L’ADORATION DES BERGERS
Dessin photographie' par A. BRAUN.
Pl. 382
1 292 . Frontispice de De Symbolis heroicis libri IX. Auctore Silvestro Petrasancla
Romano e Soc. Jesu. Antverpiæ, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC. XXXIV. In-4°.
Le titre est gravé dans la partie antérieure d’un autel antique, sur lequel la Nature, représentée par une femme aux multiples mamelles, et l’Art, représenté par Mercure, entrelacent une couronne de laurier et un caducée. Au-dessus d’eux plane l’Esprit, aux ailes de papillon, qui donne la main à la Nature et reçoit de l’Art des pinceaux et une plume. D’après l’explication donnée dans la table des matières du livre, le frontispice représente l’Esprit recevant de la Nature et de l’Art la matière pour écrire les Symboles héroiques (i).
La planche est signée: Pet. Paul. Rubenius pinxit. Corn. Galle sculpsit.
Le dessin fut payé 12 florins à Rubens par Balthasar Moretus (Voir notre n° 882).
Pour la gravure, 38 florins furent portés en compte par Jean Galle, le 12 avril i633 (2).
Mariette possédait le dessin original de ce frontispice (n° 1009 de son catalogue); il fut vendu, avec celui de Scribanius, P olitico-Christianus , 26 livres.
Gravure: V. S. 68, Corn. Galle.
Le musée Plantin-Moretus (Salle XIX, n° 81) possède le cuivre de cette planche, qui a été utilisé dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour l’imprimerie plantinienne. Le même frontispice, avec une autre adresse, a servi pour l’édition des Symbola heroica , éditée chez Janssonius Waesbergen et Henri Wetstein, Amsterdam, 1682. Dans cette édition, les liminaires seuls sont réimprimées; pour le reste, elle se compose des exemplaires non vendus de l’édition plantinienne.
Frontispice de Historica theologica et moralis Terrce Sanctæ Elucidatio auctore
Fr. Francisco Quaresmio. Antverpiæ, ex officina plantiniana Balthasaris
Moreti. M.DC.XXXIX. In-folio.
Le titre est inscrit sur la face antérieure d’un monument architectural, en
(1) Titulus libri; & in eo ingenium, hinc a Natura, hinc ab Arte materiam accipiens, ad scribenda Symbola Heroica.
(2) A0 1 63 3 . Den 12 Augusti Cornelis Galle gesneden den tijtel de Simbolis
naer Rubens voor snyden en coper ......... 38 gui.
(Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes de Jean Galle).
haut duquel Dieu le père, le juge suprême, est assis entre Moïse, accompagné de trois archiprêtres israélites, d’un côté, et un groupe de moines franciscains, de l’autre. A droite et à gauche du monument, Abraham et St. François d’Assise. Dans le bas, Ste. Marie l’Égyptienne.
Ce frontispice est erronément attribué à Rubens par Basan et par Voorhelm Schneevoogt.
Le dessin en est fait par Erasme Quellin, à qui il fut payé 24 florins le 16 octobre 1637 (r).
Gravure: V. S. 29, Anonyme (Corneille Galle, le père).
1293. Frontispice de Petrus Ribadineira en Heribertus Rosweydus, Generale Legende
der Heylighen. T’Antwerpen by Hieronymus Verdussen. M.DC.XIX. In-folio.
Le texte du titre se trouve entouré de tous côtés par des saints et par des anges. Dans le haut trône la Vierge, les mains croisées sur la poitrine, la tête entourée d’un cercle d’étoiles. A droite, St. Paul, St. Pierre, Ste. Catherine, Ste. Barbe, St. Ignace, St. Thomas d’Aquin, St. Dominique et St. François d’Assise; à gauche, St. Jean l’Apôtre, St. Jean Baptiste, St. Étienne, St. Laurent, St. Sébastien, St. Georges, St. Grégoire, St. Ambroise, St. Jérôme. Dans le bas, l’adresse se trouve inscrite dans un cartouche. Entre le titre et l’adresse, quatre petits anges.
La plupart de ces saints sont reproduits, avec la même attitude, dans la planche, la Toussaint , qui orne le Missel de la Société des Livres liturgiques, (Voir plus haut, page io5). La Vierge est changée en une martyre.
La planche ne porte pas le nom de Rubens, mais, quoique la gravure soit quelque peu efféminée, elle nous paraît bien avoir été faite d’après un dessin de Rubens.
Le dessin original se trouve dans la collection du Louvre, n° 20391.
Gravure: V. S. 23, Anonyme. Le graveur est probablement Jean Collaert.
(1) Den tijtel pro explicationibus Terra Sanctæ.
(Archives du musée Plantin-Moretus. Facture d'Erasme Quellin
datée du 10 octobre 1637).
1294- Frontispice de De Hierarchia Mariana libri sex : in quibus imperium, virtus et nomen, Bmæ Virg. Mariez declaratur, et mancipiorum ejus dignitas ostenditur : Auctore R. P. M. Fr. Bartholomœo de los Rios et Alarcon. Antverpia, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC.XLI. In-folio.
