‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 53 sur 284 · UN GLAIVE DU SEIN · texte numérisé non relu

UN GLAIVE DU SEIN

Dans la vente sir Thomas Lawrence parut un dessin à la craie, correspondant à la gravure de De Leeuw et représentant la Vierge accompagnée de deux anges qui lui tirent un glaive du sein (V. S. i5g).

Il est assez probable que ce dessin servit de modèle au graveur et qu’il n’a pas existé de tableau de ce sujet (Voir notre n° 3i6).

134g. Le Christ mort sur les genoux de la Vierge.

Paris. Louvre, 20184. Dessins expose's, n° 55o.

Au crayon, vigoureusement lavé de bistre et d’encre de Chine et retouché à l’huile sur papier gris. H. 46,7. L. 37,2.

Le dessin représente la composition du tableau du musée de Bruxelles (notre n° 3 17), à l’exception du St. François, qui manque ici. Comme dans la gravure de Pontius (V. S. 368), St. Jean pose la main sur l’épaule de la Vierge. La place que ce Saint occupe dans le tableau est restée manifestement vide dans le dessin. Il faut conclure de ces particularités, que le présent dessin a été fait par Rubens pour la gravure de Pontius et que le maitre

avait primitivement l’intention de ne pas faire figurer St. François dans l’estampe. Il est revenu plus tard sur cette intention si clairement exprimée et a donné à St. François, dans la gravure, la place qu’il occupe dans le tableau.

Dans la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 36g), St. Jean tient la main droite sur la poitrine comme dans le tableau.

Le dessin de toute beauté est fort probablement fait par un élève de grand mérite, tandis que les retouches à l’encre, au bistre et à l’huile sont de la main de Rubens. C’est un des exemples les plus frappants du soin qu’il prenait de fournir des modèles parfaits à ses graveurs et de la sûreté de main avec laquelle il jetait ses retouches sur le travail de ses collaborateurs.

Photographie: A. Braun.

Voir planche 387.

i35o. Le Christ au tombeau.

Vienne. Collection Albertine, 393.

A la pierre noire, lavé de bistre. H. 32.5, L. 24.6.

Le dessin reproduit le Christ au tombeau , tel qu’il se trouve sur le panneau central du triptyque le Christ à la paille (notre n° 327).

Il est fait de la main de Rubens pour servir de modèle au graveur Nicolas Ryckemans (V. S. 3gq). Le dessin est traité légèrement, indiquant les effets plutôt que de les détailler, avec une admirable sûreté de main. Photographie: A. Braun.

La Résurrection du Christ.

Londres. Collection Malcolm, n° 590 du catalogue.

A la plume, ombré de bistre et rehaussé de blanc. H. 3o.5, L. 18. 5.

Le dessin très soigneusement achevé reproduit le panneau central du triptyque la Résurrection du Christ , de la cathédrale d’Anvers (notre n° 33q). Il a été fait pour servir de modèle à l’estampe de Schelte a Bolswert (V. S. 3g8).

Il a passé par les ventes Tonneman (Amsterdam, 1754), adjugé à 5i florins à Gérard Hoet; Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 244), adjugé à Yver pour 49 florins, et sir Thomas Lawrence.

i35i. La Descente du St. Esprit.

Londres. National Gallery. Dessins, 7.

Lavé de noir, blanc et gris. H. 59.5, L. 42.

Dessin fait pour la gravure de Paul Pontius (V. S. 438), d’après le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n° 353). Le maître l’a rehaussé de retouches au blanc et a accentué les contours au moyen de la plume. Il montre, à droite (à gauche dans l’estampe), un apôtre qui lève le bras, attitude reproduite dans le premier et rarissime état de l’estampe de Pontius. Dans le second état, l’apôtre a baissé le bras.

Le dessin a passé par les ventes Crozat (Paris, 1741, n° 835, adjugé à Hecquet) et sir Thomas Lawrence. Il est venu à la National Gallery avec la collection de sir Robert Peel.

Photographie: Morel li.

L’Assomption de la Vierge.

Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 8 3 1) mentionne une « Assomption de la Vierge. Dessin très fini qui a servi à Bolswert pour graver son estampe. « Mariette, le rédacteur de ce catalogue, dit ailleurs (Abecedario. V, g3) que le dessin de Crozat a été reproduit par Pontius (V. S. 28); il ajoute que dans la vente Crozat, il fut acquis par Hecquet, à 58 livres, et passa depuis en Hollande (Voir notre n° 358).

Dans la vente Tonneman (Amsterdam, 1754), « une Assomption de la Vierge, la plus belle qui ait été gravée, « fut adjugée à De Leth pour la somme de 461 florins. Le catalogue néglige de dire laquelle des Assomptions gravées mérite d’être louée comme la plus belle, de sorte qu’il est difficile de dire s’il s’agit ici de l’une des estampes de Schelte a Bolswert ou de celle de Pontius. Cependant, considérant que le dessin d’une des deux Assomptions de Schelte a Bolswert, la seule dont un dessin soit mentionné, fut vendu également en 1754 (Voir notre n° suivant), nous nous croyons autorisé à appliquer à la gravure de Pontius l’éloge du dessin de la vente Tonneman

i352. L’Assomption de la Vierge.

