LE BAPTÊME DE JÉSUS-CHRIST
Photographié d’après le dessin, par A. BRAUN.
Brant (p. i3i). Sur un piédestal cylindrique est posé le buste de Philippe Rubens, drapé à l’antique, vu de trois-quarts; cheveux bouclés, longue moustache et large barbiche. Le piédestal porte l’inscription: P iis Manibus Philippi Rubenii sacr. Il est orné d’une guirlande de fruits, attachée à deux têtes d’anges, et de deux flambeaux renversés, unis par un serpent sur lequel court un lézard. Sur les bouts inférieurs des flambeaux sont perchées deux tourterelles, symboles de deuil et de veuvage, qui becquètent les fruits. Le buste est placé dans une niche, dont la voûte est ornée d’une coquille.
La planche est signée : Corn. Gallœns sculpsit.
La gravure, faite d’après le dessin de Pierre-Paul Rubens, fut payée par Balthasar Moretus à Corneille Galle 33 florins, au commencement de l’année i6i5 (i).
Gravure: V. S. Portraits 143, Corn. Galle, le père.
Voir planche 3j5.
i3o3. Frontispice de Mathiœ Casimiri Sarbievii e Soc. Jesu Lyricorum libri IV.
Epodon liber unus alterque Epigrammatum. Antverpiæ, ex officina plantiniana
Balthasari Moreti. M.DC. XXXII. In-40 .
Le titre est inscrit dans la partie antérieure d’un autel antique, sur lequel Apollon pose sa lyre. Du côté droit, une Muse veille sur le jeune Hésiode au berceau, dans la bouche duquel les abeilles viennent déposer leur miel. Les armes du pape Urbain VIII, auquel le livre est dédié, sont suspendues par des guirlandes de fruits à un palmier et à un olivier. Apollon et la Muse offrent au pape, représenté par ses armoiries, la lyre et les chants du poète. A l’arrière-plan, on voit le mont Hélicon, d’où descend l’Hippocrène. Le frontispice traduit sous une forme ingénieuse la dédicace au pape de l’œuvre de Sarbievius, qui chante dans son livre, avec une insistance fastidieuse, les louanges d’Urbain VIII et des prélats de sa famille, et revient dans toutes ces pièces sur les abeilles qui figurent dans l’écusson des Barberini.
La planche est signée: Pet. Paul. Rubenius pinxit. Corn. Galle sculpsit.
(1) A0 1 6 1 5 . Van Januari tôt den 16 Meert. Gesneden conterfeytsel van Ph. Rubbens van Cornelis naer Rubbens met cooper 33 gui.
(Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes de Théodore Galle).
Le dessin fut payé 12 florins à Rubens (Voir notre n° 882). La gravure fut payée 44 florins à Théodore Galle, le 8 octobre i632 (1).
Le musée Plantin-Moretus possède la composition originale faite par Rubens pour ce frontispice (Salle II, n° i3). C’est une grisaille peinte sur panneau (H. 17,5. L. i3.8).
Gravure: V. S. 62, Corn. Galle, le père.
La même planche, avec un autre titre, servit de frontispice à Stephani Simonini sequani S. Th. et J. Can. Doct. Silvæ Urbanianœ seu gesla Urbani VIII Pont. Opt. Max. Antverpiæ, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC. XXXVII. C’est avec cette inscription que le cuivre de la planche se conserve au musée Plantin-Moretus (Salle XIX, n° 80) et a été utilisé dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour l’imprimerie plantinienne .
Voir planche 376.
Frontispice de Francisais Schwabel a Schwalbenfeldt pragensis, Repetitio de Donationibus.
Dans le bas, on voit une partie du globe terrestre, sur lequel est
couché un lion et où l’on distingue les villes de Louvain et de Prague. La
Justice, couchée dans les nuages, tient les balances; à côté d’elle, un ange répand sur la terre une couronne, un sceptre, des pièces de monnaies, des colliers de divers ordres. Le motif de la Justice placée dans le Zodiaque, entre les signes du Lion et de la Justice, est emprunté au frontispice, de
Lessius, de Justitia et Jure (notre n° 1279). La planche doit avoir servi de
frontispice à une thèse d’étudiant de Louvain, imprimée en brochure. Il n’y a pas de raison pour en attribuer la composition à Rubens.
Gravure: V. S. 58, Corn. Galle.
i3oq. Frontispice de Caroli Scribanii e Societate Jesu Politico-Christianus , Philippo
IV Hispaniarum régi DD. Antverpiæ, apud Martinum Nutium. Anno DC.XXIV. In-40.
Le titre est écrit dans un cartouche ovale, posé au milieu du frontispice.
(1) A° 1 632 , den 8 October Cornelis gesneden ty tel pro Mathei Casimiri epigram. naer Rubbens fl. 44
(Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes de Théod. Galle).
