‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 37 sur 284 · PL · texte numérisé non relu

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les objets du culte, les instruments et les œuvres des Beaux-Arts. La planche ne porte ni le nom du dessinateur ni celui du graveur.

Elle a été dessinée par Rubens et lui fut payée 20 florins par Balthasar Moretus (Voir notre n° 882). Elle fut gravée par Lucas Vorsterman. La gravure fut payée j5 florins à Théodore Galle, le 10 février 1023 (1).

Le dessin original sur papier colorié, au bistre, lavé d’encre de Chine et rehaussé, passa par la vente Tersmitten (Amsterdam, 17^4? n° 4^7) adjugé à 18 florins à Fouket dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760 n° 462).

Rubens a utilisé plus tard le principal motif de cette composition dans le Temple de Janus (notre n° 784), une des scènes de Y Entrée solennelle du Cardinal-Infant Ferdinand à Anvers en 1635.

Gravure: V. S.' 25, Anonyme (Lucas Vorsterman). Le musée Plantin- Moretus conserve le cuivre de cette planche (Salle XIX, n° 73), qui a été utilisé dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour ! imprimerie plantinienne . Cette planche fut copiée pour servir d’encadrement à plusieurs des portraits de Prudencio de Sandoval, Historia de la Vida y Hechos del emperador Carlos V. En Amberes par Geronymo Verdussen. 1641.

Voir planche 368.

1278. Frontispice de Obsidio Bredana Armis Philippi II II Auspiciis Isabellæ

ductu Ambr. Spinolæ perfecta. Scribebat Hermannus Hugo Societatis Jesu.

Antverpiæ, ex officina plantiniana. M.DC.XXVI In-folio.

Le titre est imprimé dans un cartouche, entouré d’une guirlande de feuillage. A droite du cartouche, Hercule, vêtu de la peau du lion, tenant d’une main une pelle, personnification du Travail ; de l’autre côté, la déesse de la Vigilance, casquée, le bouclier attaché sur le dos, une main appuyée sur sa lance, l’autre sur un socle, le bras gauche entouré d’un serpent, un coq à côté d’elle. Dans le haut, appuyé sur le cartouche, l’écusson des armes d’Espagne, au-dessus duquel deux génies tiennent des palmes et une couronne de paille entourée de roses. Dans les coins, Borée et Zéphir dissipant les nuages. Dans le bas, devant un soubassement rustique, sur lequel le cartouche

(1) A0 1623. Den 10 februarij gesneden nieu titel van Lucas voor die hertoghen van Brabant ofte Haereus met cooper en ailes 75 fl.

(Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes de Théodore Galle).

est placé, le génie de la ville de Breda est assis sur l’écusson de la cité, sur des insignes et des drapeaux hollandais. La personnification de la Faim, une figure de femme décharnée, étreint la ville à la gorge. Tout en bas, l’adresse de l’imprimerie. La planche ne porte ni le nom du dessinateur ni celui du graveur.

La composition est de Rubens. Le dessin lui fut payé 20 florins par Balthasar Moretus (Voir notre n° 882). La gravure est de Corneille Galle. Le 16 décembre 1025, l’imprimeur écrivit à l’auteur: - Corneille Galle gravera très bien ici le titre de votre livre dessiné par Rubens (1). « Le 3i décembre, il lui écrit: « Rubens n’a pas encore été ici, et je n’ai pas vu le frontispice, qu’il serait temps de faire commencer par Corneille Galle, pour qu’il soit terminé le premier février (2). « Le 7 janvier 1626: “ Je veux absolument que le titre, tel que Rubens l’aura dessiné, soit gravé par Corneille Galle qui se trouve ici (3). » Le 21 janvier enfin, le dessin est terminé. « Je reçois le dessin du frontispice, « écrit Moretus à l’auteur, « et le remets avec le cuivre sur lequel il doit être gravé. Le dessin est un peu trop grand, il devra être réduit à la dimension indiquée par des lignes rouges sur le papier ci-joint (4). »

La gravure du frontispice n’est pas mentionnée dans les comptes des Galle à Moretus. Mais la gravure de onze des planches qui se rencontrent dans l’ouvrage y figure (5). De la correspondance de l’imprimeur, il ressort que l’un des Bolswert a travaillé à ces planches (6).

(1) Frontem libri a Rubenio delineatam optime isthic Corn. Gallaeus incidet (Archives du musée Plantin-Moretus. Lettre de Balthasar Moretus à Herman Hugo du 16 décembre 1625).

(2) ' D. Rubenius hactenus haud adfuit, nec frontem libri vidi, quam jam tempus sit a Cornelio isthic Galleo inchoari ut ad kalendas februarias absolvatur (Ibid. 3i décembre 1625).

(3) At vero titulum, ut Rubenius delinearit, a Corn. Gallæo, qui isthic adest, omnino cælatum velim. (Ibid. 7 janvier 1626).

(4) Tituli delineationem jamnunc recipio et remitto, una cum lamina in qua incidatur. Sed paullo major est delineatio, redigenda ad formant, lineis rubris in charta adjuncta designatam (Ibid. 21 janvier 1626).

(5) 1626. Den qn februari gesneden vier groote plaeten van bredael soo van herteckenen

en cooper ailes te samen a 28 gui. stuck 112

Noch gesneden 6 heele pagien tôt i5 gui. stuck 90

Noch een half pagie a 7 gui. 10 str. de eerste tôt brussel 7.10

Correctien aen den tytel gedaen 6 gui. ende 4 gui. voor het cooper te s. 10

(Ibid. Comptes de Théod. Galle).

