‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 2)Chapitre 27 sur 298 · Philippe IV, roi d'Espagne · texte numérisé non relu

Philippe IV, roi d'Espagne

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° 1018) mentionne: i^ le Portrait de Philippe IV, dessiné de profil en médaillon. Sur la même feuille, un Pénitent tenant un Crucifix, fait à la pierre noire, à demi-corps. -^ Ce dessin avec deux autres fut adjugé à 48 livres ig sous.

i5i8. Albert Rubens.

Bruxelles. Collection comte Duchastel-Dandelot.

A la craie noire et à la plume. H. 3i, L. 20. Octogone.

Albert Rubens est vu de trois quarts, jusqu'à l'épaule. Il porte les cheveux longs, séparés sur le milieu de la tête, descendant sur les oreilles en boucles, le front est bas, le dessus de la tête extraordinairement plat, le sourcil droit relevé, le nez petit et gros par le bout, la pommette saillante, la lèvre inférieure proéminente. Autour du cou, il porte un col rabattu, à petits plis sommairement indiqués.

Dans le bas du dessin, on lit les mots: D'' Albertus Rubens, d'une écriture du ij^ siècle.

(i) Zeitschrift filr bildeiide Kwist, 1875, p. 77.

Le modèle peut avoir une douzaine d'années, le dessin est donc fait vers 1626. La tète se présente absolument comme celle de l'aine des fils de Rubens dans le tableau Albert et Nicolas Rubens de la galerie Liechtenstein (notre n° i635). Seulement, elle n'est pas coiffée du chapeau. Le col est le même que dans le tableau. On peut admettre que le dessin a servi d'étude pour le portrait peint.

Photographie: Alexandre.

Voir planche 428.

iSig. Albert Rubens.

Nous connaissons par une gravure de Schiavonetti, un portrait d'enfant, intitulé Albert Rubens. Il est vu presque de face, les cheveux de moyenne longueur retombant sur le front et sur les oreilles, les yeux vifs, la mine souriante. Il est coiffé d'un chapeau à plume, posé sur le côté. Les vêtements sont indiqués jusque sur la moite de la poitrine.

Autant qu'on peut en juger par le fac-similé, le dessin paraît être de Rubens; il est permis de douter de l'exactitude du nom qu'on lui a donné. Par contre, il présente une grande ressemblance avec le portrait de l'enfant de Rubens que possède la collection de dessins du musée de Dresde (notre no i526).

Gravure: V. S. 129, L. Schiavonetti.

i520. Nicolas Rubens.

Vienne. Collection Albertine, 451.

A la pierrre noire et à la sanguine. H, 2q, L. 22.

Tête d'enfant de deux ans environ, vue de trois quarts. Les cheveux de médiocre longueur retombent sur le front; les yeux sont baissés et les épaules sommairement indiquées. Au cou, il porte un collier de perles.

C'est un superbe dessin, fait cou amore, destiné probablement à servir d'étude pour un personnage de tableau et fait d'après nature. Il nous parait très probable que Rubens fit poser pour le faire l'un de ses propres enfants et nous croyons reconnaître dans les traits, encore peu accentués, ceux de son fils puiné Nicolas.

Un enfant, qui ressemble à celui-ci et qui porte au cou le même collier de perles, figure dans le tableau les Quatre parties du Monde (notre n° 834).

Dans le bas, le dessin porte l'inscription à la plume: P. P. Rubbens, telle que nous le retrouvons sur plusieurs dessins authentiques.

Le dessin doit avoir été fait vers 1620.

Gravure: Grandauer, lithographie.

Photographies: A. Braun ; Cari Haack.

Voir planche 424.

i52i. Nicolas Rubens (?).

Vienne. Collection Albertine, 452.

A la plume, à la pierre d'Italie et à la sanguine. H. 23, L. 20

Un enfant, âgé de trois ou quatre ans, vu de profil, le visage tourné à gauche, la bouche légèrement ouverte, l'œil vif et intelligent. Le nez se relève par le bout qui est assez gros et coupé à pans rectilignes, les lèvres se contournent en ailes d'angelets, la tête est très allongée sur le haut du crâne. La partie supérieure d'un vêtement ouvert sur le devant est visible.

Fort beau dessin, très soigné. La ressemblance des traits avec ceux de Nicolas Rubens dans son portrait incontestable n'est pas assez prononcée pour que nous puissions affirmer avec quelque certitude que l'enfant représenté est Nicolas Rubens ou un autre fils du maitre.

Photographie: Victor Angerer.

i522. Nicolas Rubens (?).

Paris. Collection Ravaisson.

A la plume et à la craie noire. H. 25, L. ig.

Ce portrait est pour ainsi dire la contre-épreuve du précédent. On y voit le jeune garçon de profil, tourné à droite, les cheveux arrangés de la même manière, le col et la partie supérieure du vêtement ouvert sur la poitrine sont également visibles. Seulement, la facture diffère considérablement. Dans le présent dessin, les traits sont faits au contour, à la plume, les cheveux sont également tracés à l'encre, les modelés sont indiqués à la pierre noire.

Photographie: E. Dontenvill.

i523. Nicolas Rubens.

Vienne. Collection Albertine, 453.

A la craie noire. H. 22.5. L. 18.