Le catalogue de la vente Tersmitten (Amsterdam, 1754, n° 404) décrit en ces termes un dessin de Rubens: « Une très grande pièce d’autel, représentant Y Assomption de Marie , en une riche ordonnance, dessinée à la craie noire,

lavée et un peu coloriée. Cette belle pièce, qui, dans certaines parties, avait

quelque peu souffert, a été magistralement restaurée par le célèbre de Wit. Elle a été gravée par Schelte a Bolswert en sens inverse; elle mesure cinq pouces de plus en hauteur et deux pouces de plus en largeur que l’estampe. » La même pièce revient dans la vente Oudaan (Rotterdam, 1766), où elle fut adjugée à 36o florins ; dans la vente Van Schorel (Anvers, 1774), dont le catalogue la mentionne comme représentant le tableau de la cathédrale d’Anvers tel qu’il fut gravé par Schelte a Bolswert (V. S. 12).

Nous n’avons pas vu le dessin et ignorons ce qu’il est devenu, mais le fait

qu’il était retouchée à la couleur et les éloges qu’on lui décernait au siècle

dernier, semblent nous autoriser à le regarder comme le modèle remis par Rubens à Schelte a Bolswert pour exécuter son estampe, qui, comme nous l’avons fait observer, diffère considérablement du tableau (Voir notre n° 35g).

L’ Assomption de la Vierge.

Florence. Musée.

Dessin conforme à la gravure de Witdoeck (V. S. 26) et fait par ce

graveur sous la direction du maître, d’après le tableau de la galerie de

Liechtenstein (notre n° 36o). La gravure, comme le dessin, présente des variantes avec le tableau.

Photographie : A. Braun.

L’ Assomption de la Vierge.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° 1001) mentionne une Assomption de la Vierge connue par l’estampe qu’en a gravée à l’eau-forte Panneels (V. S. 33); ce dessin, fait à la plume et au bistre rehaussé de

blanc, est d’un tiers plus grand que l’estampe (Voir notre n° 36i). Il fut

adjugé à 40 livres 3 sous.

MAISON DE RUBENS (Façades, jardin et deux chambres).

Il reparut dans la vente Lebrun (Paris, 1791, n° 267), dont le catalogue indique sa dimension: 18 pouces de hauteur sur i3 pouces de largeur.

i353. Le Martyre de St. André.

A la pierre noire, rehaussé de blanc. H. 64, L. 47.

Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 829) mentionne un dessin de Rubens représentant le Martyre de St. André (notre n° 38g), gravé par Voet (V. S. 5), qui fut adjugé, avec quatre autres pièces, à 66 livres. Il passa par la vente Mariette (Paris, 1775, n° 996), où il fut adjugé à i65o livres; dans la vente Randon de Boisset (Paris, 1777, n° 3oo), il rapporta i5oo livres; dans celle de Vassal de St. Hubert (Paris, 1779), i35o livres; dans celle de Lebrun (Paris, 1791), 1000 livres. Dans cette dernière vente, il fut adjugé à van Loo. En i83o, il appartenait à sir Thomas Lawrence. Nous ignorons ce qu’il est devenu depuis lors. La haute estime dont il a joui partout où il a paru, nous décide à l’attribuer à Rubens lui-mème

La Conversion de St. Bavon.

Le catalogue de la vente Wouters (Bruxelles, 1797) mentionne sous le n° 52 des dessins: “ St. Bavon qui se retire du monde, et qui fait distribuer son bien aux pauvres, dessin capital à la plume et lavé de bistre, de i5 pouces de haut sur 11 pouces 9 lignes de large, connu par l’estampe gravée par F. Pilsen » (V. S. 14). Voir notre n° 396.

S te. Catherine.

Vorsterman a reproduit une Ste. Catherine dessinée par Rubens (V. S. 34), d’après une statue antique : ex marmore antiquo dit l’inscription de la gravure.

Schelte a Bolswert a gravé la même figure sous le nom de Ste. Barbe en

remplaçant l’épée et la roue par la palme et la tour. Rubens l’a peinte sous

le nom de Ste. Martine sur un des volets de la Résurrection du Christ dans

la cathédrale d’Anvers (Voir notre n° 335).

i354- Le Martyre de St. Étienne.

St. Pétersbourg. Ermitage.

A la pierre noire, lavé et rehaussé d’un peu de couleur.

Le dessin reproduit le panneau central du triptyque du musée de Valenciennes (notre n° 410). Il est fait de la main de Rubens, évidemment pour servir de modèle à un graveur, mais il n’a pas été reproduit. Le coin droit en haut, n’est pas terminé; la figure du Christ est tracée au contour, celle de Dieu le père est à peine indiquée. Sur un fond délicatement dessiné, Rubens a posé par grandes masses ses grasses touches sombres. Le dessin fut adjugé dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 1102) à Muyske pour la somme de i3 florins 5 sous.

