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Frontispice de OPERA S. DIONYSII AREOPAGITÆ.
Gravé par CORNEILLE GALLE, le père.
Pl. 364
1242. Frontispice de La Magdeleine de F. Rémi de Beauvais Capucin de la province des Pais-Bas. A Tournay chez Charles Martin, 1617. In-8°.
Le titre se trouve écrit sur un rocher formant le fond d’une estampe, dont le sujet principal est l’apparition de Jésus-Christ, sous la forme d’un jardinier, tenant sa bêche, à la Madeleine, tenant un vase à parfums. Derrière ces figures sont deux palmiers qui rejoignent leurs branches et servent de siège à deux enfants qui soutiennent l’écusson des armes de Marie de Longueval, à qui le livre est dédié. Dans les coins supérieurs, à gauche, un pélican nourrissant ses jeunes, avec l’inscription: Jusques au sang ; à droite, un phénix s’élevant des flammes avec les mots: Tousjours unique. Dans le bas, l’adresse entre deux M couronnés. La planche ne porte pas de nom. Nous croyons pouvoir toutefois l’attribuer à Rubens. La composition est anologue à d’autres planches, à celle, par exemple, de Aedo et Gallart, le Voyage du prince don Fernande , et à celle de Thomas a Jesu de Contemplatione divina. L’exécution en outre est bien dans la manière du maître.
Gravure: V. S. 42, Anonyme (dans la manière de Jean Collaert).
Frontispice de Biceus (Jacobus), N umismata imper atorum romanorum aurea argentea a C. Julio Ccesare usque ad V dlentinianum Aug . Antverpiæ, 1617. In-folio. (Voir Goltzius, notre n° 1270).
1243. Frontispice de Imperatorum Romanorum Numismata aurea a Julio Ccesare ad Heraclium continua sérié collecta et ex archetypis expressa. Industria et manu Jacobi de Bie. Accedit brevis et Historien eorundem explicatio. Antverpiæ, Typis Gerardi Wolsschatii et Henrici Aertsii. M.DC.XV In-40.
Le titre est inscrit sur un écusson ovale, entouré d’une guirlande de feuilles. Le génie de la Monnaie s’appuie sur cet écusson du bras gauche, qui tient une corne d’abondance. De la main droite, elle soulève une balance, dans laquelle elle pèse des monnaies. A côté d’elle, l’enclume, le marteau, les tenailles du monnayeur. Derrière elle, une niche. A droite, un chapiteau et un fût de colonne brisée.
La planche ne porte ni nom de dessinateur ni nom de graveur. Elle fut faite d’après le dessin de Rubens, probablement par Jacques De Bie. C’est ce que nous apprend la correspondance de ce graveur et éditeur avec Nicolas
Rockox. Ce dernier écrit, le 3 janvier 1611 : « Je vous envoyé icy ce que
Monsr Rubens at conceu touchant le frontispice de vostre livre, ce qui me plaist fort ; en cas que le trouvez bon, il le mettrat au net. C’est la déesse Moneta. « Le 22 janvier suivant : « J’ay aussy délivré à Monsieur Rubens le
frontispice de la Moneta pour le mettre à net. « Le 26 février de la même
année, il lui écrit encore: « Je vous envoyé icy ce que Monsieur Rubens at désigné pour le premier feullet de vostre livre, vous pourez adviser si le laisserez tailler à Cornille Galle, ou si le ferez vous mesmes ; en quel cas, il vous faudrat bien considérer ce qu’il at escript du costet de la figure, à prendre quelque belle teste de Rome en la bague hors des fastes de Goltzius. La
figure est du tout à l’antique jusques aux pieds (1). «
Comme la gravure n’est évidemment pas faite par Corneille Galle, il faut l’attribuer à Jacques De Bie.
Le même frontispice servit à la seconde édition de l’ouvrage publiée par Pierre et Jean Bellerus, à Anvers, en 1627. On remplaça, dans le titre, les mots, à partir de collecta , par « collecta et édita ex Musæo Excellmi Principis Caroli Croyi Ducis Arschotani etc. Industria et manu Jacobi de Bie in æs incisa: et a Joanne Hemelario Canonico Cath. Eccl. Antverp. brevi et Historico Commentario explicata. Antverpiæ, Apud Petrum et Joannem Belleros. A0 M.DC.XXVII.
