LE CHRIST ET LES APOTRES
Vienne. Albertine, 396 à 402.
Dessins à la craie noire et rouge, rehaussés de blanc et de gris. H. 17.7, L. i3.3.
Rubens peignit la suite du Christ et des Apôtres en Espagne pour le duc de Lerme, dans la seconde moitié de i6o3 ou au commencement de 1604. Il dut en emporter une copie, car, revenu à Anvers, il fit exécuter la gravure de cette série et une copie peinte, semblables aux originaux (Voir nos n°s 56 à 67 et 68 à 80).
Il est probable que les dessins appartenant à la collection Albertine furent faits en Espagne et servirent de modèles aux élèves pour peindre le second exemplaire de la suite. On les retrouve également, avec de légères modifications dans les gravures de R3^ckemans. Dans ces dernières, la plupart des figures sont posées en sens inverse du modèle dessiné ; les Apôtres ont une nimbe au-dessus de la tète, qu'on ne trouve pas ici. De tous les dessins, une étroite bande a été coupée sur les quatre côtés.
Voici les autres différences que présentent certains dessins avec les gravures :
i325. Le Christ. Les doigts de la maiii droite, dans le dessin (main gauche de la gravure), dépassent le bois de la croix, tandis que dans l'estampe ils n'en atteignent pas le bord.
i325. Le St. Pierre a les cheveux plus ébouriffés dans le dessin que dans la gravure.
1327. Pour le St. André, la calvitie est plus prononcée et la barbe affecte davantage la forme de l'éventail dans la gravure que dans le dessin.
1328. Dans le dessin, le St. Jacques Majeur a les cheveux un peu différemment disposés sur le front que dans la gravure.
St. Jacques Mineur manque dans les dessins, comme dans les tableaux du musée de Madrid. Il a donc été ajouté pour compléter la suite des gravures.
i32g. Le St. Jean est entièrement semblable dans la gravure et dans le dessin.
i33o. Même remarque pour le St. Thomas.
i33i. Dans la gravure. St. Philippe est très âgé, son crâne est dénudé, tandis que, dans le dessin, la chevelure est bien fournie et les traits conservent toute leur vigueur.
i332. La même observation s'applique à St. Barthéleini.
i333. Le St. Mathieu est semblable dans le dessin et dans la gravure. La figure est posée dans le même sens dans l'une et dans l'autre pièce.
i334- Pour le St. Simon, mêmes remarques que pour U; précédent. i335. Judas Thaddée est entièrement conforme dans les deux représentations.
1336. St. Matliias est tourné tlans le même sens dans les deux représentations; celles-ci présentent des différences dans l'arrangement de la chevelure.
1337. Le St. Paul est tourné dans le même sens ; l'arrangement des cheveux et de la barbe diffère.
La Sainte Trinité avec des Anges.
La même composition que celle qui est représentée dans le tableau de la Sainte Trinité avec des Anges du musée d'Anvers (notre n° 82) a été gravée par un anonyme avec l'inscription : - Gravé d'après le dessin original qui existe dans le cabinet du comte Cuypers de Rymenam, à Bruxelles, y
Comme ce dessin présente avec le tableau les mêmes différences que la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 447), il faut croire qu'il a servi de modèle à ce dernier graveur.
Gravure: V. S. Nouveau Testament, 451, Anonyme.
i338. Le petit Jugement dernier.
La partie du Petit Jugement dernier (notre n° gi), gravée par Suyderhoef, a été reproduite par J. Schmidt dans une gravure au camaïeu, exécutée d'après un dessin fait au lavis et à la plume. Cette estampe porte la mention: « A Prague. Dans la collection de Son Excellence François Antoine Nowohradsky, comte de KoUowrath. ^
Gravure: V. S. 460, J. Schmidt.
Un dessin représentant la partie inférieure de la même composition, celle qui se trouve sous l'archange St. Michel, appartient au duc de Devonshire. Il a été fait pour la gravure de Suyderhoef par ce dernier ou par un élève de Rubens.
Photographie: A. Braun.
i33g. Abraham et Melchisédech.
Vienne. Albertine.
A la craie noire et à la plume, rehaussé de blanc. H. 36, L. 41.
Dessin de la main de Rubens, reproduisant le tableau Abraham et Melchisédech du musée de Caen. La reproduction est exacte, excepté que le page, qui,
dans le tableau, tient le cheval d'Abraham, manque. Il porte le caractère d'un travail datant de i525 environ, époque de l'exécution du tableau. Destiné à servir de modèle à un graveur, il ne fut point suivi exactement par Jean Witdoeck qui data son estampe de i638 et travailla d'après un autre modèle, s'éloignant davantage du tableau; à moins d'admettre que, sur les épreuves de la gravure, Rubens apporta les modifications qui constituent les différences entre le présent dessin et la reproduction de Witdoeck (Voir notre n° loo).
Le dessin a appartenu à Jabach. Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 816), il fut adjugé, avec le dessin V Erection de la Croix, à 257 livres. Dans la vente Tonneman (Amsterdam, 1754), il fut adjugé à Oudaan pour la somme de 182 iîorins.
Il a été reproduit en fac-similé par J. Pilizotti.
Photogyapliie : A. Braun.
Voir planche 38i.
Loth quitte Sodorne.
Paris. Louvre, 20314. Dessins expose's, n° 576.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 33.5, L. Sg.y.
C'est le dessin qui servit de modèle à Vorsterman pour sa planche (V. S. 9), gravée d'après le tableau qui appartient actuellement à Charles Butler et qui provient de la galerie du duc de Marlborough (notre n° 102). Le dessin a fait partie de la collection Jabach.
Sir Thomas Lawrence possédait un dessin (A la craie et à la plume. H. 3i, L. 3>j) reproduisant le tableau du Louvre LotJi quittant Sodome (notre n° ici).
Photographie: A. Braun.
Une partie du dessin a été gravée par R. Walker pour la Gazette des Beaux-Arts du i^" mars i^
Le Serpent d'airain.
Paris. Louvre, 2o3i3.
Aux crayons noir er blanc. H. 34.6, L. 48.1.
Dessin fait pour la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 33) d'après le tableau décrit sous le n° 112. Le dessin est fait d'une tout autre façon que
ceux que Vorstcrman a reproduils. L'inventaire Jabach l'attribue à van Dyck, mais il est probablement exécuté par un autre élève ou bien par le graveur.
1340. La Défaite de Sennacherib.
Vienne. Collection Albertine, 5 10'^.
Dessin à l'encre, lavé de bistre. H. 27.5, L. Sg.S.
Le dessin reproduit la Défaite de Sennacherib de la Pinacothèque de Munich (notre n° 124), avec des variantes insignifiantes. C'est une œuvre de la main du maitre, faite pour servir de modèle au graveur. Soutman en a reproduit le groupe central (V. S. 67).
Le dessin se trouve mentionné dans le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741) sous le n° 8ig. Dans le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775), il porte le n° 992 et fut vendu i5oo livres.
Photographie: A. Braun.
Judith coupant la tête d'Holopherne.
Stockholm. Musée National.
A la pierre noire.
Ce dessin, conforme à la gravure de Corneille GalIé, est attribué sans raison à Van Dyck. Celui-ci ne fréquentait pas encore l'atelier du maître au moment où l'estampe de Galle fut gravée. Le dessin doit être d'un autre élève ou d'un graveur (Voir n° i25).
Job tourmenté par sa femme et par les diables.
Paris. Louvre, 2o3i6.
Aux crayons noir et blanc. H. 35.2, L. 44.7.
Dessin fait pour la gravure de A^orsterman (V. S. 18), d'après un modèle différant sensiblement du tableau (Voir notre n° 12g).
