‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 52 sur 284 · DANS LANCIENNE ÉGLISE DES JÉSUITES A ANVERS · texte numérisé non relu

DANS LANCIENNE ÉGLISE DES JÉSUITES A ANVERS

Photographié d’après le dessin par A. BRAUN.

Pl. 3g3

couleurs de l’original : pu (purper) bl (blauw) sw (swart) b pu (bleek purper) gr (groen) ta (tanneyt = châtain) .

Il est assez probable que le dessin provient de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 458 du catalogue): * Une Sainte famille, très soigneusement exécutée à la craie noire, un peu rehaussée par Rubbens. « Adjugé à Yver pour la somme de 25 florins.

Photographie : A. Braun.

La Sainte Famille.

Le catalogue de la vente Pierre Wouters (Bruxelles, 1797) mentionne sous le n° 5 1 , un dessin de Rubens: « Une S. Famille, terminée aux trois crayons avec grand soin ; on y voit quelques touches savantes à la plume, les carnations frappent la vue par le moelleux et l’arrondissement des chairs. Ce dessin quoiqu’un peu usé, mérite l’attention des amateurs, il est connu par l’estampe gravée par Tassaert, d’après le tableau qui se trouvait ci-devant à la cour de Bruxelles et porte 14 pouces 10 lignes de haut sur 11 pouces 8 lignes de large. » Le tableau dont il s’agit ici est celui que nous avons décrit sous le n° 233. Il est fort probable que le dessin fut fait aux trois crayons pour servir de modèle à un graveur et retouché à la. plume par Rubens.

i3q3. Le Baptême de Jésus-Christ.

Paris, Louvre, 20187. Dessins exposés, n° 5q8.

A la pierre noire sur papier gris. H. 47,7. L. 76,6.

Le dessin reproduit le tableau le Baptême de Jésus-Christ du musée d’Anvers (notre n° 237). Il présente quelques différences avec la peinture. La figure du jeune homme, assis au premier plan et s’appuyant contre l’arbre, manque dans la peinture. Dans le dessin, il n’y a qu’un arbre au milieu ; dans le tableau, il y en a deux. Il y a en outre des différences à signaler dans le geste de St. Jean et dans les figures des femmes, à l’arrière-plan. Le dessin porte des carrés tracés pour servir de points de repère au graveur. Un morceau coupé dans le feuillage de l’arbre a été restauré.

L’auteur du catalogue des dessins exposés au Louvre émet l’opinion que le dessin est une étude pour le tableau. La manière soignée, la facture caressée prouvent clairement que ce n’est pas une esquisse de la main du peintre avant

l’exécution de la peinture, que ce n’est pas même une copie faite par lui d’après son tableau. C’est un travail fait par ou pour un graveur. Nous croyons que l’arbre et les herbages ont été dessinés par Rubens. Le maître doit avoir rapporté d’Italie une copie ou une esquisse du tableau dont il s’est servi, en la remaniant, pour constituer le dessin, destiné à servir de modèle à une gravure qui n’a pas été exécutée.

Gravure: Le dessin a été gravé dans la Gazette des Beaux Arts , T. XXII, p. 3oç).

Photographie: A. Braun.

Voir planche 384.

Le Festin d’Hérodiade.

Weimar. Musée.

Dessin aux crayons noir et blanc.

Le dessin reproduit le tableau de la collection Herman Linde, décrit sous le n° 242. Il diffère par quelques détails de la gravure de Schelte a Bolswert. On y voit, posée sur la table et montée sur un pied élevé, la coupe que, dans la gravure, le convive, assis au milieu, soulève et qui est de forme plus basse. Dans le dessin comme dans le tableau, on voit deux lances; la gravure de Bolswert en montre trois.

Le dessin est évidemment fait d’après le tableau pour servir de modèle à un graveur, probablement à Schelte a Bolswert. Rubens n’y a pas touché.

Il fut adjugé à 48 livres dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 832). Il a appartenu à sir Thomas Lawrence et à Guillaume II, roi de Hollande, dans la vente duquel il fut retiré. La grande duchesse de Weimar, fille de Guillaume II, l’acquit.

Photographie: A. Braun.

1344. La pêche miraculeuse.

Weimar. Musée.

Dessin à la plume et au lavis.

Le dessin reproduit le panneau central du triptyque de l’église de Notre Dame au-delà de la Dyle, à Malines (notre n° 2q5) ; les corrections que l’on y voit, sont les changements apportés par Rubens à la composition

de son tableau pour en faire le modèle de la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 141). Il en résulte que le Christ a, dans le dessin, un double visage, trois mains, et deux manteaux différents.