Gravure: V. S. 32, Anonyme (Jac. de Bie).
Voir planche 356.
1244. Frontispice de Biblia sacra cum glossa ordinaria. Duaci, Balth. Bellerus
suis et Joannis Keerbergii Antverpiani Sumptibus. Anno 1617. In-folio.
Le titre est inscrit sur le devant d’un piédestal qui s’élève sur un soubassement. A gauche du piédestal, un stèle, figurant un prêtre de PAncienne Loi, supporte un médaillon dans lequel sont inscrits deux triangles qui se coupent, les noms de six livres de la Bible et le nom de Jéhovah ; trois têtes de séraphins entourent ce médaillon. Au pied du stèle, les tables de la Loi, un encensoir, trois volumes, sur lesquels est posée la coiffure en forme de croissant du grand prêtre. Le stèle de droite figure la Nouvelle Loi: une femme
(1) Lettres de Nicolas Rockox dans la Correspondance de Jacques de Bie, conservée à la Bibliothèque royale de Bruxelles, Section des Manuscrits.
portant les habits des prêtres catholiques, tenant d’une main les clefs de St. Pierre et le crucifix, soutient de l’autre un médaillon, dans lequel est inscrit le nom de Jésus et qui est entouré des attributs des quatre évangélistes. Au-dessus du piédestal, dans une niche, la Théologie est debout, tenant un flambeau de chaque main, ayant à côté d’elle une roue, des livres et deux lampes. Au-dessus de sa tête plane le St. Esprit. L’adresse de l’imprimeur est inscrite dans un cartouche flanqué de deux têtes de bouc, entouré de deux cornes d’abondance et surmonté d’une tête d’ange, fixée sur deux trompettes qui s’entrecroisent. Ce cartouche orne le devant du soubassement.
La planche porte les inscriptions : Pet. Paul Rubenius invent. Joan Collaert scalp sit.
La même plaque servit à imprimer le frontispice de la Bible en six volumes publiée par Jean Meursius à Anvers, en i63q. Le titre et l’adresse furent seuls effacés et remplacés.
Gravure: V. S. 6, Jean Collaert.
Voir planche 357.
I2q5. Lrontispice de Jacobi Bidermani e Soc. Jèsu Herown epistolae , Epigrammata et Herodias. Antverpiæ ex Ofhcina Plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC.XXXIV. In-24.
Sur la face antérieure d’un autel antique, flanqué de deux têtes d’anges et reposant sur deux griffes de lions, une lyre est debout, entourée d’une couronne de lierre. A côté de la lyre, sur l’autel, un plateau et une buire, dont les anciens se servaient dans les sacrifices. Comme Rubens l’indique par une inscription sur le dessin original, l’autel, le plateau et la buire figurent la Piété, la Religion et les choses sacrées. La lyre et la couronne de lierre symbolisent la Poésie.
Comme les autres dessins in-240, celui-ci fut payé à Rubens, par Balthasar Moretus, 5 florins (Voir n° 882).
Le musée Plantin-Moretus (Salle III, n° 29) a conservé le dessin original, fait à la plume (H. 16, L. 10, 5). Il porte de la main de Rubens l’inscription suivante : « Ara, Patera et Simpulum Pietatem, Religionem et Sacra indicant, Lira et Hederacea Corona Poesim. «
Le 20 janvier 1634, Balthasar Moretus annota dans son registre des ouvriers: « a Carolo Mallerie pro titulo Bidermanni 3 fl. «
Gravure non citée, Charles Mallery.
1246. Frontispice de Venerabilis patris D. Ludovici Blosii Monasterii Laetiensis
ordinis S. Benedicti in Hannonia abbatis opéra , cura et studio R. D. Antonii
de Winghe abbatis et Monachorum ejusdem Monasterii aucta, ornata , illnstrata.
Antverpiæ, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC. XXXII.
In-folio.