Daniel dans la fosse aux Lions.
A la pierre noire et à la sanguine, lavé et rehausse'.
Dans la vente Tersmitten (Amsterdam, 1754, n° 444) se trouvait un. dessin représentant Daniel dans la fosse aux lions (Voir notre n" i3o). Le catalogue dit que ce dessin a été gravé; il faut en conclure qu'il a été fait pour le graveur. Le même dessin reparut dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 457), où il fut adjugé à Rottemont pour la somme de 80 florins.
Suzanne et les Vieillards.
Paris. Louvre, 20317.
Camaïeu à l'huile. H. 35,8. L. 27,2.
Dessin fait pour servir de modèle à la gravure de Pontius (V. S. go) et retouché par Rubens.
La composition de Siisanne et les Vieillards, gravée par Pontius, a été reproduite par Quirin Marcx, d'après un dessin tiré du cabinet de M. le prince de Galitzin (V. S. 91). Dans la vente van Schorel (Anvers, 1774, n° 2) parut un dessin de la même composition (Voir notre n° i33).
Dans la vente Tonneman (Amsterdam, 1754), un dessin représentant le même sujet (H. 14 1/2 pouces, L. 11 pouces) fut adjugé à Golt pour la somme de 44 florins. C'est probablement l'exemplaire qui se trouve dans la collection Malcolm, n° 597.
La Mariage de la Vierge.
Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 833), un dessin du Mariage de la
Vierge (notre n° 142) fut adjugé, avec le Christ en Croix avec les Larrons, pour
la somme de 108 livres. Le catalogue constate que le dessin a été gravé par l'un des Bolswert.
L'Adoration des Bergers.
Paris. Louvre, 20309. Dessins exposés, 577.
A la plume et à la pierre noire, lavé d'encre de Chine et de bistre et rehaussé de blanc sur papier gris. H. 56,3. L. 43,7.
Le dessin reproduit le tableau du musée de Rouen (notre n° i5o), avec des difi"érences assez notables.
Il a été fait pour servir de modèle à la gravure de Vorsterman et a été retouché par Ruhens. 11 provient de la collection Jabach. Nous le reproduisons pour donner une iilée des dessins, gravés par Vorsterman et exécutés probablement par Van Dyck, que possède le Louvre.
Photogi'aphic : A. Braun.
Voir planche 382.
L'Adoration des Bergers.
Vienne. Albertine, 38g.
Dessin à la plume reiiaussé de bistre, de blanc et de craie noire. H. 29. L. 19,8.
Le dessin reproduit V Adoration des Bergers de l'église de la Madeleine, à Lille (notre n° i5i). 11 n'est pas de la main de Rubens, et parait avoir été exécuté pour servir de modèle à un graveur. 11 a été reproduit par le burin dans le Missale Roinanuni publié à Anvers, en 1627, par la Société des livres liturgiques, en format in-folio.
Photographie : A. Braun.
L'Adoration des Bergers.
Paris. Louvre, 2o3i8.
A la plume et au cravon, avec quelques touches de lavis et des rehauts de blanc. H. 29. L. 54,4.
Le dessin reproduit le tableau du musée de Marseille (notre n° 168). 11 est exécuté pour servir de modèle à la gravure de Vorsterman (V. S. 28). Rubens 3^ a jeté les touches de lavis et les rehauts de blanc.
Dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 243), on adjugea à Fouket, pour la somme de 41 florins, '- Une nuit de Noël -, fort beau dessin à la plume, lavé à l'encre de Chine et rehaussé.
L'Adoration des Rois.
Paris. Louvre, 2o3o6. Dessins exposés, 578.
A la pierre noire et à la sanguine, lavé de bistre et d'encre de Chine, et rehaussé de blanc au pinceau sur papier gris. H. 56,7. L. 42.
Dessin fait pour la gravure de Vorsterman (V. S. 84), d'après le tableau de l'église St. Jean, à Malines (notre n° 162). Il a été retouché par Rubens,
qui lui a donné plus de relief en y jetant des retouches de couleur blanche. Le dessin a été coupé quelque peu sur les deux côtés. Photographie: A. Braun.
L'Adoration des Rois.
Paris. Louvre, 2o3io. Dessins expose's, Syq.
Aux trois crayons et à la plume, lavé d'encre de Chine et de bistre, et rehaussé de blanc sur papier gris. H. 55, L. 72.8.
Dessin fait d'après le tableau du musée de Lyon (notre n° 173) pour la gravure de Vorsterman (V. S. 80). Il a fait partie de la collection Jabach. Le dessin est notablement plus en hauteur que la gravure. Dans celle-ci, une partie du fond a disparu.
Photographie: A. Braun.
L'Adoration des Rois.
Dans le catalogue de la vente Ploos van Amstel (Amsterdam, 1800. Page i3o, n° I, du premier volume du catalogue), un dessin attribué à Rubens est décrit en ces termes : - Ce chef-d'œuvre représente l'Adoration des Mages. Marie tient l'enfant Jésus dans les bras, pendant qu'un des rois, dans une position humble, offre des présents. Les autres rois. St. Joseph et plusieurs autres figures forment un ensenrble grandiose. Tout est magistral, le clair obscur est bien observé ; le dessin est exécuté en détail à la plume et à l'encre de Chine par P. P. Rubens. Haut 11 14, Large 7 i|2 pouces. « Si cette description ne nous aide guère à authentiquer la composition, elle nous fait cependant comprendre qu'il s'agit ici d'un dessin fait par ou pour le
Le Massacre des Innocents.
Dans la vente Hoet (La Haye, 1760, n° iioo) se trouvait un dessin du Massacre des Innocents, décrit comme - une composition capitale, soigneusement faite à la pierre noire, lavée et rehaussée: par P. P. Rubbens, connue par l'estampe. ^ Il fut adjugé à Yver pour la somme de 140 florins et provenait
de la vente Tonneman (Amsterdam, 1754) dont le catalogue lui donne comme dimensions une hauteur de 23 et une largeur de 35 pouces. Il a fait partie du cabinet Crozat et il est probable que, primitivement, il a appartenu à l'évêque de Gand, Triest. C'est sans nul doute le dessin dont Pontius s'est servi pour exécuter sa gravure (\'. S. 107) d'après le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n'^ 181).
Le Retour d'Egypte.
Paris. Louvre, 20304. Dessins exposés, n° 58o.
A la pierre noire et à la plume, avec quelques touches d'encre de Chine et de blanc. H. 41.5, L. 31.4.
Dessin fait pour la gravure de Vorsterman (V. S. 124), d'après le tableau jadis dans la galerie du duc de Marlborough, actuellement dans la collection Ch. Butler (notre n° 182). Le dessin a été retouché par Rubens et présente quelques différences avec la gravure qui, elle-même, n'est pas entièrement conforme au tableau.
Photographie: A. Braun.
1341. La ]\'L-\done (L'enfant Jésus dort dans son berceau).
Dessin à la plume qui fut exécuté par Rubens pour servir de modèle à Vorsterman (V. S. 64), quand il grava le tableau, décrit sous notre n° 188. Il appartenait en 1877 au cabinet Ellinckhuyzen de Rotterdam et figura, en cette année, à l'exposition de l'œuvre de Rubens à Anvers, sous le n° ii8g du catalogue.
La Vierge à la fontaine.
Le catalogue de la vente Neyman (Paris, 1776, n° 754) mentionne un dessin attribué à Rubens, représentant ^ La Vierge et l'enfant Jésus, sujet connu par l'estampe qu'en a gravée Bolswert, sous la dénomination de la Vierge à la fontaine, à la plume et au bistre, rehaussé de blanc, 10 pouces sur 8 et demi de large. -^ Vendu 36 livres (\"oir notre n" ig3).
i342. La Sainte Famille.
