‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 54 sur 284 · LE PROPHÈTE JÉRÉMIE · texte numérisé non relu

LE PROPHÈTE JÉRÉMIE

Dessin photographié par A. BRAUN.

Pl. 3g6

La Décapitation de St. Paul.

Londres, National Gallery, Dessin n° 6.

A l’aquarelle. H. 70, L. 52.

Le dessin reproduit le tableau qui jadis se trouvait au Rouge-Cloître, près de Bruxelles (notre n° 478). Il a été fait pour le graveur, mais l’estampe n’a pas été exécutée. Quoique fort beau, il n’est pas de la main de Rubens. Nous le reproduisons parce qu’il nous fait connaître une grande composition du maitre qui a péri.

Dans la vente du duc de Tallard (Paris, 1756, n° 406), il fut adjugé à i5i livres 3 sous. Il appartint plus tard à sir Thomas Lawrence, de la collection duquel il passa à la National Gallery.

Le Louvre (Dessins, n° 20321, H. 43.3, L. 31.7) possède une copie à l’aquarelle de ce dessin, où il manque les anges que nous voyons dans la pièce de la National Gallery. Cette dernière est cintrée seulement dans le milieu de la partie supérieure ; dans le dessin du Louvre, toute la partie supérieure est cintrée.

Photographies: (dessin de la National Gallery) Morelli; (dessin du Louvre) A. Braun.

Voir planche 3go.

St. Pierre et St. Paul.

Vienne. Collection Albertine, n° 352.

A la pierrre noire, rehaussé à l’encre de Chine et au blanc.

Le dessin reproduit exactement le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n° 486), à l’exception des têtes des deux apôtres qui sont modifiées. Dans le dessin, St. Pierre a le dessus de la tête chauve; dans le tableau, il a une chevelure légère ramenée sur le devant. Le dessin, fait avec soin et vigueur, n’est pas de la main du maitre, mais retouché par lui. Il a été fait par ou pour le graveur, mais n’a pas été reproduit.

Photographie: A. Braun.

Le Crucifiement de St. Pierre.

Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 818 et 821) mentionne deux

dessins du Crucifiement de St. Pierre (notre n° 487). Le premier qui avait appartenu à Jabach était un modèle fait pour le graveur, mais non exécuté; le second était « une première idée pleine d’esprit » du tableau. L’un des deux appartient au musée de Stockholm, où il se trouve sous le nom de Van Dyck.

St. Rock intercédant pour les pestiférés.

Le musée de Florence possède un dessin, reproduisant le St. Roch intercédant pour les pestiférés de la cathédrale d’Alost (notre n° 488). Il est tourné dans le sens de la gravure de Pontius (V. S i33) et doit avoir été copié d’après

celle-ci.

Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 834), le St. Roch et le Crucifix ,

gravés par Pontius, furent adjugés ensemble à 67 livres. Mariette (Abecedario.

V, 107) dit du St. Roch gravé par Pontius: « M. Crozat avoit le dessein sur

lequel cette estampe a été gravée, mais presque point retouché par Rubens. M. de la Live, qui en avoit fait l’emplette, en fit présent au comte de Cobentzel, et, celui-ci ayant vendu son cabinet à la Czarine, le dessein est passé entre les mains de cette princesse. »

Photographie : A. Braun.

Les Miracles de Ste. Walburge.

Vienne. Collection Albertine, n° 415.

Dessina la sanguine, à la pierre noire, lavé à l'encre de Chine. H. 3o.8, L. 38. 1.

Le dessin reproduit l’une des prédelles de YErection de la Croix (notre n° 285). Il a été exécuté pour servir de modèle à un graveur, mais n’a pas été reproduit.

Photographie : A. Braun.

La Bataille des Amazones.

Bellori dit que le dessin de la Bataille des Amazones (notre n° 570) fut fait pour le graveur par Antoine Van Dyck, lorsqu’il était élève de Rubens. Mariette (Abecedario. V, 1 1 5) dit de la gravure de Pontius : « J’ay veu le dessein

sur lequel cette pièce a été gravée; il étoit au crayon noir, fait par quelque disciple de Rubens, et ce grand peintre s’estoit contenté d’y donner quelques coups de plume dans les testes. Ce seroit un morceau sans prix s’il avoit continué sur tout le dessein le même travail, car il était alors bien en verve. « Le catalogue de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760) mentionne, sous le n° 461 : « Une étude de la célèbre Bataille des Amazones , très vigoureuse et hardie, à la plume et au lavis par Rubens. « Adjugée à Van der Mark, à 3o florins.

Bacchus ivre soutenu par un Satyre et par un Faune.

Paris. Louvre, 20403.

A la pierre noire. H. 16.7, L. 20.1.

Dessin fait pour la gravure de Suyderhoef (V. S. 124), reproduisant le tableau décrit sous notre n° 576.

Erichtonius dans sa corbeille.

Londres. British Muséum, 5237-78, Sloane.

Dessin à l'encre et à la pierre noire.

Le dessin reproduit le tableau de la galerie de Liechtenstein (notre n° 606). C’est le modèle de la gravure de Van Sompel (V. S. 78). L’estampe montre une variante du côté droit, où l’on voit un paysage, tandis que dans le dessin, comme dans le tableau, on y voit un terme à tête de Pan.

Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 820), le dessin fut adjugé, avec trois autres, pour la somme de 17 livres.

Photographie : Morelli.

Erichtonius dans la corbeille.

Londres. British Muséum. Sloane collection, 5226-40.

A la plume, retouché à la pierre noire et à la sanguine. H. 17.5, L. 23.4

Le dessin reproduit le tableau de la galerie du duc de Rutland (notre n° 607). Il a été probablement fait pour un graveur, mais n’a pas été reproduit. Photographie : Morelli.

Les trois Grâces.

Le catalogue de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 456) mentionne : « Les trois Grâces, auprès d’une fontaine. Fort détaillé, à la pierre noire, quelque peu lavé et rehaussé. » Il fut adjugé à Reyckevorst pour la somme de 42 florins.

Il reparut dans la vente d’Argenville (Paris, 1779), où il fut adjugé à 25i livres.

Ce doit être le dessin fait pour servir de modèle à l’estampe de Pierre De Jode (V. S. 73). Voir notre n° 6i3.

Les trois Grâces.

Rotterdam. Muse'e Bovmans, 701.

Paris. Louvre, 20418. H. 5o,5, L. 37,6.

Les trois Grâces, soutenant un panier de fleurs au-dessus de la tète, sont représentées dans un dessin que possède le musée de Rotterdam et qui probablement a été fait pour le graveur. Le Louvre possède un dessin de la même composition, largement traité à la plume et lavé à l’encre de Chine, mais non de la main de Rubens (Voir notre n° 614).

Nous retrouvons l’un ou l’autre de ces deux dessins dans les ventes Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 463), adjugé à 16 florins 10 sous; Wouters (Bruxelles, 1797, n° 57); Ploos van Amstel (Amsterdam, 1800, p. 46, n° 43 du ir vol. du catalogue).

Photographie du dessin du Louvre : A. Braun.

1 355 . Hercule au jardin des Hespérides.

Paris. Louvre, 20223.

Esquisse à l’huile. H. 44. L. 25.

L’esquisse reproduit le tableau du palais Durazzo à Gênes (notre n° 617). Quoique classé parmi les dessins au Louvre, ce n’est pas un dessin proprement dit, mais une copie peinte de la main du maître d’après son tableau.

Photographie : A. Braun.

Voir planche 3gi.

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