Le titre est écrit sur deux pages d’un livre ouvert, tenu par quatre femmes, personnifiant les quatre vertus monachiques, la Contemplation, la Mansuétude, l’Humilité et la Mortification. L’auteur du livre, agenouillé sur le côté, présente son ouvrage au Christ et à sa mère, assis dans les nuages. A côté d’eux voltigent sept angelets, portant divers attributs qui font allusion aux titres des divers livres de l’ouvrage. C’est l’auteur lui-même qui donne cette explication du frontispice dans la dédicace de son livre (1). Les allégories des vertus monastiques rappellent les divers écrits dans lesquels Blosius formula les devoirs de la vie claustrale, spécialement son Instructio Vitce Asceticœ. La présence du Christ et de la Vierge est justifiée par la dévotion spéciale que Blosius avait vouée à Marie et à son fils.
La planche n’est pas signée. Elle fut gravée par Corneille Galle, en i63i. Le 12 août de cette année, Balthasar Moretus paya à Théodore Galle la somme de g5 florins pour la gravure et le cuivre (2).
Le frontispice ne porte pas le nom de Rubens. Il est cependant bien du maître. Selon le compte de Balthasar Moretus, cité dans notre n° 882, il lui fut payé 20 florins. Nous avons un second témoignage formel concernant l’exactitude de l’attribution. Balthasar Moretus ayant envoyé un projet du frontispice à l’abbé Antoine de Winghe, l’éditeur de l’ouvrage, celui-ci, dans une lettre qui ne nous a pas été conservée, critiqua la place qu’occupe la Vierge dans la composition. Balthasar Moretus lui répondit, le 11 septembre i63i : « L’erreur
(1) D. O. M. Homini-Deo virginis filio Virgini Hominis-Dei matri volumen lucubrationum suarum dictatum, ditatum, dotatum, donatum a quadriga virtutum devota mysticæ theologiæ contemplatione benevola morum mansuetudine submissa animi humilitate discreta corporis mortificatione gloriæ Dei animarum bono pietati instruendæ fidei adstruendæ suavis et amabilis bonæ voluntatis auctor fautorq. Ludovicus Blosius abbas Laetiensis applaudentibus et alludentibus ad librorum titulos etinsignia sanctis angelis AOüOAOriKflS KAI ENAOAOriKfîH offert, dicat, consecrat.
(2) Anno 1 63 1 , den 12 Augusto. Cornelis gesneden tytel in folio van Blosius met cooper, g5. (Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes des Galle).
| ROMATSTÆ
| G IL ÆC Æ, C
ANTIQVITATIS
MOTSTVMETSTTA, '
ErPRISCIS 'NVMISMATIBVS
PER HVBERTVM GOLTZIV\| HERBIPOLITAM VEM,OOTAWM,1 CIYEM ROMAEVM.
; Operis Seriem, ad LecTorem | Frœfâtw indicahtt.
Frontispice des Œuvres de HUBERT GOLTZIUS.
Gravé par CORNEILLE GALLE, le père.
Pl. 365
que vous trouvez à reprendre dans le frontispice n’a pas été commise par le graveur Galle, mais par le peintre Rubens ; or, celui-ci n’avouera pas qu’il s’est trompé, mais soutiendra qu’il a bien réfléchi et a eu raison de faire le dessin tel qu’il l’a fait, et de placer Jésus-Christ dans la partie supérieure, quoique sa mère soit à sa droite. En effet, l’Écriture dit : la Reine se tenant à sa droite (i). »
Le dessin original, à la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc (H. 3o, L. 20.6), se trouve dans la collection Malcolm (n° 583 du catalogue). Elle provient de la vente Mariette (n° ioi du catalogue) ; de la vente van Maarseveen (Amsterdam, 1793) et de la vente Lawrence (Londres, i836-i838).
Gravure: V. S. 7, Anonyme (Corneille Galle, le père). Le cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, à Paris, possède une épreuve de la gravure sans le titre. Le cuivre de la planche se conserve au musée Plantin- Moretus (Salle XIX, n° 54) et a été utilisé dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour l' imprimerie plantinienne. Anvers, Imprimerie plantinienne, 1877.
Frontispice de Jacobus Bonfrerius, Pentateuchus Moysis commentario illustratus.