Londres. British muséum, 1860.
Dessin à la plume lavé de bistre. Même dimension que la gravure. Forme ronde.
La Vierge est assise sur un banc, tenant sur ses genoux l'enfant qui la caresse. St. Joseph et St. Jean, suivi de son agneau, sont debout devant elle. C'est le groupe principal de la Sainte Famille décrite sous notre n^ 227, tel que Michel Lasne l'a gravé (V. S. I23). Le dessin est fort beau, entièrement de la main de Rubens. Il a servi de modèle au graveur. Il a toujours été tenu en haute estime et a atteint le prix le plus élevé qui ait été payé au siècle dernier pour un dessin de Rubens.
Dans la vente Mariette (Paris, ijyS), il figurait sous le n° 1000 et fut adjugé à i3oo livres. Dans la vente du prince de Conti (Paris, 1777, n" gg6), il n'atteignit que i52 livres 10 sous. Dans la vente sir Thomas Lawrence (Londres, 1860), il fut adjugé à Tiffen pour la somme de 1470 francs.
Photographie: Praetorius.
Voir planche 383.
La Sainte Famille.
Paris, Louvre, 20319.
A la pierre noire, lave' d'encre de Chine, H. 26. L. 20, 5.
Dessin qui a servi de modèle à Vorsterman pour son estampe d'après le tableau décrit sous le n° 227 (V. S. 126). Le dessin est beau et retouché de la main de Rubens.
La Sainte Famille.
Vienne. Collection Albertine, 3qo.
A la pierre noire rehaussé de blanc.
Le dessin reproduit le tableau du musée de Cologne (notre n° 229) ou plus probablement la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 140). Il n'est pas de la main de Rubens ni de celle d'un graveur. C'est une copie dont s'est servi un peintre pour reproduire le tableau. Il a annoté sur le dessin les
couleurs de rori e;inaI : pit (purpcr) bl (blauw) siv (swart) /; pu (l)lcek purpcr) <^r (groen) ta (tanneyt = châtain) .
Il est assez probable ciuc le dessin provient de la vente Gérard iloct (La Haye, 1760, n° 458 du catalonjuc) : - Une Sainte famille, très soigneusement exécutée à la craie noire, un peu rehaussée par Rubbens. •> Adjugé à Yver pour la somme de 25 Horins.
La Sainte Famille.
Le catalogue de la vente Pierre Wouters (Bruxelles, 1797) mentionne sous le n° 5i, un dessin de Rubens: - Une S. Famille, terminée aux trois crayons avec grand soin ; on y voit quelques touches savantes à la plume, les carnations frappent la vue par le moelleux et l'arrondissement des chairs. Ce dessin quoiqu'un peu usé, mérite l'attention des amateurs, il est connu par l'estampe gravée par Tassaert, d'après le tableau qui se trouvait ci-devant à la cour de Bruxelles et porte 14 pouces 10 lignes de haut sur 11 pouces 8 lignes de large. •' Le tableau dont il s'agit ici est celui que nous avons décrit sous le n° 233. Il est fort probable que le dessin fut fait aux trois crayons pour servir de modèle à un graveur et retouché à la plume par Rubens.
1343. Le Baptême de Jésus-Christ.
Paris, Louvre, 20187. Dessins exposés, n" 548.
A la pierre noire sur papier gris. H. 47,7. L. 76,6.
Le dessin reproduit le tableau le Baptême de Jésus-Christ du musée d'Anvers (notre n^ 237). Il présente quelques différences avec la peinture. La figure du jeune homme, assis au premier plan et s'appuyant contre l'arbre, manque dans la peinture. Dans le dessin, il n'y a qu'un arbre au milieu; dans le tableau, il y en a deux. Il y a en outre des différences à signaler dans le geste de St. Jean et dans les figures des femmes, à l'arrière-plan. Le dessin porte des carrés tracés pour servir de points de repère au graveur. Un morceau coupé dans le feuillage de l'arbre a été restauré.
L'auteur du catalogue des dessins exposés au Louvre émet l'opinion que le dessin est une étude pour le tableau. La manière soignée, la facture caressée prouvent clairement que ce n'est pas une esquisse de la main du peintre avant
l'exécution de la peinture, que ce n'est pas même une copie faite par lui d'après son tableau. C'est un travail fait par ou pour un graveur. Nous croyons que l'arbre et les herbages ont été dessinés par Rubens. Le maitre doit avoir rapporté d'Italie une copie ou une esquisse du tableau dont il s'est servi, en la remaniant, pour constituer le dessin, destiné à servir de modèle à une gravure qui n'a pas été exécutée.
Gravure: Le dessin a été gravé dans la Gazette des Beaux Arts, T. XXII, p. 309.
Photographie: A. Braun.
Voir planche 384.
Le Festin d'Hérodiade.
Weimar. Musée.
Dessin aux crayons noir et blanc.
Le dessin reproduit le tableau de la collection Herman Linde, décrit sous le n° 242. Il diffère par quelques détails de la gravure de Schelte a Bolswert. On y voit, posée sur la table et montée sur un pied élevé, la coupe que, dans la gravure, le convive, assis au milieu, soulève et qui est de forme plus basse. Dans le dessin comme dans le tableau, on voit deux lances ; la gravure de Bolswert en montre trois.
Le dessin est évidemment fait d'après le tableau pour servir de modèle à un graveur, probablement à Schelte a Bolswert. Rubens n'y a pas touché.
Il fut adjugé à 48 livres dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 832). Il a appartenu à sir Thomas Lawrence et à Guillaume II, roi de Hollande, dans la vente duquel il fut retiré. La grande duchesse de Weimar, fille de Guillaume II, l'acquit.
Photographie: A. Braun.
1344. La pèche miraculeuse.
Weimar. Musée.
Dessin à la plume et au lavis.
Le dessin reproduit le panneau central du triptyque de l'église de Notre Dame au-delà de la Dyle, à Malines (notre n° 245) ; les corrections que l'on y voit, sont les changements apportés par Rubens à la composition
de son tableau pour eu faire le modèle de la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 141). Il en résulte que le Christ a, dans le dessin, un double visage, trois mains, et deux manteaux différents.
C'est un travail de la main de Rubens, largement traité, par fortes touches, à l'encre de Chine ; les contours et les détails sont tracés à l'encre.
Ph otograph ie : A . B ra u n .
Voir planche 385.
Jésiis-Clii'isi devant Pilate.
Le catalogue de la vente Hazard (Bruxelles, 1789) mentionne, sous le n" 367, un dessin de Rubens, adjugé à 23 florins, qu'il décrit en ces termes: - YEcce Homo ou le Christ présenté au peuple, pièce en hauteur, connue par l'estampe gravée par Lauwers, grassement dessinée à la pierre noire, avec quelques touches à la plume dans les têtes du Christ et de Barabas, et légèrement lavée à l'encre de Chine. ?i II doit s'agir ici d'un dessin fait par Rubens ou par un élève d'après le tableau décrit sous notre n^ 273, pour servir de modèle à la gravure de Nicolas Lauwers (V. S. 255).
1345. Le Christ en croix.
(Le Christ an coup de poing).
Rotterdam. Musée Boymans. Dessins, n° 692.
A la pierre noire, lavé à l'aquarelle de blanc et de gris bleuâtre. H. Sg. L. Sy.S.
