UNE ÉTUDE POUR LA CHUTE DES RÉPROUVÉS
Dessin photographié par PRAETORIUS.
Pl. 404
genoux, regarde impassible devant elle. St. Joseph, les yeux à demi fermés, tourne la tête vers Marie. L’enfant regarde le spectateur et touche d’une main la barbe de son père nourricier.
Le dessin représente un des groupes que Michel Ange a peints dans la voûte de la Chapelle Sixtine. Du côté gauche seulement, on voit l’encadrement que forme la lunette dans laquelle la composition est peinte. A droite, une partie du bras de la Vierge est coupée.
Photographie : A. Braun.
i375. Le Christ chez Simon le Pharisien, d’après Paul Véronèse.
Londres. Collection Malcolm, 594.
A la plume, lavé de bistre. H. 45, L. 91.5.
Copie faite d’après le tableau de Paul Véronèse qui se trouve au musée de Turin, n° 234. On y voit une table dressée, en plein air, sur la terrasse d’un somptueux édifice. Le Christ est assis à l’extrême droite, sa mère lui parle ; Marie Madeleine, agenouillée devant lui, oint ses pieds. A table sont assis de nombreux convives dans le costume des riches Vénitiens du XVIe siècle. A l’extrême droite, un groupe de mendiants asssis ou debout. Le dessin porte dans la partie supérieure, à gauche, l’inscription : Paolo Calliari da
Verona.
Dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 1101), ce dessin fut adjugé à Ryckevorst pour la somme de 42 florins.
1376. La dernière Cène, d’après Léonard da Vinci.
On regarde généralement comme ayant été exécutée d’après un dessin de Rubens la gravure de Pierre Soutman, reproduisant la Dernière Cène de Léonard da Vinci. La planche ne donne que la partie supérieure de la célèbre fresque, en omettant le bas, où l’on voit les jambes des convives. Le caractère des traits est plus fortement accentué que dans la peinture, ce qui a fait dire que Rubens et Soutman ont fourni plutôt la caricature que la reproduction du chef-d’œuvre de Léonard da Vinci. Le premier état de la gravure porte les inscriptions : « Lionardo da Vinci pinxit. P. Soutman effigiavit et excud. Cum Privilegio. « Au second état les mots : « Rubens delin. « ont remplacé ceux de « Soutman effigiavit et Excud. »
Dans la vente sir R. Frederick (Londres, 1874), le dessin fut adjugé à Filpot, pour la somme de io5 livres sterling.
Le musée de Dijon possède un dessin de la Cène, attribué erronément à Rubens.
Gravure: V. S. Nouveau Testament, 23 1.
1377. Le Christ et un Apôtre, d’après Léonard da Vinci.
Paris. Louvre, 20191. Dessins exposés, n° 566.
Aux crayons rouge et noir, lavé d’encre de Chine, de bistre et d’aquarelle sur papier gris. H. 3 1 .4, L. 43.5.
Le Christ et l’apôtre qui se trouve à l’une des extrémités de la fresque, ont les deux mains étendues. Les deux figures sont dessinées sur deux morceaux de papier qui ont été collés sur une même feuille. La partie supérieure des personnages seule est reproduite. Devant le Christ se trouve une coupe sur un pied élevé, qui ne se voit pas dans la fresque.
P h otograph ie : A . B rau n .
1378. Le Christ mis au tombeau, d’après Raphaël.
Il existe une gravure de Luc Vorsterman, reproduisant un dessin attribué à Rubens, d’après la Mise au tombeau du Christ par Raphaël. Cette gravure a été copiée par un anonyme (Michel van Lochem exc.).
Le Christ est posé sur un cube de pierre. Un disciple le tient par les épaules; deux autres l’ont porté sur le linceul; un quatrième a passé le bras du Christ par dessus son épaule et aide ainsi à le soutenir. Marie et St. Jean se tiennent au second plan; la Madeleine est agenouillée aux pieds du Christ qu’elle embrasse. La gravure de Vorsterman porte la dédicace : « Mariæ Magnæ Britanniæ Serenissimæ Reginæ hæc Christi corporis humatio, a Luca Vorstermanno in æs incisa a Raphaello Urbin. delin. D. D. Ex Arundeliana penu deprompta cum privileg. Reg. excusa. 1628. «
Le nom de Rubens ne se rencontre pas sur l’estampe.
Gravures: V. S. Nouveau Testament 386, Luc. Vorsterman; Anonyme (Van Lochem exc.).
i379- Le Christ donnant les clefs a St. Pierre, d’après Raphaël.
