LA RÉCONCILIATION D’ÉSAÜ ET DE JACOB
Gravé par P DE BALLIU.
Pl. 3o.
qui tous deux se trouvent également à la Pinacothèque de Munich. L’opposition bien tranchée des lumières, la coulée bien enchaînée et hardiment jetée des corps, l’éloquence du désespoir, la hardiesse des mouvements font de ce petit tableau la plus dramatique et la plus géniale des représentations de la scène par laquelle, selon les enseignements de l’Église, finira l’existence de notre monde. Exécutée sur une grande échelle, comme le gigantesque sujet le réclamait, cette composition aurait été le premier des chefs-d’œuvre de Rubens.
Le tableau, ou pour mieux dire l’esquisse, telle que nous la connaissons, est entièrement de la main de Rubens et doit dater d’une époque où il jouissait de la plénitude de sa force, de i6i5 environ. Il s’est représenté lui-même, dans le coin droit, au bas du tableau, sous la figure d’un damné suppliant.
Gravure : V. S. (Nouveau Testament) 459, J. Suyderhoef, 1642. La gravure de Suyderhoef, en sens contraire du tableau, ne reproduit que la chute des damnés. La partie supérieure, comprenant le ciel, manque, et la vue des bienheureux, à gauche, est supprimée. L’éditeur Pierre Soutman dédia l’estampe au célèbre homme d’état et poète hollandais Constantin Huygens.
Photographies : J. Albert, F. Hanfstaengl.
Un dessin, représentant la partie du Petit Jugement dernier gravée par J. Suyderhoef, a été gravé au camaïeu par J. Schmidt. L’inscription de la planche mentionne que le dessin se trouve dans la collection de son Excellence François-Antoine Nowohradsky, comte de Kollowrath à Prague (V. S. 460).
Un dessin de la même composition, dont la partie supérieure, renfermant St. Michel et les anges, a été coupée, existe dans la collection du duc de Devonshire, à Chatsworth. Ce dessin semble avoir été fait par le graveur. Il a été photographié par Ad. Braun.
Voir planche 24.