LA RÉCONCILIATION D’ESAU ET DE JACOB
Dessin photographié par JOS. MAES.
Pl. |.o5
Le dessin fait d’une main légère, à larges traits, reproduit la figure principale du carton de Raphaël: la Punition d’Elymas. Rubens a utilisé cette figure dans les Miracles de St. François Xavier , notre n° 432.
La même figure est reproduite dans un dessin que possède le musée de Dusseldorf.
i382. St. Pierre martyr, d’après le Titien.
La « Spécification des peintures trouvées à la maison mortuaire de feu Messire Pierre-Paul Rubens « mentionne sous le n° 3: « Un grand dessein de S. Pierre martyr, qui se voit à Venise dans l’église SS. Jean et Paul, de Titian. »
Le dessin fut vendu au roi d’Espagne pour la somme de 5oo florins. Dans le compte de la mortuaire de Rubens, il est désigné comme * Une pièce de S. Pierre Martyr, d’après le Titien, marquée n° 3 (1). «
Le tableau du Titien périt dans l’incendie de l’église SS. Jean et Paul, à Venise, en 1867.
i383. Un Chevalier conduit par un Génie, d’après Pordenone.
Louvre. Collection His de la Salle, 212.
Dessin à l’aquarelle en couleurs diverses. H. 39. 5, L. 33.5.
Un chevalier couvert d’une cuirasse, la tête nue, la chevelure longue, tenant d’une main une plume ou une branche de feuillage, donnant l’autre à un ange, s’avance en levant le regard d’un air inspiré. Le génie qui le conduit est vêtu d’une longue robe flottante et du doigt levé lui montre le ciel. Le dessin porte, sur un carré de papier collé dans le coin supérieur, à gauche, l’inscription suivante, tracée de la main de Rubens : « In concavo hoc depictum est a lateribus utrinque templum Pacis quod procul visentibus integrum stare videtur, appropinquantibus vero et dapsidem subeuntibus corruere ac plane dissolvi. Pinxit Pordenonus Tarvisii. «
(1) Een stuck van St. Peeter martir, nae Titiaen, geteeckent n° 3, voor gl. 5oo. (Bulletin des Archives d Anvers. II, 83).
Comme l’explique cette annotation, ce groupe fut peint par Pordenone à Trévise. Ce peintre exécuta dans l’église St. Pierre de cette ville des fresques; Rubens a copié l’une d’elles dans ce dessin.
Photographie: A. Braun.
1384. Danaë, d’après le Titien.
Il existe une gravure de J. L. Krafft, représentant Danaë assise sur son lit, l’un bras appuyé sur les coussins, l’autre passé entre les deux jambes. A côté d’elle, une vieille femme déploie un tissu pour y recueillir les pièces d’or que Jupiter fait tomber du ciel. La gravure porte les indications : Titiano, P. P. Rubens del. Il reproduit, en fac-similé, un croquis fait d’après une œuvre du Titien.
Gravure: V. S. Fable 6, J. L. Krafft.
i385. Danaë, d’après le Titien.
Une gravure de Pierre Soutman reproduit une Danaë du Titien. Elle est couchée toute nue sur le lit, la tête reposant sur des coussins, une main pliée au-dessous de la tête, l’autre posée sur sa nudité. Des rayons percent à gauche. Dans le lointain, on aperçoit la mer. Au-dessus de la nymphe, à droite, une colonne et un rideau.
La gravure porte l’inscription: « Titianus pinxit. P. Soutman fecit. ?> Le nom de Rubens n’est pas mentionné. Il est permis de supposer que le modèle de la gravure était un dessin fait par Rubens, d’après le tableau du Titien, et faisant partie de la série de pièces semblables gravées par Soutman.
Gravure non citée: P. Soutman.
U Enlèvement d’Hélène , d’après le Primatice.
Vienne. Collection Albertine, 417.
A la plume, relevé de blanc, gris et jaune. H. 27.5, L. 40.7.