Photographie : A. Braun.

Voir planche 388.

St. François d' Assise reçoit les stigmates.

Paris. Louvre, 2o3i2. Dessins exposés, n° 582.

A la plume et à la pierre noire, lavé d’encre de Chine et rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 52, L. 35.

Le dessin reproduit le tableau du musée de Gand (notre n° 416). Il a été exécuté par Vorsterman pour sa gravure (V. S. 26) et a fait partie de la collection de Jabach.

St. François d' Assise reçoit l’enfant Jésus des mains de la Vierge.

Dans la collection de sir Thomas Lawrence (n° 87 du catalogue), Smith vit un dessin exécuté au bistre et reproduisant le tableau du musée de Lille (notre n° 419). Il était fait pour servir de modèle à la gravure de Michel Lasne (V. S. 42).

Les Miracles de St. François Xavier.

Paris. Louvre, 2o3o8. Dessins exposés, n° 583.

A la pierre noire et à la plume, avec quelques rehauts de blanc sur papier gris. H. 55.5, L. 43.

Le dessin reproduit le tableau du musée impérial de Vienne (notre

n° 432). Il est fait pour servir de modèle à la gravure de Marinus et a été retouché par Rubens (V. S. 47). Il est légèrement coupé sur les deux côtés et provient de la collection Jabach.

Photographie : A. Braun.

Les Miracles de St. Ignace.

Paris. Louvre, 20307. Dessins exposés, n° 584.

A la pierre noire, gouaché et rehaussé de blanc sur papier gris. H. 52. 1, L. 41.2.

Le dessin reproduit le tableau de la galerie impériale de Vienne (notre n° 454) et a été fait pour la gravure de Marinus (V. S. 67). Rubens y a posé les rehauts blancs. Il a été coupé sur les deux côtés et dans le haut et a fait partie de la collection Jabach.

Photographie : A. Braun.

St. Ildefonse recevant la Chasuble des mains de la Vierge.

Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 818) mentionne un « S. Ildefonse recevant un habit des mains de la Sainte Vierge. Ce dessin a été gravé par Witdoeck et provient de la collection de M. Jabach. « Adjugé avec le Martyre de St. Pierre à i58 livres.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1 775, n° ioo3) le mentionne en ces termes: « Saint Ildephonse recevant des mains de la Vierge une

chasuble, superbe composition de six figures en pieds et d’une gloire d’anges au-dessus. Ce sujet est connu par l’estampe qu’en a gravé, d’après et de même grandeur, Witdoeck; il est fait à l’encre de Chine, rehaussé de blanc et d’une conservation parfaite ; l’intelligence du clair obscur y est observée avec tout l’art possible. « Adjugé à 25 1 livres.

Le dessin reproduit le panneau central du triptyque du musée impérial de Vienne (notre n° q56). Il a été fait pour servir de modèle à l’estampe du graveur Witdoeck (V. S. 85).

Voorhelm Schneevoogt (Saints, 87) mentionne une gravure de M Watelet; faite d’après un dessin de Rubens représentant le groupe qui, dans le tableau, se trouve sur la gauche de la Vierge.

St. Joseph tenant l’enfant Jésus.

Bruxelles. Collection Comte du Chastel-Andelot.

Dessin à la craie noire et à l’encre. H. 35, L. 3o.

St. Joseph est debout, les yeux levés au ciel, où apparait Dieu le père. Il tient l’enfant Jésus, acceptant des fleurs présentées par un ange debout, qui porte d’autres fleurs encore dans sa robe relevée. A côté de ce dernier, un angelet cueille des fleurs.

La composition est cintrée dans le haut. Elle reproduit le tableau que Rubens peignit pour l’Ermitage des Carmes déchaussés à Morlane près de Namur (Voir notre n° q65). Le dessin a été fait pour un graveur, mais la planche pour laquelle il devait servir n’a pas été exécutée. F. De Roy a gravé le buste de St. Joseph (V. S. 97); un anonyme a emprunté les figures principales de la composition pour en faire une image de dévotion en y introduisant des motifs secondaires (V. S. 98). Nous reproduisons le dessin, parce que seul il nous fait connaître exactement un tableau brûlé de Rubens.

Photographie: Alexandre.

Voir planche 38g.

Le Martyre de St. Laurent.

Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 823) mentionne: « Le Martyre de St. Laurent; dessein sur lequel Vorsterman a gravé son Estampe » (V. S. 100). Il fut vendu 3i livres, avec neuf autres dessins (Voir notre n° 468). Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.

S te. Madeleine repentante.

St. Pétersbourg. Musée de l’Ermitage.

A la pierre noire.

Dessin reproduisant le tableau du musée impérial de Vienne (notre n° 470), avec quelques différences dans les bijoux. Le dessin n’est pas de Rubens à qui on l’attribue. Il doit être du graveur anonyme, dont Luc Vorsterman a édité la planche (V. S. 53).

Photographies : Ch. Roettger; A. Braun.

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