Au-dessus de ce cartouche, le globe, surmonté d’une couronne royale, dans laquelle sont passés un sceptre et un gouvernail, liés par les replis d’un serpent : emblèmes du gouvernement fort et prudent. A côté du cartouche, à gauche, la Politique chrétienne, représentée par une femme, la tête entourée d’une auréole de rayons, tenant en main un sceptre surmonté d’un œil ouvert et prenant de l’autre main le gouvernail qui surmonte le globe. A ses pieds, l’aigle de Jupiter, tenant les foudres, indique le caractère divin et tout puissant de cette politique. De l’autre côté, l’Abondance tenant sa corne. Une tête d’ange ailée lui souffle sur la face, un amour lui enchaîne les pieds, symboles de la faveur céleste dont elle jouit et de l’amour des peuples qui la retient sur la terre. L’adresse de l’imprimeur est inscrite dans un cartouche sous le titre.
La planche est signée : R. pinxit. Corn. Galle sculpsit. La signature de Rubens est anormale, mais la planche est bien de lui. Elle présente, par les deux figures principales, une ressemblance frappante avec le frontispice de Lessius, de Jure et Justitia (notre n° 127g). Rubens d’ailleurs en avoue la paternité dans une lettre écrite à de Valavès, le 12 décembre 1624, où il dit: « J’ai tout prêt le livre du père Scribanius, intitulé P olitico-C hristianus , auquel j’ai fait le dessin du frontispice (1). «
Mariette en possédait le dessin original (2).
Gravure: V. S. 63, Corn. Galle, le père. Le même frontispice avec un autre titre a servi pour Trésor de la doctrine chrestienne par N. Turlot (Liège, i63i) et pour l’édition latine du même ouvrage Thésaurus doctrinœ christianœ auctore R. D. Nicolao Turlot (Bruxelles. François Foppens, 1668).
i3o5-i3o7. Frontispice et planches pour L. Annœi Senecæ philosophi opéra quæ
exstant omnia: a Justo Lipsio emendata et scholiis illustrata. Antverpiæ ex
officina plantiniana, apud Viduam et Filios Jo. Moreti. M.DC.XV. In-folio.
La première édition du Sénèque de Juste Lipse, publiée par l’imprimerie plantinienne, date de i6o5 et contient, outre le frontispice gravé, les portraits de Juste Lipse et de Sénèque. Aucune de ces planches n’est de la composition de Rubens.
La seconde édition date de i6i5. Elle renferme le même frontispice, dont seulement un des médaillons, celui de Sénèque, est remplacé par un autre dessiné par Rubens. En outre, il y a un portrait de Juste Lipse, un
(1) Ch. Ruf.LENS: Pierre-Paul Rubens , Documents et Lettres. P. i3.
(2) MARIETTE: Abecedario. Y, 142. Le n° 1009 de son Catalogue.
Le dessin fut payé 12 florins à Rubens (Voir notre n° 882). La gravure fut payée 44 florins à Théodore Galle, le 8 octobre i632 (1).
Le musée Plantin-Moretus possède la composition originale faite par Rubens pour ce frontispice (Salle II, n° i3). C’est une grisaille peinte sur panneau (H. 17, 5. L. i3.8).
Gravure: V. S. 62, Corn. Galle, le père.
La même planche, avec un autre titre, servit de frontispice à Stephani Simonini sequani S. Th. et J. Can. Doct. Silvce U rbanianœ seu gesta Urbani VIII Pont. Opt. Max. Antverpiæ, ex offlcina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC. XXXVII. C’est avec cette inscription que le cuivre de la planche se conserve au musée Plantin-Moretus (Salle XIX, n° 80) et a été utilisé dans Titres et Portraits gravés d’après P. P. Rubens pour l’imprimerie plantinienne.
Voir planche 376.
Frontispice de Francisons Schwabel a Schwalbenfeldt pragensis, Repetitio de Donationibus.
Dans le bas, on voit une partie du globe terrestre, sur lequel est
couché un lion et où l’on distingue les villes de Louvain et de Prague. La
Justice, couchée dans les nuages, tient les balances; à côté d’elle, un ange répand sur la terre une couronne, un sceptre, des pièces de monnaies, des colliers de divers ordres. Le motif de la Justice placée dans le Zodiaque, entre les signes du Lion et de la Justice, est emprunté au frontispice, de
Lessius, de Justitia et Jure (notre n° 1279). La planche doit avoir servi de
frontispice à une thèse d’étudiant de Louvain, imprimée en brochure. Il n’y a pas de raison pour en attribuer la composition à Rubens.
Gravure: V. S. 58, Corn. Galle.
i3oq. Frontispice de Caroli Scribanii e Societate Jesu Politico-Christianus, Philippo
IV Hispaniarum régi DD. Antverpiæ, apud Martinum Nutium. Anno DC.XXIV. In-40.
Le titre est écrit dans un cartouche ovale, posé au milieu du frontispice.
(1) A° 1 632 , den 8 October Cornelis gesneden tytel pro Mathei Casimiri epigram. naer Rubbens fl. 44
(Archives du muse'e Plantin-Moretus. Comptes de The'od. Galle).