C’est un travail de la main de Rubens, largement traité, par fortes touches, à l’encre de Chine; les contours et les détails sont tracés à. l’encre.

Jésus-Christ devant Pilate.

Le catalogue de la vente Hazard (Bruxelles, 1789) mentionne, sous le n° 367, un dessin de Rubens, adjugé à 23 florins, qu’il décrit en ces termes: « l’Ecce Homo ou le Christ présenté au peuple, pièce en hauteur, connue par l’estampe gravée par Lauwers, grassement dessinée à la pierre noire, avec quelques touches à la plume dans les têtes du Christ et de Barabas, et légèrement lavée à l’encre de Chine. « Il doit s’agir ici d’un dessin fait par Rubens ou par un élève d’après le tableau décrit sous notre n° 273, pour servir de modèle à la gravure de Nicolas Lauwers (V. S. 256).

1345. Le Christ en croix.

(Le Christ au coup de poing).

Rotterdam. Muse'e Boymans. Dessins, n° 692.

A la pierre noire, lavé à l’aquarelle de blanc et de gris bleuâtre. H. 59. L. 37, 5.

Le dessin représente en sens inverse le sujet gravé par Pontius le Christ en Croix, vainqueur de la Mort et du Péché (V. S. 2g5), avec une légère modification. Dans la gravure, l’ange qui saisit le Péché le tient par le bras ; dans le dessin, il le tient par l’aile. Le dessin est fait avec beaucoup de soin et de vigueur, de la main du maitre. Il a servi de modèle à la gravure. Il se peut fort bien que l’estampe de Pontius n’ait pas d’autre prototype et qu’un tableau représentant ce sujet n’ait jamais existé (Voir notre n° 291).

Le dessin fut adjugé dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 834), avec le St. Roch, à 67 livres; dans la vente La Live de Jully (Paris, 1770, n° 144), pour 5oo livres et 1 sou à Wille, le graveur; dans la vente Guillaume II

(La Haye, i85o, n° 291), à i65 florins; dans la vente G. Leembruggen (Amsterdam, 1866), à 4o5o florins. Ce dernier prix est le plus élevé qui ait jamais été payé pour un dessin du maître.

Photographie: Hoogwinkel.

Le Christ en croix auquel on porte un coup de lance.

Londres. National Gallery. Dessins, n° 8.

Lavé de blanc, noir et gris.

Dessin d’après le tableau de musée d’Anvers (notre n° 296), fait pour la gravure de Boëce a Bolswert (V. S. 333).

Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 833), il fut adjugé à Hecquet avec un Mariage de la Vierge pour la somme de 108 livres. Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.

La Descente de Croix.

Paris, Louvre, 2o3ii. Dessins exposés, n° 58 1.

Aux trois crayons et à la plume, lavé d’encre de Chine et rehaussé de blanc sur papier gris. H. 55. L. 43.

Dessin fait pour la gravure de Luc Vorsterman (V. S. 343), d’après le panneau central du triptyque de la cathédrale d’Anvers (notre n° 307). Le dessin a été revu par Rubens, qui en a rehaussé le relief par des retouches de blanc. Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741) mentionne sous le n° 827: « Onze dessins, dont la Descente de la Croix. »

Photographie : A. Braun.

1346, 1347. La Visitation et La Présentation au Temple.

Le catalogue de la vente Lebrun (Paris, 1791, n° 264) mentionne: « Deux belles grisailles peintes à l’huile sur bois, au stil de grain et rehaussé de blanc; l’une représente la Visitation de la Sainte Vierge à Elisabeth, composition de six figures; l’autre est la Présentation au Temple, riche composition, où l’on

LA MAISON DE RUBENS (Façade latérale, portique et pavillon).

compte io figures ; ils ont servi à graver les deux belles estampes de Pierre de Jode (et de Pontius). Ces deux morceaux d’un genre rare et intéressant sont d’une belle conservation. Hauteur 27 pouces et demi ; largeur 22 pouces. Elles viennent de la vente de M***, du lundi 26 novembre 1787, n° i35. « La grisaille de la Visitation a servi de modèle au graveur Pierre De Jode pour son estampe (V. S. 6) du volet gauche du triptyque de la Descente de Croix (notre n° 3o8). Dans la gravure, la composition du tableau est entièrement remaniée. Celle de la Présentation au Temple servit de modèle à la gravure de Pontius (V. S. 48), reproduisant, avec des modifications importantes, le volet de droite (notre n° 3og).

Le catalogue de la vente Gérard Hoet mentionne sous le n° 452 : « La Présentation au Temple, une composition grandiose et riche, à la plume et légèrement lavée. * Il fut acheté à 40 florins par Yver.

1348. La Vierge accompagnée de deux anges qui lui tirent

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