiæ S. Bavonis Præposito et Canonico etc. DD. humilis cliens Frcus vanden Wyngaerde) ; 235, Anonyme (Gaspar Huberti exc.) ; 236, C. H. Hodges ;

237, A. Melar ; 238, Ant. Coget ; 23g, C. Galle.

Cette dernière planche présente des différences avec les précédentes. Le calice n’est pas tenu par l’ange, mais se trouve posé sur les nuages. Il est surmonté d’une croix. Sur le devant, le paysage diffère. Sur les côtés, la composition est écourtée, de façon qu’on n’aperçoit que deux apôtres endormis.

Voorhelm Schneevoogt (240) signale un autre Christ au jardin des Olives gravé par Crispin de Pas, le fils. Il y a des épreuves portant l’inscription Crisp. de Pas inv. et ex. L’iconographe de Rubens croit que le nom de Crisp. de Pas a été substitué à celui de Rubens. Le contraire est plus probable et cette probabilité rend la pièce très suspecte.

Le même auteur (241) mentionne encore un Christ au jardin des Olives gravé par Schelte a Bolswert. Cette estampe représente le Christ de profil. Dans le haut à droite, un ange dont on ne voit que la tète et les bras présente le calice ; au-dessous apparaissent deux groupes de gens dansant et buvant. La planche ne porte pas le nom de Rubens, et pour cause. Elle ne figure à aucun titre dans l’œuvre du maître.

Dans la vente J. H. Molkenboer (Amsterdam, 17 octobre i825), parut un dessin représentant Jésus au jardin des Olives consolé par l’ange. Il fut adjugé à Jolies pour la somme de 73 florins.

Voir planche 92.

L’emprisonnement du Christ.

Une composition gravée en manière noire par F. C. Bierweiler et représentant Y Emprisonnement du Christ est faussement attribuée par le graveur à Rubens.

Le Christ devant Cdiphe.

Voorhelm Schneevoogt (n° 243) attribue à Rubens la composition d’une estampe sans nom de peintre ni de graveur, publiée par Gaspar Huberti et

représentant Jésus-Christ devant Caïphe. La scène se passe dans l’intérieur d’un temple et représente le moment où le grand prêtre s’écrie : « Qu’avons-nous encore besoin d’autres témoignages ! Vous venez d’entendre son blasphème ; que vous en semble-t-il ? » et où les ennemis du Christ répondent : « Il a mérité la mort. » Les spectateurs tirent le Sauveur par les cheveux et un soldat le frappe au visage. Sur un des côtés, St. Pierre renie son maître.

L’absenCe du nom de Rubens sur l’estampe rend l’attribution fort suspecte.

Gravure : V. S. 243, Anonyme (Gasp. Huberti exc.).

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