L.AXNÆV
iSENECA
*Petr. Paul. RuVrnius inu'cnit.
Frontispice de JUSTI LIPSII OPERA OMNIA.
Gravé par CORNEILLE GALLE, le père.
Pl. 370
L’édition du Missel in folio de i6i3 parut avec V Adoration des Rois et l’Ascension du Christ d’après les dessins de Rubens et huit des nouveaux encadrements. L’édition du Missel de 1614 comprend toutes les planches de Rubens et tous les nouveaux encadrements. Ces illustrations remplaçaient une série de gravures d’après Martin De Vos.
L’édition du Bréviaire de 1614 renferme toutes les planches nouvelles
Gesneden een lyst voor den Missael in-folio pro nativitate domini, met teekenen cooper en ailes te samen 75 gui.
Den 10 October.
Gesneden een lyst voor den Missael in folio pro Assumtio B. Mariæ met teekenen en cooper en ailes te samen. 75 gui.
Den 24 December.
Gesneden een lyst voor den missael in folio pro canone misse met teekenen cooper en ailes te samen. 75 gui.
A0 1 6 1 3 den 7 January.
Gesneden voor den missael in folio een lyst pro ascentione domini 75 gui.
Gesneden een lyst voor den missael in folio pro solemnitate corpus Cristi. 75 gui. Den i3 February.
Gesneden de hemelvaert van ons heer geteeckent van Rubenius voor den missael in folio. 75 gui.
Noch gesneden de 3 coninghen voor den missael in folio van Rubenius geteeckent. 75 gui. Den 7 Maert.
Gesneden voor den missael in folio een lyst pro Resurrectione domini. 75 gui.
Noch gesneden voor den missael een lyst pro Epiphania. 75 gui.
Gesneden voor den missael in folio een lyst proprium missæ de tempore. 75 gui.
Gesneden voor den missael in folio een lyst pro pentecoste. 75 gui.
Gesneden voor den missael in folio een lyst omnium sanctorum. 75 gui.
A0 1614 den 10 february.
Gesneden voor den brevier in folio den Davidt Rubbens. 75 gui.
Den 12 April
Gesneden voor den brevier in folio de Kersnacht Rubbens. 65 gui.
Gesneden voor den brevier in folio de Verrysenis ons heeren. 65 gui.
Gesneden voor den brevier in folio den Sinxen. 65 gui.
Gesneden voor den brevier in folio ons L. Vrouw hemelvaert. 65 gui.
Den i5 Mey.
Gesneden den tytel van den brevier in folio. 75 gui.
Van snyden de bootschap van den brevier in folio. 75 gui.
Van snyden het avontmael in den brevier in folio. 65 gui.
Van snyden den alderheylighen in den brevier in folio. 65 gui.
Les Missels avec les planches de Rubens furent souvent réimprimés. En i63i, les cuivres étaient usés et durent être gravés à nouveau. Le 4 octobre de cette année, Balthasar Moretus paya 780 florins à Corneille Galle le père pour la série des dix planches (1). Jusqu’en 1672, ces planches,
retouchées ou copiées, servirent dans les Missels plantiniens.
Les mêmes dessins furent gravés, en 1 6 1 5 , en moindre format, pour l’édition in-40 du Bréviaire (2). La même année et l’année suivante, ils furent gravés une seconde fois pour l’édition in-8°.
Trois de ces dessins, l 'Adoration des Rois, l'Ascension et la Descente du
St. Esprit, furent gravés sur bois en format in-folio par Christophe Jegher, en 1626 et en 1627. et servirent à remplacer des planches gravées par Antoine Van Leest, d’après Pierre Van der Borght, dans les Missels ornés de planches xylographiques.
Christophe Jegher grava encore sur bois pour le Bréviaire in-40, en 1627, la planche de l'Ascension et, en 1642, celle de la Trinité. En 1628, il grava, en format in-8°, l'Ascension, en i63i, l’ Assomption ; en i636, une seconde Ascension.
Gravures: V. S. Suites 8. A tout ce que Basan et Schneevoogt disent
des différentes suites et graveurs des planches du Missel, il convient de subsituer ce que nous en disons plus haut : Théodore Galle est le graveur de la suite de 1613-1614, Corneille Galle, le père, celui de la suite de i63i. Théodore Galle a encore gravé les suites in-40 in 8°-
(1) 1 63 1 . Den 4° October Cornelis (Galle) gesneden 10 platen naer Rubbens voor
den missael in folio a 78 gulden ’t stuck met het cooper 780 gui.