Le titre est inscrit sur la face antérieure d’un piédestal carré, au-dessus duquel trône la Vierge avec l’enfant Jésus. A droite, Philippe IV, roi d’Espagne, s’offrant à Marie par l’intermédiaire d’un ange qui tient les liens, le signe distinctif des membres de l’ordre des « Esclaves de Marie, « fondé par Barthelémi de los Rios. Un second ange tient la couronne royale. Plus bas, un troisième porte le globe, et les liens des Esclaves de Marie; il figure les royaumes de Philippe IV offerts à la Vierge. A gauche, St. Augustin, à l’ordre duquel appartenait l’auteur, offre, d’une main, à Marie son cœur enflammé ; de l’autre, il lui montre le roi ; au-dessus de lui, un ange porte un livre. Dans le bas, un monceau de liens et de chaînes ; sur le soubassement du piédestal, un bas-relief, sur lequel on voit Philippe IV et de nombreux princes et religieux, portant les liens des Esclaves de Marie, en adoration devant la Vierge.
La planche est signée : E. Quellinius delineavit. Pet. Paul. Rubenius invenit. Corn. Galleus junior sculpsit.
Comme l’indique cette inscription, Rubens fournit les motifs de la planche, Érasme Quellin fit le dessin. Ce fut sur la demande expresse de l’auteur que Rubens s’occupa de ce travail. Il voulut que l’artiste montrât le roi d’Espagne, s’offrant par l’intervention ou d’après le conseil des religieux de St. Augustin, avec une obéissance d’esclave, lui et son royaume, enchaînés, à la reine des cieux, ceinte d’une couronne impériale, et donnât l’exemple à tous les rois d’en faire autant (i). La composition de la planche prouve que le dessinateur s’inspira de ces idées, mais ne les suivit pas ponctuellement.
(i) Ut scilicet cl. Dnâo Vrâ agat cum Dnô Rubenio, uti libri frontispicium ea ratione delineet : ut prima fronte appareat Regem Hispaniæ se et régna sua singula signate expressa auxilio vel suasu ordinis D. Augustini cælorum Reginæ, imperiali corona redimitæ, compedita mancipii obsequio offerre, regibusque omnibus idem faciendi exemplum dare, seu viam modumque ostendere. Hæc est tota conceptus substantia: modum eum exprimendi viri
admirabili ingenio permitto : modo advertat valde desiderare me ut rex illustri quadam ratione et quam fieri potest magna et magnifica figura constituatur. (Archives du muse'e Plantin-Moretus. Lettre de Bartolomeus de los Rios à Balth. Moretus, du 7 mai 1 638) .
Le 18 mai i63g, Balthasar Moretus écrivit à Barthélemi de los Rios qu’il venait d’envoyer à Corneille Galle le frontispice, dessiné par Quellin, d’après les indications de Rubens. - Les esclaves assis par terre et enchaînés des pieds et des mains ne me plaisent guère, dit-il, j’aurais mieux aimé les voir à genoux et en adoration devant la Vierge (i). « Les corrections recommandées par Balthasar Moretus furent adoptées. Un carré de papier, collé sur le dessin primitif par Érasme Quellin, montre les personnages dans la position indiquée par l’imprimeur et c’est ainsi qu’ils furent gravés.
Le musée Plantin-Moretus (Salle II, n° 44) conserve le dessin primitif (H. 28,7. L. 19). Il est fait à la plume, retouché au bistre et signé: E. Quellinius del. Il fut payé 24 florins à Érasme Quellin, le 18 avril i63g (2).
La gravure fut faite, en i63g, par Corneille Galle, le jeune. Dans sa correspondance avec le graveur, Balthasar Moretus affirme que l’invention de la planche est de Rubens; l’auteur partageait cette conviction (3).
Gravure: V. S. 26, Corn. Galle; le jeune. Le musée Plantin-Moretus conserve le cuivre de la planche (Salle XIX, n° 61), qui a été utilisé dans Titres et Portraits gravés d'apres P. P. Rubens pour l’imprimerie plantinienne .
I2g5. Frontispice de Generale Kerckelycke historié van de Gheboorte onses H. Jesu Christi tôt het jaer M.DC. XXIV... Ghemaeckt door den doorluchtichsten Cardinael Cœsar Baronius ende den Eerw. Heer Henricus Spondanus . Oversien, verrijckt ende noch vermeerdert met eene besondere Kerckelycke Historié van Nederlandt... door Heribertus Rosweydus priester der Societeyt Jesu. T’Antwerpen by Jan Cnobbaert, woonende by het Huys der Professen vande Societeyt Jesu, in S. Peeter. Anno M.DC. XXIII. In-folio.
Le titre est inscrit sur une draperie que tiennent, dans le haut du frontispice, deux anges, sonnant de la trompette. Au-dessus de cette draperie,
(1) Ad Galleum his diebus misi frontispicii imaginem quam Quellinus ex D. Rubenii præscripto delineavit. Monui ut R. V. judicio submitleret. Mihi displicent mancipia humi sedentia, manibus et pedibus vincti : malim genu flectentia et Dominam Virginem adorantia. Nescio quid R. V. mandant et in quem finem (Archives du musée Plantin-Moretus).
(2) A0 1639. 18 April. Eenen tytel voor den boeck van P. M. de los Rios 24 gui.
(Archives du musée Plantin-Moretus. Facture d’Érasme Quellin).
(3) Aengaende den tittel van P. de los Rios ick en heb die noch niet, maer P. Rios seijt dat Rubbens die heeft voor hem gemaeckt (want hij heeft die gesien) en bidt U. L. die aen