Le dessin représente en sens inverse le sujet gravé par Pontius le Christ en Croix, vainqneur de la Mort et dn Péché (V. S. 295), avec une légère modification. Dans la gravure, l'ange qui saisit le Péché le tient par le bras ; dans le dessin, il le tient par l'aile. Le dessin est fait avec beaucoup de soin et de vigueur, de la main du maître. Il a servi de modèle à la gravure. Il se peut fort bien que l'estampe de Pontius n'ait pas d'autre prototype et qu'un tableau représentant ce sujet n'ait jamais existé (Voir notre n'^ 291).
Le dessin fut adjugé dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 834), avec le St. Roch, à 67 livres; dans la vente La Live de JuIIy (Paris, 1770, n^ 144), pour 5oo livres et i sou à Wille, le graveur; dans la vente Guillaume II
(La Haye, i85o, n° 291), à i65 florins; dans la vente G. Leembruggen (Amsterdam, 1866), à 4o5o florins. Ce dernier prix est le plus élevé qui ait jamais été payé pour un dessin du maitre.
Photographie : H oogwi nkel .
Voir planche 386.
Le Christ en croix auquel on porte un coup de lance.
Londres. National Gallery. Dessins, no 8. Lave' de blanc, noir et gris.
Dessin d'après le tableau de musée d'Anvers (notre n° 296), fait pour la gravure de Boëce a Bolswert (V. S. 333).
Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 833), il fut adjugé à Hecquet avec un Mariage de la Vierge pour la somme de 108 livres. Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.
La Descente de Croix.
Paris, Louvie, 2o3ii. Dessins exposés, n° 58i.
Aux trois crayons et à la plume, lavé d'encre de Chine et rehaussé de blanc sur papier gris. H. 55. L. 43.
Dessin fait pour la gravure de Luc Vorsterman (V. S. 343), d'après le panneau central du triptyque de la cathédrale d'Anvers (notre n° 3o7). Le dessin a été revu par Rubens, qui en a rehaussé le relief par des retouches de blanc. Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741) mentionne sous le n° 827: - Onze dessins, dont la Descente de la Croix. y>
Photographie: A. Braun.
1346, 1347. La Visitation et La Présentation au Temple.
Le catalogue de la vente Lebrun (Paris, 1791, n° 264) mentionne: '^ Deux belles grisailles peintes à l'huile sur bois, au stil de grain et rehaussé de blanc; l'une représente la Visitation de la Sainte Vierge à Elisabeth, composition de six figures; l'autre est la Présentation au Temple, riche composition, où l'on
compte lo figures; ils ont servi à graver les deux belles estampes de Pierre de Jode (et de Pontius). Ces deux morceaux d'un genre rare et intéressant sont d'une belle conservation. Hauteur 27 pouces et demi; largeur 22 pouces. Elles viennent de la vente de M"', du lundi 26 novembre 1787, n^' i35. «
La grisaille de la Visitation a servi de modèle au graveur Pierre De Jode pour son estampe (V. S. 6) du volet gauche du triptyque de la Descente de Croix (notre n" 3oS). Dans la gravure, la composition du tableau est entièrement remaniée. Celle de la Présentation au Temple servit de modèle à la gravure de Pontius (V. S. 48), reproduisant, avec des modifications importantes, le volet de droite (notre no Sog).
Le catalogue de la vente Gérard Hoet mentionne sous le n'' 462 : - La Présentation au Temple, une composition grandiose et riche, à la plume et légèrement lavée. - Il fut acheté à 40 florins par Yver.
1348. La Vierge accompagnée de deux anges qui lui tirent
un glaive du sein.
Dans la vente sir Thomas Lawrence parut un dessin à la craie, correspondant à la gravure de De Leeuw et représentant la Vierge accompagnée de deux anges qui lui tirent un glaive du sein (V. S. iSg).
Il est assez probable que ce dessin servit de modèle au graveur et qu'il n'a pas existé de tableau de ce sujet (Voir notre n° 3i5).
134g. Le Christ mort sur les genoux de la Vierge.
Paris. Louvre, 20184. Dessins exposés, n° 55o.
.'Vu crayon, vigoureusement lavé de bistre et d'encre de Cliine et retouché à l'huile sur papier gris. H. 46,7. L. 37,2.
Le dessin représente la composition du tableau du musée de Bruxelles (notre n° 3i7), à l'exception du St. François, qui manque ici. Comme dans la gravure de Pontius (V. S. 358), St. Jean pose la main sur l'épaule de la Vierge. La place que ce Saint occupe dans le tableau est restée manifestement vide dans le dessin. Il faut conclure de ces particularités, que le présent dessin a été fait par Rubens pour la gravure de Pontius et que le maitre
avait primitivement l'intention de ne pas faire figurer St. François dans l'estampe. Il est revenu plus tard sur cette intention si clairement exprimée et a donné à St. François, dans la gravure, la place qu'il occupe dans le tableau.
Dans la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 369), St. Jean tient la main droite sur la poitrine comme dans le tableau.
Le dessin de toute beauté est fort probablement fait par un élève de grand mérite, tandis que les retouches à l'encre, au bistre et à l'huile sont de la main de Rubens. C'est un des exemples les plus frappants du soin qu'il prenait de fournir des modèles parfaits à ses graveurs et de la sûreté de main avec laquelle il jetait ses retouches sur le travail de ses collaborateurs.
Photographie: A. Braun.
Voir planche 387.
i35o. Le Christ au tombeau.
Vienne. Collection Albertine, SgS.
A la pierre noire, lavé de bistre. H. 32.5, L. 2^.6.
Le dessin reproduit le Clirisi an tombeau, tel qu'il se trouve sur le panneau central du triptyque le Christ à la paille (notre n° 327).
Il est fait de la main de Rubens pour servir de modèle au graveur Nicolas Ryckemans (V. S. 394). Le dessin est traité légèrement, indiquant les effets plutôt que de les détailler, avec une admirable sûreté de main.
Photographie: A. Braun.
La Résurrection du Christ.
Londres. Collection Malcolm, n» Sgo du catalogue.
A la plume, ombré de bistre et rehaussé de blanc. H. 3o.5, L. 18. 5.
Le dessin très- soigneusement achevé reproduit le panneau central du triptyque la Résurrection du Christ, de la cathédrale d'Anvers (notre n° 334). Il a été fait pour servir de modèle à l'estampe de Schelte a Bolswert (V. S. 398).
Il a passé par les ventes Tonneman (Amsterdam, 1754), adjuge à 5i florins à Gérard Hoet; Gérard Hoet (La Haye, 1760, n" 244), adjugé à Yver pour 49 florins, et sir Thomas Lawrence.
i35i. La Descente du St. Esprit.
Londres. National Galleiy. Dessins, 7.
Lavé de noir, blanc et gris. H. 59. 5, L. 42.
Dessin fait pour la gravure de Paul Pontius (V. S. 438), d'après le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n° 353). Le maitre l'a rehaussé de retouches au blanc et a accentué les contours au moyen de la plume. Il montre, à droite (à gauche dans l'estampe), un apôtre qui lève le bras, attitude reproduite dans le premier et rarissime état de l'estampe de Pontius. Dans le second état, l'apôtre a baissé le bras.
Le dessin a passé par les ventes Crozat (Paris, 1741, n° 835, adjugé à Hecquet) et sir Thomas Lawrence. Il est venu à la National Gallery avec la collection de sir Robert Peel.
Photographie: Morelli.
L'Assomption de la Vierge.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 83i) mentionne une " Assomption de la Vierge. Dessin très fini qui a servi à Bolswert pour graver son estampe. -^ Mariette, le rédacteur de ce catalogue, dit ailleurs (Abecedario. V, g3) que le dessin de Crozat a été reproduit par Pontius (V. S. 28); il ajoute que dans la vente Crozat, il fut acquis par Hecquet, à 58 livres, et passa depuis en Hollande (Voir notre n° 358).