(6) D. Bolswerto satisfactum credebam, at hactenus pro solutione haud venisse a D. Meursio

Il existe deux dessins originaux de ce frontispice. Le premier, sommairement exécuté, à la plume, lavé d’encre, se trouve à la National Gallery de Londres (H. 3 1 , L. 19, 5). Il est dans le sens de la gravure et de ce fait son authenticité devait inspirer des doutes. Nous le croyons cependant authentique et le regardons comme un premier projet. Les armoiries du roi d’Espagne sont laissées en blanc, ainsi que celles de Breda. Sur l’écusson vide de cette ville, Rubens a écrit: Breda , et au-dessous de l’écusson : Wapen. Ce dessin a appartenu à Mariette qui dans son Abecedario (V, 143-144) annote.- « Obsidio Bredana. J’en ay le dessin original, mais il n’est certainement point de Rubens. Je le crois de quelqu’un de ses disciples sur quelques légères esquisses du maître. » Plus tard, il revient sur cette appréciation et annote : « Après l’avoir examiné plus attentivement, je change de sentiment. Le dessein est de Rubens ; ce qu’il y a mis à la plume ne permet pas de le méconnoître. » Le dessin fut adjugé dans la vente Mariette (Paris, 1775, n° 1026) à 12 florins

I sou à Beaufort. Le second exemplaire appartient au musée de Dijon. Il est à la pierre noire, relevé d’encre, plus terminé que le précédent et en sens inverse de la gravure. L’écusson du roi d’Espagne est en blanc, mais celui de la ville de Breda est rempli. C’est un travail de la main de Rubens, fait pour le graveur.

Gravure : V. S. 5o, Anonyme (Corneille Galle, le père). Le cuivre de ce frontispice appartient au musée Plantin-Moretus (Salle XIX, n° 76) et a servi dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour V imprimerie plantinienne.

II a également servi dans les éditions postérieures de l’ouvrage, c’est-.à-dire dans l’édition espagnole (Plantin, 1627), dans la seconde édition latine (Plantin, 162g) et dans l’édition française (Plantin, i63i). Dans les deux derniers états de la planche, Corneille Galle y a mis son nom.

Le groupe de la Faim étreignant la ville de Breda a été gravé séparément par P. Spruyt.

Photographie des dessins originaux : (Exemplaire de la National Gallery) Morelli ; (Exemplaire du musée de Dijon) Schahl.

intelligo (Lettre de Balth. Moretus à Hermannus Hugo, du 26 mars 1626. Archives du muse'e Plantin-Moretus).

Per R. P. Tserjants 80 florenos recte accepi, et annumeratis quos Galleo et Bolswardio solvit, de 81 exemplarium Osbidionis Bredanæ pretio mihi satisfactum agnosco et gratias ago (Ibid. 4 juli 1626).

Frontispice de De Militia equestri aniiqua et nova ad regem Philippum IV libri

quinque, auctore Hermanno Hugone Societatis Jesu. Antverpiæ, ex officina

plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC.XXX. In-folio.

Le titre est gravé sur une draperie, suspendue devant une tour, portée par un éléphant; dans cette tour, on voit cinq guerriers, dont quatre sont coiffés d’un turban, le cinquième d’un casque. Au-dessus d’eux, St. Georges, à cheval, traverse les nuages. Sur les côtés, on voit un centaure et un chevalier monté sur un chameau ; en bas, une amazone, un chevalier, armé de pied en cap, et un char de combat, attelé de deux chevaux et monté par un cocher portant un bonnet hongrois. La planche est signée Corn. Galleus sculpsit.

C’est à tort qu’on l’attribue communément à Rubens. La composition n’est pas digne de lui. Elle a été dessinée et gravée pendant son absence en 1629. Le 3o mars de cette année, la gravure fut payée 100 florins à Corneille Galle (1).

Les archives de l’imprimerie plantinienne ne font aucune mention du dessinateur, qui est évidemment un élève de Rubens, peut-être Abraham Van Diepenbeeck.

Gravure: V. S. 45, Corn. Galle, le père.

Frontispice de Cornélius Jansenius, Augustinus. Lovanii, typis et sumptibus

Jacobi Zegeri, 1640. In-folio.

Au-dessus du cartouche, dans lequel le titre et l’adresse sont inscrits, on voit St. Augustin debout, tenant d’une main le cœur enflammé, de l’autre un livre et une plume. Il foule aux pieds les hérétiques Pélage, Julien, Cælestius. A côté de lui sont assis ou debout St. Zosime, St. Célestin, St. Innocent et St. Boniface, papes. Le titre est attribué, sans fondement sérieux, à Rubens, par Basan et par Voorhelm Schneevoogt.

Le même frontispice servit pour l’ouvrage anti-janséniste Mathieu Houzeur, Anatomia totius augustissimœ doctrince Augustini. Paris, 1646, in-folio (V. S. 2).

Gravure: V. S. 3o, Anonyme.

(1) Anno 1629, den 3o meert, Corn, gesneden tytel in folio de Militia Herm. Hugo a 100 fl. (Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes de Théodore Galle).

EX PROFANIS PRÆCIPVI,

AB ORBE CONDITO AD EVMDEM CHRISTI PASSIONE REDEMPTVM: \

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