L'iconographie rubénienne cite dans l’œuvre du maître une gravure de Pierre Soutman d’après Raphaël et représentant le Christ donnant les clefs à St. Pierre. A droite, le Sauveur est debout montrant du doigt le premier des Apôtres qui est agenouillé devant lui et tient les clefs. • Derrière St. Pierre, les apôtres, à la file, écoutent avec respect et étonnement ce que le Christ dit. En légende les mots: « Tu es Petrus et supra hanc petram ædificabo Ecclesiam meam : et portæ inferi non prævalebunt adversus eam. Mathæi 16. « Dans le coin inférieur, à gauche: « Raphaëllo Urbijn Pinxit. P. Soutman delin. et excud. Cum Privil. « Le nom de Rubens n’est pas mentionné sur la planche. On peut admettre cependant que Soutman a gravé cette estampe, comme quelques autres, d’après un dessin fait par Rubens en Italie. Quand on compare la gravure avec le dessin de Raphaël que possédait le duc d’Orléans et qui a été gravé à l’eau-forte par P. P. A. Robert (Cabinet du roi par Crozat pl. 40) et sur bois par Nicolas Le Sueur, on remarque que l’estampe de Soutman reproduit assez librement les physionomies des personnages et certains détails. Dans son estampe, le Christ est entouré de brebis qui manquent dans le dessin de Raphaël ; par contre, on n’y voit pas la silhouette de la ville de Jérusalem que l’on aperçoit dans le fond du dessin. Rubens a fortement accentué le type juif des apôtres, auxquels Raphaël avait prêté un caractère de beauté académique.
La gravure de Soutman, comme le dessin de Raphaël, reproduit un des cartons des Actes des Apôtres, de ce dernier maître.
Gravure: V. S. Nouveau Testament 187, P. Soutman.
i38o. Le Buste de Jésus Christ, d’après un tableau ancien.
Les iconographies rubéniennes mentionnent plusieurs estampes représentant les bustes de Jésus-Christ et de la Vierge. Le Christ est vu de profil, regardant droit devant lui, la barbe entière et courte, les cheveux longs séparés sur le front et descendant en boucles sur les épaules. Le cou est nu, la partie supérieure d’un vêtement simple, bordé d’un ourlet, est visible. La Vierge lève les yeux au ciel, elle a la tête couverte d’un tissu flottant, drapé comme la coiffe d’une religieuse. Les deux bustes sont entourés d’un encadrement ovale.
Les gravures de Pontius et celle que Jean Galle a publiée portent la mention que la tête du Christ a été faite d’après un dessin de Rubens, exécuté par lui d’après un tableau ancien, que St. Ignace avait en grande vénération à Rome, et qui fut apporté de cette ville et donné à l’église de la Vierge à Halle par Jean Woverius. La gravure de Pontius porte l’inscription: « Reverendissime in Christo Pater Muti Vitellesce generalis, et vos societatis Jesu omnes, vere viri Dei. Dei-Hominis, speciosissimi Regis, indeficientem contemplationem vobis, imo universo populo Christiano, divina hæc imago offert; quæ in manibus, in osculis, in summa veneratione S. Ignatio Societatis vestræ Auctori fuit. Quintinus Charlartus tanti Patris Amicus, deinde Filius, suspiciendæ veritatis tabulam (Deo simillimam esse, divinorum participes pronuntiaverunt) Roma in Belgium detulit: ac postmodum Matri suæ dono dédit etc. Ad
sacræ vetustatis admirandæque artis prototypon Petrus Paulus Rubens delineabat, P. Pontius incidebat. »
L’inscription de la gravure publiée par Galle commence aux mots : « Dei- Hominis, speciosissimi » et continue comme celle de l’estampe de Pontius jusqu’à l’etc. qui est remplacé par les mots: « apud cujus hæredes toto pæne vertente sæculo mansit, donec in possessionem venit Joannis Waveri (Woveri) Antverpiensis, Equitis et Régi Catholico a consiliis, qui eam Hallis in æde Deiparæ Virginis dedicavit ; inde ad sacræ vetustatis admirandæque artis prototypum delineavit Petrus Paulus Rubenius ærique incisam excudit Joannes Gallæus Antverpiæ. «
La gravure de la tête de la Vierge ne porte pas de mention analogue ; elle a été gravée pour faire pendant à celle du Christ, d’après un modèle de provenance inconnue.
Gravures: V. S. (Histoire et Allégories sacrées) 70, P. Pontius et 71 Anonyme (G. Hendricx exc.) ; 72 et 73, Ægid. Rucholle; 74 et 7 5, Anonyme (Jean Galle exc.); 76 et 77, C. Galle; 78 et 79, Anonyme; 80 (La Vierge seule), Anonyme (Gillis Hendricx exc.); 83, Anonyme.
i38i. L’Aveugle Elymas, d’après Raphaël.
Vienne. Collection Albertine, 488.
A la craie noire. H. 28, L. 41.
Elymas est vu de profil, tendant les deux bras en avant, comme un aveugle qui cherche son chemin en tâtonnant. Il a la tête couverte d’une calotte, une légère draperie couvre ses épaules.
Un groupe du tableau