Dans la vente Tonneman (Amsterdam, 1754), - une Assomption de la Vierge, la plus belle qui ait été gravée, r, fut adjugée à De Leth pour la somme de 461 florins. Le catalogue néglige de dire laquelle des Assomptions gravées mérite d'être louée comme la plus belle, de sorte qu'il est difficile de dire s'il s'agit ici de l'une des estampes de Schelte a Bolswert ou de celle de Pontius. Cependant, considérant que le dessin d'une des deux Assomptions de Schelte a Bolswert, la seule dont un dessin soit mentionné, fut vendu également en 1754 (Voir notre n"^ suivant), nous nous cro3'ons autorisé à appliquer à la gravure de Pontius l'éloge du dessin de la vente Tonneinan
i352. L'Assomption de la Vierge.
Le catalogue de la vente Tersmitten (Amsterdam, 1754, n° 404) décrit en ces termes un dessin de Rubens : - Une très grande pièce d'autel, représentant V Assomption de Marie, en une riche ordonnance, dessinée à la craie noire, lavée et un peu coloriée. Cette belle pièce, qui, dans certaines parties, avait quelque peu souffert, a été magistralement restaurée par le célèbre de Wit. Elle a été gravée par Schelte a Bolswert en sens inverse; elle mesure cinq pouces de plus en hauteur et deux pouces de plus en largeur que l'estampe. 1
La même pièce revient dans la vente Oudaan (Rotterdam, 1766), où elle fut adjugée à 36o florins; dans la vente Van Schorel (Anvers, 1774), dont le catalogue la mentionne comme représentant le tableau de la cathédrale d'Anvers tel qu'il fut gravé par Schelte a Bolswert (V. S. 12).
Nous n'avons pas vu le dessin et ignorons ce qu'il est devenu, mais le fait
* qu'il était retouchée à la couleur et les éloges qu'on lui décernait au siècle
dernier, semblent nous autoriser à le regarder comme le modèle remis par
Rubens à Schelte a Bolswert pour exécuter son estampe, qui, comme nous
l'avons fait observer, diffère considérablement du tableau (Voir notre n° SSg).
L'Assomption de la Vierge.
Florence. Musée.
Dessin conforme à la gravure de Witdoeck (V. S. 26) et fait par ce graveur sous la direction du maître, d'après le tableau de la galerie de Liechtenstein (notre n° 36o). La gravure, comme le dessin, présente des variantes avec le tableau.
Photographie: A. Braun.
L'Assomption de la Vierge.
Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° looi) mentionne une Assomption de la Vierge connue par l'estampe qu'en a gravée à l'eau-forte Panneels (V. S. 33); ce dessin, fait à la plume et au bistre rehaussé de blanc, est d'un tiers plus grand que l'estampe (Voir notre n° 36i). Il fut adjugé à 40 livres 3 sous.
Il reparut dans la \cnlc Lebrun (Paris, 1791, n" 267), dont le eatalogue indique sa dimension: 18 pouces de hauteur sur i3 pouces de largeur.
i353. Le Martyre de St. André. A la pierre noire, reiiaussc de blanc. H. 64, L. 47.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n'' 829) mentionne un dessin de Rubens représentant le Martyre de St. André (notre n'^ iSg), gravé par Voet (V. S. 5), qui fut adjugé, avec quatre autres pièces, à 66 livres. Il passa par la vente Mariette (Paris, 1775, n'^ 996), où il fut adjugé à i55o livres; dans la vente Randon de Boisset (Paris, 1777, n" 3oo), il rapporta i5oo livres; dans celle de Vassal de St. Hubert (Paris, 1779), i35o livres; dans celle de Lebrun (Paris, 1791), 1000 livres. Dans cette dernière vente, il fut adjugé à van Loo. En i83o, il appartenait à sir Thomas Lawrence. Nous ignorons ce qu'il est devenu depuis lors. La haute estime dont il a joui partout où il a paru, nous décide à l'attribuer à Rubens lui-même
La Conversion de St. Bavon.
Le catalogue de la vente Wouters (Bruxelles, 1797) mentionne sous le n° 52 des dessins: - St. Bavon qui se retire du monde, et qui fait distribuer son bien aux pauvres, dessin capital à la plume et lavé de bistre, de i5 pouces de haut sur 11 pouces g lignes de large, connu par l'estampe gi'avée par F. Pilsen - (V. S. 14). Voir notre n>^ 396.
Ste. Catherine.
Vorsterman a reproduit une Ste. Catherine dessinée par Rubens (V. S. 34), d'après une statue antique : ex niarnwre antiqiio dit l'inscription de la gravure. Schelte a Bolswert a gravé la même figure sous le nom de Ste. Barbe en remplaçant l'épée et la roue par la palme et la tour. Rubens l'a peinte sous le nom de Ste. Martine sur un des volets de la Résurrection du Christ dans la cathédrale d'Anvers (Voir notre n<-"' 335).
i354. Le Martyre de St. Etienne.
St. Pétersbourg. Ermitage.
A la pierre noire, lavé et rehaussé d'un peu de couleur.
Le dessin reproduit le panneau central du triptyque du musée de Valenciennes (notre n° 410). Il est fait de la main de Rubens, évidemment pour servir de modèle à un graveur, mais il n'a pas été reproduit. Le coin droit en haut, n'est pas terminé; la figure du Christ est tracée au contour, celle de Dieu le père est à peine indiquée. Sur un fond délicatement dessiné, Rubens a posé par grandes masses ses grasses touches sombres. Le dessin fut adjugé dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 1102) à Muyske pour la somme de i3 florins 5 sous.
Photographie : A. Braun.
Voir planche 388.
St. François d'Assise reçoit les stigmates.
Paris. Louvre, 2o3i2. Dessins exposés, n" 582.
A la plume et à la pierre noire, lavé d'encre de Chine et rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 52, L. 35.
Le dessin reproduit le tableau du musée de Gand (notre n° 416). Il a été exécuté par Vorsterman pour sa gravure (V. S. 26) et a fait partie de la collection de Jabach.
Photographie: A. Braun.
St. François d'Assise reçoit l'enfant Jésus des mains de la Vierge.
Dans la collection de sir Thomas Lawrence (n° 87 du catalogue), Smith vit un dessin exécuté au bistre et reproduisant le tableau du musée de Lille (notre n" 419). Il était fait pour servir de modèle à la gravure de Michel Lasne (V. S. 42).
Les Miracles de St. François Xavier.
Paris. Louvre, 2o3o8. Dessins exposés, n° 583.
A la pierre noire et à la plume, avec quelques rehauts de blanc sur papier gris. H. 55.5, L. 43.
Le dessin reproduit le tableau du musée impérial de Vienne (notre
n" 432). Il est fait pour servir de modèle à la gravure de Marinus et a été retouché par Rubens (V. S. 47). Il est légèrement coupé sur les deux côtés et provient de la collection Jabach.
Photographie: A. Braun.
Les Miracles de St. Ignace.
Paris. Louvre, 20307. Dessins expose's, n" 584.
A la pierre noire, gouache et reliausse de blanc sur papier gris. H. 52. 1, L. 41.2.
Le dessin reproduit le tableau de la galerie impériale de Vienne (notre n° 454) et a été fait pour la gravure de Marinus (V. S. 67). Rubens y a posé les rehauts blancs. Il a été coupé sur les deux côtés et dans le haut et a fait partie de la collection Jabach.
Photographie : A. Braun.
St. Ildefonse recevant la Chasuble des mains de la Vierge.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 818) mentionne un « S. Ildefonse recevant un habit des mains de la Sainte Vierge. Ce dessin a été gravé par Witdoeck et provient de la collection de M. Jabach. •' Adjugé avec le Martyre de St. Pierre à i58 livres.
Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1770, n° ioo3) le mentionne en ces termes: - Saint Ildephonse recevant des mains de la Vierge une chasuble, superbe composition de six figures en pieds et d'une gloire d'anges au-dessus. Ce sujet est connu par l'estampe qu'en a gravé, d'après et de même grandeur, Witdoeck; il est fait à l'encre de Chine, rehaussé de blanc et d'une conservation parfaite ; l'intelligence du clair obscur y est observée avec tout l'art possible. « Adjugé à 25 1 livres.
Le dessin reproduit le panneau central du triptyque du musée impérial de Vienne (notre n° 455). Il a été fait pour servir de modèle à l'estampe du graveur Witdoeck (V. S. 85).
Voorhelm Schneevoogt (Saints, 87) mentionne une gravure de M Watelet^ faite d'après un dessin de Rubens représentant le groupe qui, dans le tableau, se trouve sur la gauche de la Vierge.
St. Joseph tenant l'enfant Jésus.
Bruxelles. Collection Comte du Chastel-Andelot. Dessin à la craie noire et à l'encre. H. 35, L. 3o.
St. Joseph est debout, les yeux levés au ciel, où apparaît Dieu le père. Il tient l'enfant Jésus, acceptant des fleurs présentées par un ange debout, qui porte d'autres fleurs encore dans sa robe relevée. A côté de ce dernier, un angelet cueille des fleurs.
La composition est cintrée dans le haut. Elle reproduit le tableau que Rubens peignit pour l'Ermitage des Carmes déchaussés à Morlane près de Namur (Voir notre n° 465). Le dessin a été fait pour un graveur, mais la planche pour laquelle il devait servir n'a pas été exécutée. F. De Roy a gravé le buste de St. Joseph (V. S. 97); un anonyme a emprunté les figures principales de la composition pour en faire une image de dévotion en y introduisant des motifs secondaires (V. S. 98). Nous reproduisons le dessin, parce que seul il nous fait connaître exactement un tableau brûlé de Rubens.
Photographie: z\lexandre.
Voir planche 38g.
Le Martyre de St. Laurent.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 823) mentionne: - Le Martyre de St. Laurent; dessein sur lequel Vorsterman a gravé son Estampe y (V. S. 100). Il fut vendu 3i livres, avec neuf autres dessins (Voir notre n° 468). Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.
Ste. Madeleine repentante.
St. Pétersbourg. Muse'e de l'Ermitage. A la pierre noire.
Dessin reproduisant le tableau du musée impérial de Vienne (notre no 470), avec quelques différences dans les bijoux. Le dessin n'est pas de Rubens à qui on l'attribue. Il doit être du graveur anonyme, dont Luc Vorsterman a édité la planche (V. S. 53).
Photographies : Ch. Roettger; A. Braun.
La Dccapitûlioii de St. Paitl.
Londres. Nutional (jiillerv, Dessin n" 6. A l'aquiirelle. H. 70, L. 52.
Le dessin reproduit le tableau qui jadis se trouvait au Rouge-Cloître, près, de Bruxelles (notre n" 478). Il a été fait pour le graveur, mais l'estampe n'a pas été exécutée. Quoiciue fort beau, il n'est pas de la main de Rubens. Nous le reproduisons parce c|u'il nous fait connaître une grande composition du maître qui a péri.
Dans la vente du duc de Tallard (Paris, i/Sô, n° 406), il fut adjugé à i5i livres 3 sous. Il appartint plus tard à sir Thomas Lawrence, de la collection duquel il passa à la National Gallery.
Le Louvre (Dessins, n" 2o32i, H. 43.3, L. 3i.7) possède une copie à l'aquarelle de ce dessin, où il manque les anges que nous voyons dans la pièce de la National Galler}'. Cette dernière est cintrée seulement dans le milieu de la partie supérieure ; dans le dessin du Louvre, toute la partie supérieure est cintrée.
Photographies: (dessin de la National Gallery) Morelli; (dessin du Louvre) A. Braun.
Voir planche Sgo.
St. Pierre et St. Paul.
Vienne. Collection Albertine, n° 352.
A la pierrre noire, rehaussé à l'encre de Chine et au blanc.
Le dessin reproduit exactement le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n° 486), à l'exception des têtes des deux apôtres qui sont modifiées. Dans le dessin, St. Pierre a le dessus de la tête chauve; dans le tableau, il a une chevelure légère ramenée sur le devant. Le dessin, fait avec soin et vigueur, n'est pas de la inain du maître, mais retouché par lui. Il a été fait par ou pour le graveur, mais n'a pas été reproduit.
Photographie: A. Braun.
Le Crucificincnt de St. Pierre.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 818 et S21) mentionne deux
dessins du Cntcifiement de St. Pierre (notre n° 487). Le premier qui avait appartenu à Jabach était un modèle fait pour le graveur, mais non exécuté; le second était - une première idée pleine d'esprit - du tableau. L'un des deux appartient au musée de Stockholm, où il se trouve sous le nom de Van Dyck.
St. Rocli intercédant pour les pestiférés.
Le musée de Florence possède un dessin, reproduisant le St. RocJi intercédant pour les pestiférés de la cathédrale d'Alost (notre n° 488). II est tourné dans le sens de la gravure de Pontius (V. S i33) et doit avoir été copié d'après celle-ci.
Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 834), le St. Roch et le Crucifix, gravés par Pontius, furent adjugés ensemble à 67 livres. Mariette (Abecedario. V, 107) dit du St. Rock gravé par Pontius: - M. Crozat avoit le dessein sur lequel cette estampe a été gravée, mais presque point retouché par Rubens. M. de la Live, qui en avoit fait l'emplette, en fit présent au comte de Cobentzel, et, celui-ci ayant vendu son cabinet à la Czarine, le dessein est passé entre les mains de cette princesse. ^
Photographie : A. Braun.
Les Miracles de Ste. Walbiirge.
Vienne. Collection Albertine, n° 415.
Dessin à la sanguine, à la pierre noire, lave' à Tencre de Chine. H. 3o.8, L. 38. i.
Le dessin reproduit l'une des prédelles de VErection de la Croix (notre n° 285). Il a été exécuté pour servir de modèle à un graveur, mais n'a pas été reproduit.
Photographie : A. Braun.
La Bataille des Amazones.
Bellori dit que le dessin de la Bataille des Amazones (notre n° 570) fut fait pour le graveur par Antoine Van Dyck, lorsqu'il était élève de Rubens. Mariette (Abecedario. V, ii5) dit de la gravure de Pontius : -^ J'ay veu le dessein
sur lequel cette pièce a été gravée; il étoit au crayon noir, Hiit ])ar (juclqite disciple de Rubcns, et ce grand peintre s'estoit contenté d'y dcMincr (luelques coups de plume dans les testes. Ce scroit un morceau sans prix s'il avoit continué sur tout le dessein le même travail, car il était alors bien en verve. - Le catalogue de la vente Gérard lioet (La Haye, 1760) mentionne, sous le n" 461 : - Une étude de la célèbre Bataille des Amazones, très vigoureuse et hardie, à la plume et au lavis par Rubens. r, Adjugée à Van der Mark, à 3o liorins.
Bacchus ivre soutenu j^ar un Satyre et par un Faune.
Paris. Louvre, 20403.
A la pierre nou-e. H. 16.7, L. 20.1.
Dessin fait pour la gravure de Suyderhoef (V. S. 124), reproduisant le tableau décrit sous notre n° oyô.
Erichtonius dans sa corbeille.