(2) i° A0 1 6 1 5 den 25 meij
Gesneden voor den brevier in-40 de drij Coninghen naer Rubbens verkleynt in ailes. 32 gui.
A0 1 6 1 5 . Van den 2 5 meij tôt den 3 october.
Gesneden voor den brevier in-40 naer Rubbens verkleijnt, vijf plaeten te weeten den davidt, de bootschap, de kersnacht, hemelvaert van ons heeren, den sinxen tôt 32 gui. stuck deen door dander. 160 gui.
A0 1 6 1 5 . Van den 3 october tôt den 3o december.
2 plaeten verkleijnt naer Rubbens tôt 32 gui. met verkleijnen en cooper. 64 gui.
Gesneden voor den brevier in-8n 6 platen te weten den davidt, de botscap, d ri j conighen, avontmael, ons heeren hemelvaert, het cruys, tôt 26 flor. stuck in ailes. 1 56 gui.
Van A0 1 6 1 5 den 3o december tôt A0 1616 den 28 junij.
Gesneden de 3 resterende figuren van den brevier in-8° van beste te weeten, ons heeren hemelvaert, de verrijsenis ons he., alderheylighen tôt 26 gui. 78 gui.
(Archives du muse'e Plantin-Moretus. Comptes de Théod. Galle).
Il faut probablement entendre sous le nom de Théodore Galle, non seulement cet artiste lui-même, mais encore les collaborateurs qu’il employait dans son atelier.
La planche de Y Adoration des Bergers a été copiée par Basan (V. S. Nouveau Testament, 41, et par un anonyme (Michael Snyders exc. V. S. 45).
Le cabinet des estampes de la bibliothèque nationale de Paris conserve des épreuves retouchées de la main de Rubens du frontispice du Bréviaire, des gravures de l’Adoration des Bergers, de l’Adoration des Rois, de l’Ascension, de la Cène, de l’Assomption de la Vierge et de la Toussaint.
Le frontispice du Bréviaire a été copié pour servir de frontispice à un Missale Romanum , imprimé à Toulon par Sim. Martillers et Sim. Belgrand, en 1621.
Dans un Missel in-folio, publié à Cologne, en 162g, par Corneille Van Egmont l’encadrement avec l’arbre de Jessé est copié et les autres planches du missel rubénien sont librement imitées.
1263. Frontispice de Philippus Chiffletius, Sacrosancti et Œcumenici Concilii
Tridentini canones et décréta. Antverpiæ ex officina plantiniana Balthasaris
Moreti M.DC.XL. In-120.
Le frontispice représente un encadrement de porte, avec fronton de style renaissance. Dans la baie, le titre est inscrit. Dans le bas de la planche, on voit les démons, les dragons, la duplicité et l’erreur enchaînés. Dans le haut, on voit, en format minuscule, une représentation d’une séance du Concile.
Ce petit frontispice, passablement insignifiant, a été dessiné par Érasme Quellin et lui fut payé 3 florins par Balthasar Moretus, le i5 janvier 1640. Longtemps avant cette date, Philippe Chifflet avait manifesté le désir de voir faire le dessin par Rubens et avait indiqué certains personnages, qui selon lui devraient y trouver place. Le 23 septembre i638, il écrit à l’imprimeur, son ami Balthasar Moretus. « Si vous faites un frontispice au Concile, les images des Empereurs Charles V et Ferdinande son Père, y viendraient bien à propos, par le soin qu’ils ont pris à le procurer. Celle de St. Charles Borromée méritroit d’estre au-dessus. Mais tout cela, je le laisse à vostre discrétion, et à l’invention de Monsieur Rubens. Les Elsevirs excellent aujourd’huy en ces petits enrichissements, qui donnent beaucoup de grâce à leurs éditions. » A la fin de l’année i63g, il revient encore sur la composition du
frontispice et lui propose un sujet allégorique, dessiné par Van der Horst. Le 12 décembre de cette année, Moretus lui répond que cet emblème ne lui plait guère et il promet de ne rien faire sans consulter Rubens. Le 27 du même mois, Chifflet écrit à son imprimeur : « L’invention de Monsieur Rubens ne peut estre que belle et agréable, ni vostre jugement que très solide ; ainsy tel que vous ferez le frontispice, il ne peut estre aussi receu qu’avec tout applaudissement. »