Sept guerriers, dans une barque, enlèvent Hélène. Deux la retiennent par le corps ou par les vêtements, un troisième repousse les attaques des Grecs
qui se trouvent sur le rivage, un autre encore met la barque en mouvement. A l’arrière-plan, une seconde barque et un gros navire.
Le dessin porte une fausse signature de Rubens.
Le Louvre possède un dessin de la même dimension, n° 20268, reproduisant
la même scène. Il est exécuté à la plume et au lavis, rehaussé de blanc.
Les deux travaux nous semblent également douteux.
Photographie (le dessin de l’Albertine) : A. Braun.
i386. Le Ravissement d’Hylas par les Nymphes, d’après Jules Romain.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 814) mentionne « Le Ravissement d’Hylas par les Nymphes d’après Jules Romain, » adjugé, avec trois autres dessins de Rubens, à i3o livres.
1387. Pluton jugeant les âmes, d’après le Primatice.
Paris. Louvre, 20262. Dessins exposés, n° 5j5.
Au bistre, à l’aquarelle et retouché à l’huile sur papier gris. H. 40.7, L. 53.4.
Pluton est assis sur son trône, posé contre les bases de deux fortes
colonnes. D’une main, il tient le sceptre; de l’autre, le collier de Cerbère.
Une femme est conduite devant lui pour être jugée. Plus bas, d’autres ombres attendent leur tour de paraître devant le dieu des enfers. Au second plan, des ombres qui ont déjà été jugées. La « Notice des dessins exposés au Louvre » remarque à propos de ce dessin : « L’abbé Guilbert nous apprend (Description historique du château de Fontainebleau. I, 110) que ce sujet était peint en un petit tableau dans la Chambre de Saint Louis. »
Photographie : A. Braun.
L’Histoire d’Ulysse , d’après le Primatice.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741) mentionne sous le n° 85i parmi les dessins de Rubens : « Quatre desseins, dont trois sont des desseins agréablement colorés, d’après les peintures du Primatice qui étoient dans la gallerie d’Ulysse à Fontainebleau. «
i388. Vénus et Cupidon, d’après Giorgione.
Vénus, toute nue, est couchée dans un paysage, un bras plié autour de la tête ; un petit Cupidon repose sur sa poitrine. La pièce est connue par une petite gravure sommaire de J. L. Krafft, reproduisant en fac-similé un croquis fait d’après un tableau de Giorgione.
Le modèle portait la mention: Giorgion. Sur la gravure on lit: P. P.
Rubens del.
Gravure: V. S. Fables 5o, J. L. Krafft.
i38ç). Le Combat des Grecs et des Troyens, d’après un bas-relief
de l’arc de Trajan.
Paris. Louvre, 20248.
Dessin à la plume, lavé de bistre. H. 32, L. 23. 1.
Au second plan, on voit trois soldats Romains, dont deux tiennent en main des têtes coupées. Au premier plan, quatre hommes en costume de barbares, la frayeur peinte sur les traits, cherchent à échapper à un danger;
un cinquième est étendu mort par terre. Trois chevaux se trouvent mêlés au
groupe.
Ce dessin reproduit une partie du bas-relief de Tare de Constantin à Rome, gravé par J. Perrier, sous le n° 24 de ses Icônes et segmenta illusirium e marmore Tabularum quœ Romœ adhuc exstant , 1645. Ce fragment se trouve à gauche de l’estampe, à droite dans le bas-relief.
Photographie : A. Braun.
i3go. La Sibylle de Cumes, d’après Michel Ange.
Paris. Louvre, 20226. Dessins exposés, n° 567.
Aux crayons noir et rouge. H. 45.5, L. 40.
Le corps vu de face, la tête tournée de profil, elle lit dans un livre
ouvert qu’elle tient des deux mains et qui est posé sur un socle. A côté
d’elle, deux petits génies.
Photographie : A. Braun.