Londres. British Muséum, 5237-78, Sloane. Dessin à l'encre et à la pierre noire.
Le dessin reproduit le tableau de la galerie de Liechtenstein (notre n° 606). C'est le modèle de la gravure de Van Sompel (V. S. 78). L'estampe montre une variante du côté droit, où l'on voit un paysage, tandis que dans le dessin, comme dans le tableau, on y voit un terme à tête de Pan.
Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 820), le dessin fut adjugé, avec trois autres, pour la somme de 17 livres.
Photographie: Morelli.
Erichtonius dans la corbeille.
Londres. British Muséum. Sloane collection, 5226-40.
A la plume, retouché à la pierre noire et à la sanguine. H. 17.5, L. 23.4
Le dessin reproduit le tableau de la galerie du duc de Rutland (notre n° 607). Il a été probablement fait pour un graveur, mais n'a pas été reproduit. Photographie: Morelli.
Les trois Grâces.
Le catalogue de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 455) mentionne : « Les trois Grâces, auprès d'une fontaine. Fort détaillé, à la pierre noire, quelque peu lavé et rehaussé. -> Il fut adjugé à Reyckevorst pour la somme de 42 florins.
Il reparut dans la vente d'Argenville (Paris, 1779), où il fut adjugé à 25 1 livres.
Ce doit être le dessin fait pour servir de modèle à l'estampe de Pierre De Jode (V. S. yi). Voir notre n° 6i3.
Les trois Grâces.
Rotterdam. Musée Boymans, 701.
Paris. Louvre, 20418. H. 5o,5, L. 37,6.
Les trois Grâces, soutenant un panier de fleurs au-dessus de la tête, sont représentées dans un dessin que possède le musée de Rotterdam et qui probablement a été fait pour le graveur. Le Louvre possède un dessin de la même composition, largement traité à la plume et lavé à l'encre de Chine, mais non de la main de Rubens (Voir notre n° 614).
Nous retrouvons l'un ou l'autre de ces deux dessins dans les ventes Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 463), adjugé à 16 florins 10 sous; Wouters (Bruxelles, 1797, n° 57); Ploos van Amstel (Amsterdam, 1800, p. 46, n° 43 du i"" vol. du catalogue).
Photographie du dessin du Louvre : A. Braun.
i355. Hercule au jardin des Hespérides.
Paris. Louvre, 20223.
Esquisse à l'huile. H. 44. L. 25.
L'esquisse reproduit le tableau du palais Durazzo à Gênes (notre n» 617). Quoique classé parmi les dessins au Louvre, ce n'est pas un dessin proprement dit, mais une copie peinte de la main du maître d'après son tableau.
Photographie : A. Braun.
Voir planche 3gi.
Hercule tuant le Lion de Némée.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1740, n" 8ig) mentionne un dessin de Rubens: " Hercule étouffant le Lion de Némée. r, Il reparut dans la vente Mariette (Paris, 1775, n" 1008), où il fut adjugé à 3o livres. Le catalogue le décrit en ces termes: " Un sujet représentant un des travaux d'Hercule, lorsqu'il étouffe le Lion de la forêt de Némée: il est fait à la sanguine, un peu rehaussé de blanc; on voit dans les deux êtres qui combattent l'expression et la fureur qu'exige la scène, -n Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.
Ce dessin reproduit le tableau décrit sous notre n° 6ig.
Héro et Léandre.
Paris. Louvre, 20369.
A l'encre de Chine lavé et au crayon rehaussé de blanc. H. 60.1. L. gi.2.
Le dessin est fait pour servir de modèle à une gravure du tableau décrit sous le n° 62g, gravure qui n'a pas été exécutée. Il provient de la collection Jabach, dans laquelle il était attribué erronément à Rubens. Il a donc été exécuté du temps du maître. Son aspect est tout autre que celui des dessins faits pour les graveurs ordinaires de Rubens; il ressemble entièrement à une gravure à la manière noire.
Le catalogue de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, no 466) mentionne un autre dessin de la même composition, légèrement dessiné à la pierre noire et à la sanguine, retouché énergiquement à la plume dans les contours. Adjugé à Yver pour la somme de 22 florins.
Ixion trompé par Junon.
Weimar. Musée.
A l'encre de Chine.
Le dessin reproduit le tableau du duc de Westminster (notre n° 63 1). Il a probablement été fait par Soutman pour servir de modèle à la gravure de Van Sompel ; Rubens l'a retouché à l'encre. La pièce provient de la collection
de sir Thomas Lawrence et figure dans le catalogue de la vente de Guillaume II (La Haye, i85o, n° 283). Elle fut retirée et tomba en partage à la duchesse de Saxe-Weimar, fille du roi.
Photographie: A. Braun.
La Citasse de Mélêagre et Atalante.
Le catalogue de la vente Hazard (Bruxelles, 178g, n° 58) mentionne: " La Chasse au Sanglier ou la Chasse de Mélêagre, dessin aux trois crayons. ^ Adjugé à 14 florins. Le même dessin reparut dans la vente Wouters (Bruxelles, 1797, n° 56). II reproduit probablement la composition décrite dans notre n^ 638 et gravée par Théodore Van Kessel (V. S. Suites, 3i^°).
Mélêagre et Atalante.
Londres. Collection Malcolm, SpS.
Dessin aux trois crayons, légèrement lave' de bistre sur papier teinte'. H. 33. L. 24.
Le dessin très achevé reproduit le tableau du musée de Dresde (notre n° 641). Il a été fait pour le graveur et peut avoir servi pour l'estainpe de Jean Meyssens (V. S. 85).
L'Enlèvement de Proserpine.
Le catalogue de la vente Neyman (Paris, 1776, n° 752) mentionne: « L'Enlèvement de Proserpine, à la plume, lavé d'encre de Chine, g pouces sur 7 de haut. ^ Adjugé avec un autre dessin à 12 livres 10 sous. Fort probablement un dessin fait pour la gravure de Soutman (V. S. 66) d'après le tableau décrit sous notre n° 672.
La Marche de Silène.
Paris. Louvre, 20327.
Dessin à la pierre noire. H. 41.8, L. 37.3.
Reproduit la composition du tableau de Munich (notre n° 676). Il est
fait par ou pour le graveur et a servi de modèle à l'estampe de Richard Van Orley (V. S. 129).
Le n" 20341 de la collection du Louvre (H. 47.2, L. 44.9) reproduit la même composition ; le dessin est en jiartic colorié, mais manque d'authenticité.
La Marche de Silène.
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n^ 817) mentionne: - Un Silène yvre soutenu par des Satyres, en demies figures « et ajoute: - Ce dessein qui est peint à gitazze avec une intelligence merveilleuse, a été gravé par P. Soutman. " Il fut adjugé avec - Une femme nue endormie, ^ en pastel, à 200 livres. Dans la vente Tallard (Paris, 1756, n° 3i3), le même dessin fut adjugé à 60 livres 3 sols.
Il reproduit le tableau de Cassel (notre n» 677), gravé par un anonyme que l'on croit généralement être J. Suyderhoef (V'. S. 128).
La Marclie de Silène.
Paris. Louvre, 20342.
A la pierre noire. H. 42.7, L. 49,1.
Dessin reproduisant la composition du tableau de St. Pétersbourg (notre n» 679), fait par le graveur Soutman pour sa planche (V. S. i35).
Dans la vente Gérard Hoet (La Haj^e, 1760, n° iio3), une - Bacchanale (probablement une Marche de Silène), hardiment dessinée à la plume et un peu lavée, par Rubens -^ fut adjugée à Yver pour la somme de 20 florins.
i356. Vénus all.a.itant les Amours.