Chifflet espérait donc toujours de recevoir un frontispice dessiné par Rubens ; Balthasar Moretus ne veut pas lui enlever cette illusion, mais cherche néanmoins à lui faire comprendre la vérité. Le 12 janvier 1640, il lui écrit : « J’ai été très occupé ces jours derniers et ai dû différer la réponse à plusieurs de vos lettres. Mais j’ai attendu le dessin du frontispice, que Quellin a exécuté d’après les indications de Rubens, afin de pouvoir vous l’envoyer en même temps que ma lettre. Si ce projet ne déplait pas à Votre Révérence, je la prierai de l’envoyer en mon nom à Corneille Galle avec le cuivre pour la gravure. Je vous renvoie l’emblème dessiné par Van der Horst (1). »
Rubens peut avoir été consulté par Quellin et lui avoir donné son avis, mais sa collaboration a été évidemment peu sérieuse. Chifflet qui avait vu le dessin et la gravure terminée, vers la fin de janvier 1640, n’abandonna point l’idée que le travail était réellement du grand maitre et après la mort de ce dernier, il écrit encore, le 6 juin 1640, à Balthasar Moretus: « Le frontispice sera trouvé beau à Rome. Je pense que c’est le dernier dessein du Sr Rubens, que Dieu ait en gloire. Nous pouvons dire, pour sa mémoire, qu’il a esté le plus sçavant peintre du monde (2). »
Gravure non citée : Corneille Galle, le fils. Une copie en sens inverse de la même planche servit de frontispice à l’édition du même ouvrage publié par Jean Verdussen à Anvers. Cette dernière édition est sans date, l’approbation est du 20 mars 1644.
(1) Varie his diebus occupatior, ad non unas tuas distuli responsum : sed et parergon tituli Concilii exspectavi, ut ex Rubenii præscripto a Quellino delineatum una mitterem. Quod si R. V. haud displiceat, tradet meo nomme isthic Gornelio Gallæo, una cum ære in quo incidat. Remitto emblema a vestro isthic Van der Horst elaboratum.
(2) Archives du musée Plantin-Moretus : Correspondance de Balthasar Moretus et de Philippe Chifflet. Lettres aux dates indiquées.
Frontispice de MAPHÆI BARBERINI (Urbani VIII)
Poemata.
Gravé par CORNEILLE GALLE, le père.
Pl. 371
1264. Frontispice de Balthasar Corderius, Catena sexaginta quinque grœcorum
patrum in S. Lucam. Antverpiae, ex officina plantiniana. M.DC. XXVIII.
In-folio.
Le titre est inscrit sur une peau de bœuf, surmontée de la tête de cet animal, attribut de St. Luc. La peau est maintenue, à gauche, par un aigle, attribut de St. Jean; à droite, par un lion, attribut de St. Marc. Dans le haut, on voit un ange, attribut de St. Mathieu. St. Luc est assis au-dessus de la tête de bœuf, lisant un rouleau manuscrit qui représente son Évangile. La Vérité, presqu’entièrement nue, lui passe au cou une chaîne formée de médaillons, qui figurent les 65 pères cités dans l’ouvrage. Le St. Esprit, planant à sa droite, l’inspire. A gauche du titre, St. Augustin se tient debout, tenant d’une main un livre fermé, élevant de l’autre un cœur enflammé, percé d’une flèche. De l’autre côté, St. Grégoire de Nazianze, tenant d’une main un livre ouvert, y indique de l’autre un passage. Dans le bas du frontispice, les armoiries de l’empereur Ferdinand II, à qui l’ouvrage est dédié. L’adresse est gravée au-dessous du frontispice. La planche ne porte ni nom de dessinateur ni nom de graveur. Nous savons qu’elle a été dessinée par Rubens. La facture citée dans notre n° 882 prouve qu’elle lui fut payée 20 florins.
L’auteur du livre ayant fait la remarque que la Vérité lui paraissait trop peu vêtue, Moretus lui répondit que Rubens se l’était représentée toute nue et qu’elle était assez couverte comme il l’avait dessinée (1).
Le 8 septembre 1628, la gravure de la planche faite par Corneille Galle fut payée 80 florins à Théodore Galle (2).
Le dessin, peint en grisaille, passa dans la vente Tersmitten (Amsterdam, 1754, n° 436). En i83o, il appartenait à John Smith l’auteur du Catalogue (3).
Gravure: V. S. 10, Anonyme (Corneille Galle). La plaque gravée se conserve au musée Plantin-Moretus (Salle XIX, n° 5j) et a été utilisée dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour l’imprimerie plantinienne.