Antverpiæ. Ex officina plantiniana, Apud Balthasarem Moretum et Viduam
Joannis Moreti et Jo. Meursium. M.DC.XXV. In-folio.
Basan et Voorhelm Schneevoogt attribuent le dessin de ce frontispice à Rubens, sans aucun fondement. Le titre est entouré de onze médaillons, représentant des sujets empruntés au Pentateuque.
L’estampe est gravée par Théodore Galle, à qui Balthasar Moretus la paya 75 florins, le 27 août 1025 (2).
Gravure: V. S. Anonyme (Théodore Galle).
(1) Errorem quem (Reverentia Vestra) in imagine frontispicii reprehendit, non sculptor Galleus, sed pictor Rubenius commisit : at hic haud fatebitur errorem, sed certa ratione et judicio sic pinxisse: Jesum Christum sublimiori loco apparere, etsi Deipara a dextris ejus, juxta sacræ Scripturæ legem : Adstitit Regina a dextris ejus (Lettre de Balthasar Moretus à Antoine de Winghe du 11 septembre 1 63 1 . Archives du musée Plantin-Moretus. Lettres latines de 1628 à 1 63 3 , p. 218).
(2) A0 1625, den 27 Augusti gesneden den ty tel in folio pentateucum Bonfrer. fl. 75. (Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes des Galle, fol. 62 r°).
1247- Frontispice de R. P. Oliveri Bonarti Societ. Jesu Theologi in Ecclesiasticum
commentantes. Antverpiæ, apud Joannem Meursium. Anno M.DC. XXXIV
In-folio.
Dans le haut de la planche, la Sagesse siège sur les nuages, dans une niche, ornée sur le devant de colonnes torses. Une auréole de rayons tortueux entoure sa tête. Elle tient un livre ouvert qu’un homme agenouillé (l’auteur, Jésus, fils de Syrach) soutient d’une main, tandis qu’il élève l’autre. Sur les côtés, deux anges portent également le livre. Sur l’une des pages, on lit le titre de l’ouvrage, sur l’autre les mots: Ego in altissimis habitavi et Thronus meus in columna nubis etc. Ecclesiastici cap. XXIV. A droite, une colonnade; à gauche, dans le haut, le ciel étoilé; plus bas, de gros nuages d’où s’échappent la foudre, la pluie- et la grêle; 'tout en bas, six hommes et femmes, qui, dans une grotte obscure, sous la terre, lèvent les yeux et les mains vers la Sagesse. Dans le fond, le paysage du paradis terrestre, avec les quatre fleuves découlant d’une source commune.
La figure de la Sagesse trônant dans les nuages et la colonnade à droite sont expliqués par les mots que l’on lit sur l’une des pages du livre ouvert. La lumière qui jaillit d’elle et la nuée d’où sort l’orage se retrouvent dans le verset 6 du Chapitre XXIV : « C’est moi qui ai fait naitre dans le ciel une lumière qui ne s’éteindra jamais et qui ai couvert toute la terre comme d’un nuage. « Le paradis et les hommes qui implorent la Sagesse trouvent probablement leur explication dans ces autres versets du Chapitre XXIV de l’Ecclesiastique : « V. 40. Je suis la Sagesse qui ai fait couler des fleuves de moi, * et: « V. q5. Je pénétrerai jusqu’au plus profond de la terre, je lancerai mes regards sur tous ceux qui dorment et j’éclairerai tous ceux qui espèrent dans le Seigneur. «
La gravure est signée: Pet. Paul Rubenius invent. Corn. Galle sculp.
Le dessin original se trouve dans l’Albertine à Vienne n° qi3. Il est fait à la plume, relevé de blanc, de gris et de noir (H. 32.3, L. 19.6). Il provient de la vente Ploos van Amstel (Catalogue T. 1. P. 262, n° igôo). Mariette (Abecedario V. 140) dit que Hecquet l’a possédé.
Gravure: V. S. 8, Corneille Galle.
Photographie du dessin original : Cari Haack.
Frontispice de Las Obras en verso de Don Francisco de Borja, Principe de Esquilache.
Amberes en la emprenta Plantiniana de Balthasar Moreto M.DC.LXIII.
(Voir Mascardus).
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