Au-dessus de ce cartouche, le globe, surmonté d’une couronne royale, dans laquelle sont passés un sceptre et un gouvernail, liés par les replis d’un serpent : emblèmes du gouvernement fort et prudent. A côté du cartouche, à gauche, la Politique chrétienne, représentée par une femme, la tête entourée d’une auréole de rayons, tenant en main un sceptre surmonté d’un œil ouvert et prenant de l’autre main le gouvernail qui surmonte le globe. A ses pieds, l’aigle de Jupiter, tenant les foudres, indique le caractère divin et tout puissant de cette politique. De l’autre côté, l’Abondance tenant sa corne. Une tête d’ange ailée lui souffle sur la face, un amour lui enchaîne les pieds, symboles de la faveur céleste dont elle jouit et de l’amour des peuples qui la retient sur la terre. L’adresse de l’imprimeur est inscrite dans un cartouche sous le titre.
La planche est signée : R. pinxit. Corn. Galle scnlpsit. La signature de Rubens est anormale, mais la planche est bien de lui. Elle présente, par les deux figures principales, une ressemblance frappante avec le frontispice de Lessius, de Jure et Justifia (notre n° 1279). Rubens d’ailleurs en avoue la paternité dans une lettre écrite à de Valavès, le 12 décembre 1624, où il dit: « J’ai tout prêt le livre du père Scribanius, intitulé P olitico-Cliristianus , auquel j’ai fait le dessin du frontispice (1). »
Mariette en possédait le dessin original (2).
Gravure: V. S. 63, Corn. Galle, le père. Le même frontispice avec un autre titre a servi pour Trésor de la doctrine chrestienne par N. Turlot (Liège, i63i) et pour l’édition latine du même ouvrage Thésaurus doctrinæ christianœ auctore R. D. Nicolao Turlot (Bruxelles. François Foppens, 1668).
i3o5-i3o7. Frontispice et planches pour L. Annœi Senecœ philosophi opéra quce
exstant omnia: a Justo Lipsio emendata et scholiis illustrata. Antverpiæ ex
officina plantiniana, apud Viduam et Filios Jo. Moreti. M.DC.XV. In-folio.
La première édition du Sénèque de Juste Lipse, publiée par l’imprimerie plantinienne, date de i6o5 et contient, outre le frontispice gravé, les portraits de Juste Lipse et de Sénèque. Aucune de ces planches n’est de la composition de Rubens.
La seconde édition date de i6i5. Elle renferme le même frontispice, dont seulement un des médaillons, celui de Sénèque, est remplacé par un autre dessiné par Rubens. En outre, il y a un portrait de Juste Lipse, un
(1) Ch. RUELENS: Pierre-Paul Rubens , Documents et Lettres . P. i3.
(2) MARIETTE: Abecedario. Y, 142. Le n° 1009 de son Catalogue.
buste de Sénèque et un Sénèque mourant dans le bain, gravés d’après les dessins de Rubens. Ces mêmes planches se retrouvent dans les éditions de i632 et de i652.
Dans le frontispice de l’édition de i6i5, le titre du livre est écrit dans un encadrement architectural, dans le haut duquel on voit trois médaillons, représentant Hercule, Minerve et Ulysse. A côté du titre, les statues de Zénon et de Cléanthe; dans le bas, au milieu, un camée antique, représentant l’Honneur et le Courage; sur les côtés, les médaillons d’Epictète et de Sénèque. Comme nous l’avons dit, ce dernier remplace un médaillon, dans la figure duquel on avait cru voir par erreur une effigie de Sénèque.
i3o5. Le portrait de Juste Lipse représente ce savant, tel que Pierre De Jode le grava d’après un tableau d’Abraham Janssens (Voir notre n° g 77). Il est entouré d’un encadrement, formé d’une guirlande de feuillage, à laquelle sont attachées deux cornes d’abondance, et couronné par le pétase de Mercure. L’une des cornes d’abondance est attachée par un serpent, symbole de la Prudence, l’autre par une banderole, portant les mots : Politica, Constantia, Philosophia Stoica, Militia Romana, Espistolæ et rappelant les sciences dont s’occupait Juste Lipse. Dans le haut, deux torches sortent de derrière le médaillon du portrait. Au-dessus de cet encadrement, on voit le soleil, qui doit se voiler de nuages, pour ne pas aveugler le spectateur par l’éclat de sa face, symbole de Juste Lipse, qui nous éblouit par ses qualités morales, et dont, comme dit le distique placé sous le portrait, la peinture permet aussi peu de distinguer l’image, que le voile de Timanthe permettait de discerner les traits d’Agamemnon. Sur le socle du portrait, deux lampes antiques brûlent; sur la face antérieure, une médaille avec l’exergue Virtus , une autre avec le mot Roma. Entre ces deux, la devise de Juste Lipse: Moribus antiquis. Plus bas, le distique:
Lipsiadæ, vélum est Timantis, imago. videri Sol quoque sub picea non nisi nube potest.
Henr. d’Oultremont.
Cette planche est signée : Corn. Galle scalp.
Très probablement, c’est un exemplaire d’une gravure de De Jode, appartenant à Jean Woverius et fournie par l’intermédiaire de Galle, dont Rubens se servit pour faire son dessin. Une lettre de Woverius à Balthasar Moretus nous semble le prouver (1).
(1) Imago, quam nuper te comitante Gallæo tradideram, in manibus elegantissimi Rubenii