(1) Cæterum quæ (R. V.) in litteris ad R. P. Heribertum (Rosweydum) monuit, serius intellexi, frontispiciis omnibus jam impressis. Veritatem, quam nudam finxit, satis se texisse arbilratus est Rubenius (Archives du muse'e Plantin-Moretus. Lettre de Balthasar Moretus à Corderius du 24 novembre 1628).
(2) A0 1628 den 8 September. Cornelis gesneden den tytel in-folio Catene patrum. 80 gui. (Archives du musée Plantin-Moretus. Compte de Théodore Galle).
(3) SMITH: Catalogue. Il, 1280.
Frontispice de Balthasar Cor devins , Expositio patrum græcorum in Psalmos.
Antverpiæ, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC.XLIII. In-folio.
Le titre est inscrit sur le rideau, fermant le tabernacle de l’ancienne Loi. Derrière le rideau, on voit le grand-prêtre, l’encensoir à la main. Au premier plan est agenouillé le roi David, chantant les psaumes en s’accompagnant de la harpe. Les anges dans le ciel, les justes sur la terre et les reprouvés dans les flammes se joignent à lui pour célébrer la Divinité. Sur l’entablement auquel est attaché le rideau, deux anges sont assis portant des écussons ; sur l’un sont représentés trois L (Lingua), avec la devise: Omnis lingua confiteatur domino; sur l’autre, une lyre, avec les mots: Cæleslium, Terrestrinm , Infernorum.
Voorhelm Schneevoogt attribue cette planche à Rubens. Elle fut publiée en 1643, trois ans après la mort du peintre. En réalité, elle a été dessinée par Érasme Quellin, à qui Balthasar Moretus II la paya 24 florins, le 22 avril 1641. La gravure fut payée 72 florins à Pierre De Jode, le 26 septembre 1642 (1).
Le dessin original et la planche gravée sont conservés au musée Plantin-Moretus, le premier Salle II, n° 52 ; la seconde Salle XIX, n° 68.
Gravure: V. S. 21, Anonyme (Pierre De Jode).
1265. Vignette sur le titre de Balthasar Cor devins, Catena Patrum græcorum in
Sanctum Joannem. Antverpiæ. Ex officina plantiniana Balthasaris Moreti.
M.DC.XXX. In-folio.
Le titre de cet ouvrage est orné d’une vignette, représentant les armoiries du roi de Hongrie et de Bohême Ferdinand, plus tard Empereur, sous le nom de Ferdinand III. L’écusson est entouré du collier de la Toison d’or et d’une couronne massive, composée, à gauche, de feuilles de laurier, à droite, de différentes fleurs. Les tenants sont un aigle à gauche, un paon à droite, symboles de Jupiter et de Junon. Tous deux tiennent un flambeau nuptial, allusion au mariage de Ferdinand III et de Marie-Thérèse d’Espagne, fille
(1) Augustus 1641. Adi 22. betaelt aen Erasmus Quellinus voor het teeckenen van Titulus Catenae in Psalmos fol. fl. 24.
1642 Septembre. Adi 26. betaelt aen P. de Jode voor eene plaete van den Tytel van Corderius in Psalmos twee en seventich guld. val. fl. 72.
(Archives du musée Plantin-Moretus. Registre B ij pondéré uitgaven, 1637-1667).
Frontispice de LEGATUS FREDERICI DE MARSELAER.
Gravé par CORNEILLE GALLE le fils.
Pl. 372
de Philippe III, qui était sur le point de se conclure, et à l’occasion duquel, en i63o, l’auteur dédia son livre au roi fiancé. Dans le haut, un arc-en-ciel avec une étoile au milieu, symbole de la brillante alliance.
La planche n’est pas signée. Mais la correspondance de Balthasar Moretus nous apprend que Rubens est l’auteur du dessin. Le 5 juillet i63o, il écrivit à Balthasar Cordier: « Monsieur Rubens est de retour (d’Angleterre). Je l’ai chargé d’entourer de quelqu’ornement les armoiries du roi pour en orner le titre. Il a promis d’exécuter ce travail en quelques jours. Je me chargerai ensuite de le faire graver (i). « Le 2 août, il écrivit à Balthasar Cordier: “Je vous envoie, en même temps qu’une feuille du P. Herman Hugo, les doubles feuilles de la Catena. Celle-ci est achevée aujourd’hui, à l’exception des préfaces que je n’imprimerai pas avant que je n’ai appris la décision de Votre Révérence touchant le titre du Roi. L’Apelles de notre siècle, Rubens, a orné les armoiries du souverain d’une allégorie du mariage ; je les ferai graver pour les imprimer sur le titre (2). «
Le 14 août, Balthasar Moretus paya la gravure de la vignette 28 florins à Corneille Galle, le père (3).