Le catalogue de la vente INIariette (Paris, 1775, n" 1007) mentionne: " Vénus allaitant les amours, à la plume et à la pierre noire, de même grandeur que l'estampe de C. Galle, sous le titre de Crescetis A mores. - C'est le modèle qui servit à la gravure de Corneille Galle (V. S. 44) et des autres estampes, reproduisant la composition décrite sous notre n'^ 701, dont il n'a peut-être jamais existé de tableau. Il fut adjugé à 173 livres.
Le Passage du Cardinal-infant Ferdinand de Barcelone à Gênes.
La collection Albertine de Vienne (n° 414, H. 25.5, L. 29.5) possède un dessin, reproduisant le Passage du Cardinal-infant de Barcelone à Gênes (notre n° 774), attribué erronément à Rubens. Il provient de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 824). Il a probablement été fait d'après la gravure de Van Thulden.
Le musée de l'Ermitage à St. Pétersbourg possède un dessin reproduisant le même sujet Le fond est resté en blanc. Pas plus que le premier dessin, il n'est de la main de Rubens. Les deux pièces sont absolument insignifiantes.
Elles présentent les mêmes légères différences avec le tableau et avec la gravure de Van Thulden; l'un, celui de St. Pétersbourg, a donc été fait d'après l'autre.
Un dessin de la même composition fut adjugé dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 841) à 5 florins 10 sous.
Photographies des deux dessins: A. Braun.
Thomyris et Cyrus.
Weimar. Musée.
Dessin à la craie, au bistre mêlé d'encre de Chine et rehaussé de blanc.
Ce beau dessin reproduit le tableau décrit sous notre n° 791. Il est fait pour la gravure de Pontius (V. S. 14), probablement par un élève de Rubens et a été retouché de noir et de blanc par ce dernier.
Il a paru dans les ventes Crozat (Paris, 1741, n° 835, adjugé à 173 livres avec la Descente du St. Esprit), Mariette (Paris, 1775, n° ggi, adjugé à 1201 livres i sou), sir Thomas Lawrence (Londres, i83o) et Guillaume II, roi de Hollande (La Haye, i85o). Dans cette dernière vente, il fut retenu et échut en partage à la duchesse de Weimar, fille de Guillaume II.
Photographie : A. Braun.
Cambyse et le 'Juge.
Stockholm. Musée national.
Dessin reproduisant le tableau décrit sous notre n° 7g3. Il a probablement
été fait par un graveur, pour lui servir de modèle. II j^résente quelcjues différences avec l'estampe d'Eynlioudts (V. S. i3). Rubens n'y a pas eu la main.
Photographie : Anonyme.
1357. Le Sultan et son grand vizir a cheval.
Londres. British muséum.
Dessin à la plume, rehaussé de pierre noire et de sanguine. H. 21.2, L. 27.
Le dessin a servi de modèle à la gravure de Pierre Soutman (\". S. 76) et a probablement été fait par Rubens, en Italie, d'après un tableau d'Elsheimer (Voir Tome IV, p. 35).
Les quatre parties dit inonde.
Paris. Louvre, 20324.
Au crayon noir. H. Sg.j, L. 53.7.
Dessin destiné à servir de modèle pour une gravure du tableau décrit sous le n'^ 834, gravure qui ne fut pas exécutée. Il n'est pas de Rubens, ni retouché par lui. Il provient de la collection Montarin.
Les Maraudeurs.
Le catalogue de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 451) mentionne un dessin de Rubens en ces termes : ^ Une riche composition à l'encre de Chine et au bistre, d'un bel effet de clair-obscur, connue par l'estampe, spécialement chez les Brabançons, sous le nom de La Vie des Fripons, r II s'agit probablement ici d'un dessin fait pour la gravure de Van den Wyngaerde (V. S. 128) d'après le tableau Ujie Orgie de Soldats (voir Tome IV, p. 7g) que M. Léon Somzée, de Bruxelles, vient d'acquérir.
Portrait équestre du cardinal-infant Ferdinand.
Le catalogue de la vente de Julienne (Paris, 1767, n° 496) mentionne
" Le Portrait de Ferdinand à cheval, une bataille dans le fond, dessiné à la pierre noire, lavé à l'encre et retouché au pinceau. Il paroît que ce dessein est de Paul Pontius, retouché par Rubens, et qu'il a servi pour graver l'estampe qu'on y a jointe, y II fut adjugé à 36 livres. Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 825), il avait été adjugé à 10 livres, avec treize autres dessins. C'est probablement la même pièce que Smith (Catalogue, II, 789) signale comme vendue dans la collection W. Y. Otley (Londres, 181 1). Le tableau reproduit est celui que nous avons décrit sous notre n" g3o. Le dessin servit de modèle à la gravure de Pontius (V. S. 218).
Polirait de Pierre-Paul Rubens.
Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 821), on adjugea le dessin du portrait de Rubens, gravé par Pontius, avec quatre autres dessins, à 5o livres. Cette gravure (V. S. i) reproduit le portrait décrit sous le n° 1043.
Michel dans son histoire de Rubens (p. 102) dit: '■ On voit encore à la riche bibliothèque de cette maison (la maison professe des Jésuites à Anvers) le portrait de Rubens tracé à la plume de sa propre main, l'an i63o ; la délicatesse du dessin et ses traits hardis surpassent le burin, ce qu'on en dit peut être expérimenté sur le lieu, puisque P. Pontius a donné au public des estampes après ce beau dessin par une gravure supérieure, de la même hauteur et largeur, on a placé une de ces estampes vis-à-vis le dessin. -^
Rien ne s'oppose à admettre que ce dernier dessin provient de la collection Crozat. Nous ignorons ce qu'il est devenu.
La Citasse aux Lions.
Paris. Louvre, 2o3o5. Dessins exposés, n" 585.
A la pierre noire, lave' d'encre de Chine et retouché à l'huile sur papier gris. H. 39.4, L. 57.5.
Le dessin reproduit le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n^ ii5o); il a été fait pour servir de modèle à la gravure de Schelte a Bolswert (V. S. 3i^) et a été retouché par Rubens. En le comparant à l'estampe, on voit qu'il a été coupé sur les quatre côtés.
Une lithographie à deux teintes par L. Blau reproduit un dessin de cette Chasse aux Lions, qui diffère par certains détails de celui du Louvre et fait partie de la collection de l'archiduc Charles.
Photographie: A. Braun.
La Chasse an Sanglier.
Paris. Louvre, 20^39.
A la craie noire, lavé d'encre de Chine et de bistre, rehaussé à la sanguine. H. 30.4, L. 39.5.
Le dessin a servi de modèle à l'estampe de Soutman (V. S. 3i^) d'après le tableau décrit sous le n° ii5g. Il a beaucoup souffert.
i358. Un paysage avec les ruines du mont palatin.
Vienne. Collection Albertine. 431.
A la craie noire et au lavis, rehaussé de bistre et de blanc, sur papier verdâtre. H. 18, L. 24.
C'est le projet du tableau du Louvre (notre n° 11 75) gravé par Schelte a Bolswert (V. S. Suites 53^). La gravure porte la mention que Rubens peignit le paysage à Rome. Ce doit être là aussi qu'il fit le dessin.
Photographie: Cari Haack.
Voir planche 3g2.
Le paysage à la charette embourbée.
Le catalogue de la vente Mariette mentionne, sous le n° 1014: <^ Un paysage en travers, où se trouve une charette embourbée, connu par l'estampe de Bolswert, qui s'y trouve jointe. » Adjugé à 33 livres. Le dessin reproduit le tableau du musée de St. Pétersbourg (notre n° 1178), gravé par Schelte a Bolswert (V. S. 535).
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