‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 27 sur 284 · I>T A7J D VM III · texte numérisé non relu

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Frontispice de HUBERTUS GOLTZIUS, Icônes Imperatorum Romanorum.

Gravé par CORNEILLE GALLE, le père

Pl. 366

1248. Frontispice de Jacobus Bosius, Crux triumphans et gloriosa. Antverpiæ,

ex Officina Plantiniana, Apud Balthasarem et Joannem Moretos. M.DC.XVII

In-folio.

Le titre est inscrit sur un piédestal demi-circulaire, sur lequel le Christ est debout, tenant d’une main la croix, de l’autre la montrant. A ses pieds sont assises, sur le piédestal, deux femmes, personnifiant, celle de gauche, la Foi religieuse, celle de droite, l’Amour divin. Au-dessus de la première brille le monogramme du labarum; au-dessus de la seconde, le T symbolique, rappelant la forme de la Croix et la marque qui, selon le prophète, devait sauver de la mort tous ceux qui la portaient au front. Sur le soubassement du piédestal, le globe terrestre se trouve à gauche ; la tiare et les clefs de St. Pierre, à droite. L’adresse est inscrite sur un cartouche fixé sur le devant du soubassement. La planche est signée : Pet. Paul Rubenius invenit. Corn. Galleus sculpsit.

Le dessin fut payé 20 florins à Rubens par Balthasar Moretus (Voir notre n° 882).

Il passa dans la vente Tersmitten (Amsterdam, 1754, n° 43g) et dans la vente Muilman (Amsterdam, 1773, n° 572). Le catalogue de cette dernière vente le décrit comme très beau, fait à la plume, lavé à l’encre de Chine (haut de 12 1/2, large de 8 pouces). Il fut adjugé pour 10 florins à Yver.

La gravure fut faite par Corneille Galle le père et payé y 5 florins par Balthasar Moretus à Théodore Galle (1).

Gravure: V. S. 18, Corn. Galle, le père. Le cuivre de la planche se conserve au musée Plantin-Moretus (Salle XIX, n° 55) et a été utilisé dans les Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour l’imprimerie plantinienne.

Voir planche 35g.

Frontispice de Veritas et sublimis Excellentia verbi incarnati Jesu Christi D. N.

Auctore P. Francisco Bourgoini Parisino Congregationis Oratorii.

Basan mentionne ce frontispice dans l’œuvre de Rubens comme très douteux, c’est-à-dire apocryphe.

Gravure: V. S. 73, Anonyme.

(1) A0 1616 van den 5 october tôt den 29 meij A0 1617. Gesneden tytel de cruce Bosius in folio naer rubbens met cooper 75 gui.

(Archives du musée Plantin-Moretus, Comptes des Galle, fol. 53 v°).

1249- Frontispice de Jean Boyvin, Le Siège de la ville de Dole capitale de la Franche-Comté et son heureuse délivrance: Descrits par M . Jean Boyvin, Conseiller de Sa Majest en son Souverain Parlement à Dole. A Anvers, en l’imprimerie plantinienne de Balthasar Moretus. M.DC. XXXVIII. In-40.

Le titre est inscrit sur un socle sémi-circulaire, faisant saillie sur un soubassement. Celui-ci sert de piédestal à un groupe, composé d’une femme casquée, représentant la ville de Dole, agenouillée devant Philippe IV, lui offrant d’une main une couronne obsidionale et appuyant l’autre sur l’écusson des armoiries de la ville. Derrière elle, un génie, accompagné d’un chien, tient d’une main une enseigne, surmontée de deux mains entrelacées entourées d’une couronne, sous laquelle on lit le mot Fides-, de l’autre main, elle tient une corne d’abondance, symbolisant le bien-être découlant de la Fidélité au roi. Philippe IV est assis à droite, vêtu d’un manteau royal, coiffé de la couronne, tenant le bâton du commandement d'une main et acceptant de l’autre la couronne obsidionale. A côté du titre, Sur le devant du piédestal, on voit, à droite, la balance de la Justice et diverses armes avec les mots Justitia et Armis, la devise de la ville de Dole; à gauche, les armes de l’Espagne. L’adresse se trouve sous le piédestal. La planche est signée C. Galle f. Le nom du dessinateur manque.

Le dessin fut fait par Érasme Quellin ; il est conservé au musée Plantin- Moretus (Salle II, n° 40) ; il est au lavis (H. 19, L. 13.4). Il fut payé à Érasme Quellin la somme de i5 florins, le 9 mars i638 (1).

Cependant Rubens y collabora, ne fut ce que par ses conseils ; ce n’est donc pas sans raison que l’on inscrit la planche dans son iconographie et que nous l’y maintenons. Cette participation ressort de la correspondance de Balthasar Moretus avec Philippe Chifflet, qui revoyait les épreuves du livre de son compatriote Jean Boyvin. Le 17 janvier i638, Chifflet écrit de Bruxelles à Moretus, en parlant de l’édition plantinienne du Siège de Dole ; « Un frontispice de Monsieur Rubens l’orneroit grandement. » Moretus lui répond, le premier février i638 : « J’ay parlé à Monsr Rubbens pour le frontispice. Il désire que V. R. luy donne le suject. Il dit qu’il faudrait mettre au frontispice Coronam obsidionalem : sed cui deferenda sit, hæret. » Le même jour, Chifflet écrit: « Quand au Frontispice ce que je vous en puis dire est, qu’il sera de bonne

(1) g Maert 1 638. Aen Erasm Quellinus voor den titel du Siège de Dole fl. i5.

(Archives du musée Plantin-Moretus. Registre: Bij\ondere Uitgaven 1637-1667).

FRANCISCI HARÆI

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