Gravure: V. S. 83, Corneille Galle, le père.
Frontispice de Le Lys divin et le Samson mystique preschez par le révérend père
Jean Jaques Courvoisier , provincial des Minimes des Pays-Bas, en la ville de
Lille , Van 1637. In-40. Bruxelles. Godefroy Schoevaerts, i638.
Le titre est inscrit dans un cartouche. A gauche se trouve un ange tenant la Croix, la tiare et les clefs papales, figurant l’Eglise; à gauche, un ange, tenant d’une main un rayon de miel, montrant de l’autre le lion entouré d’abeilles, allusion à Samson. Dans le bas, un cartouche portant un lis et
(1) Dominus Rubenius hue rediit : arma Regis, quae titulum exornent, ipsi parergo aliquo illustranda commisi. Promisit se intra paucos dies curaturum Incisio deinde mihi curæ (Archives du Musée Plantin-Moretus. Correspondance de Balthasar Moretus. Lettre à Balthasar Cordier du 5 juillet i63o).
(2) Duernionibus Catenæ folium P. Hermanni Hugonis jungo. Ilia hodie absolvitur præter præfationes quas omitto, donec de titulo Regis R. V. significet : cujus arma nuptiali parergo ævi nostri Appelles Rubenius illustravit ; quæ in æs jam incidenda in frontispicio apponentur. (Ibid. 2 août i63o).
(3) i63o. Den 14 Augusto. Cornelis gesneden het waepen van den Keyzer belaelt. 28 fl. (Ibid. Comptes des Galle).
deux bas-reliefs, l’un avec l’inscription : Pascitur inter lilia , l’autre avec les mots : Germinabit ut lilium. Dans le haut, Notre Dame de la Treille au-dessus de la ville de Lille. Des deux côtés, un ange tenant un lis.
La planche est signée Rubbens in. C. Galle f.
La signature de Rubens, mal orthographiée et gravée d’une autre main que le reste de la planche, est apocryphe ; la composition n’est nullement de lui.
Gravure: V. S. 3g, C. Galle.
Frontispice de Andreœ Gulielmi Dietelii Canonici Wratislaviensis Exercitatio Theologica
pro Doctoratu, F erdinando III dicata. Antverpiæ, ex officina plantiniana. M.DC.XXXI. In-folio.
Le titre est inscrit dans la baie d’une porte entourée d’une arcade, audessus de laquelle, on voit deux génies couronnant un globe, entouré d’un Zodiaque avec l’inscription : Austriacum ad specimen si se componeret orbis Irent obliqua sidéra nulla via. La planche ne porte pas de nom. Le même ouvrage renferme un portrait de Ferdinand III à cheval. Basan et Voorhelm Schneevoogt rangent le frontispice dans l’œuvre de Rubens. Il ressort de la correspondance de Balthasar Moretus que le dessin fut fait par un autre artiste.
Il fut d’abord question d’imprimer les thèses sur une seule grande feuille, comme cela se faisait ordinairement pour ces sortes de travaux, feuille qui aurait été ornée d’un encadrement gravé. Balthasar Corderius, qui servait d’intermédiaire entre l’auteur et l’imprimeur, avait fait parvenir un dessin d’un pareil encadrement et avait demandé que Rubens voulût le revoir. Le 23 août i63o, Moretus lui répond que Rubens admire l’esprit de la composition, mais qu’il refuse de retoucher le travail d’un autre ; qu’il préférerait exécuter quelque peinture plutôt que de refaire ce dessin (i). Le projet fut abandonné et on résolut de faire imprimer les thèses en forme de volume, avec un frontispice gravé et un portrait de Ferdinand III. En ce moment, il fut
(i) Remitto Emblema pro Thesibus, quod non nisi intra annura, aut paullo minor incidatur ; et quidem pretio mille sexcentorum circiter florenorum. D. Rubenius laudat ingenium delineationis ; at manum alieno operi apponere récusât ; imo malit picturam aliquam depingere, quam delineationem islam refingere, pretium hauddubie praeter R. V. mentem, et amici cui operam hanc navat. (Archives du musée Plantin-Moretus. Correspondence de Balthasar Moretus, 23 août i63o).