Tête d'enfant vue de trois quarts, tournée vers la gauche; les cheveux séparés sur le milieu de la tête sont tracés en quelques traits; le col est sommairement indiqué. Le front est bas, le bout du nez relevé, les lèvres fermées, le regard mélancolique. Le front est plus proéminent que dans les portraits d'Albert Rubens, la pommette moins saillante. Malgré la ressemblance, on ne saurait confondre les deux enfants et nous croyons reconnaitre dans le présent portrait celui de Nicolas, le second des fils de Rubens. Il se présente ici comme dans le tableau Albert et Nicolas Rubens de la Galerie Liechtenstein (notre n" io36) et a probablement servi d'étude à cette peinture.

L'enfant est âgé de 7 ou 8 ans et le dessin a été fait en i625 ou 1626.

Il porte la signature P. P . Rnbbens, que l'on retrouve sur plusieurs dessins authentiques.

Photographie: Cari Haack.

1524. Nicolas Rubens.

Vienne. Collection Albertine, 44g.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 29.5, L. 23.2.

Le portrait d'un enfant, âgé de neuf ou dix ans; il est vu de trois quarts, le regard dirigé en haut, la bouche entr'ouverte ; les longs cheveux bouclés descendent sur le col; il est coiffé d'une lourde casquette de laine, ayant deux bandes d'étoffe qui font le tour de la tête. Il est drapé dans un manteau, dont un des pans est ramené devant la poitrine et sur l'épaule gauche. En comparant ce dessin avec les portraits connus des enfants de Rubens, nous croyons y reconnaitre son second fils Nicolas, né en 1618. Le dessin aurait donc été exécuté vers 1627.

Photographie: Cari Haack.

i525. Un Enfant de Rubens tenu a la lisière.

Paris. Louvre, 20197. Dessins exposés, 558.

Aux trois crayons sur papier gris. H. 39.5, L. 28.7.

L'enfant est vu de profil, il étend les deux mains en avant. La tête est couverte d'un bourrelet posé sur un bonnet, la robe est retroussée, la lisière semble attachée autour du cou.

Il est très probable que le dessin représente un des enfants de Rubens. Il offre de grandes analogies avec celui que Hélène Fourment conduit dans le tableau Rubens et Hélène Fourment qui conduit un enfant à la lisière (notre n° io52).

Photographie: A. Braun.

i525. Un Enfant de Rubens.

Dresde. Musée.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 14.5, L. 12.

Tète d'un enfant âgé d'un an environ. Elle est vue de trois quarts, tournée vers la gauche et baissée, les cheveux retombant sur le front, le regard tourné de côté. Elle est coiffée d'un chapeau à bords recourbés.

Ce paraît être une étude pour l'enfant qui est assis sur les genoux d'Hélène Fourment dans le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n° 947).

Photographie : A. Braun.

1527. Quatre Enfants de Rubens.

Le catalogue de la collection sir Thomas Lawrence mentionne sous les n°5 43, 44 et 45 trois portraits d'enfants de Rubens. Le premier (H. 20, L. i5), à la pierre noire et à la sanguine, provenant des collections Mariette, Sandb}' et Cosway, représente un enfant coiffé d'un chapeau orné d'une plume. Le second (H. 27, L. 19), à la pierre noire et à l'encre de Chine, provenant de la collection du marquis Legoy, représente un garçon coiffé d'un chapeau orné d'une plume. Le troisième (H. 3i, L. 20), à la craie noire et au bistre,

provenant de la collection Verstegh, représente un enfant coiffé d'un chapeau à plumes.

Il est probable que deux de ces trois portraits d'enfants sont identicjues à ceux qui furent gravés d'après des dessins par A. Blootelingh (V. S. Portraits, 326, 327). Impossible de juger si le nom d'Enfants de Rubens est appliqué à juste titre à ces portraits. L'original de l'un de ces deux portraits gravés (n° 326) est conservé à la National Gallery de Londres (Dessins n° g). Il est vu de trois quarts jusqu'aux genoux, la tête coiffée d'un bonnet sur lequel est posé un chapeau à plumes ; il est habillé d'une blouse, sur laquelle retombe un large col plat; la main droite est posée sur la poitrine; au côté, il porte un sabre. Le dessin est fait à la gouache et mesure 3i centimètres de haut sur ig de large. Il a appartenu en dernier lieu à sir Robert Peel. Il ne ressemble en rien à l'un des fils de Rubens dont les portraits nous sont connus. La gravure de Blootelingh n'en reproduit que la tête.

Photographie: Morelli.

Le catalogue de la collection Malcomb (n° 588) mentionne le croquis léger, à la pierre noire et à la sanguine, de la tête de l'enfant de Rubens assis sur les genoux de sa mère dans le tableau du Louvre (notre n° g48) H. 20, L. i5. Le dessin provient des collections T. Hudson et Richardson.

i528. Pierre-Paul Rubens.

A la pierre noire et à la sanguine.

Rubens s'est représenté de trois quarts, la tête penchée vers l'épaule, coiffé d'un chapeau conique, le cou entouré d'un col faiblement indiqué. Le dessin a servi d'étude à son portrait qui figure dans le tableau de la Pinacothèque de Munich, où il s'est représenté avec Isabelle Brant (notre n° io5o). Il est donc fait vers i6og.

Dans la vente de Julienne (Paris, 1767, n° 4g8), il fut adjugé a 14 livres ; le catalogue donne comme ses dimensions 8 pouces de haut sur 5 pouces g lignes de large. Dans la vente Thibaudeau (Paris, 1857), il fut adjugé à 700 francs.

Quand Paul Chenay le grava, il appartenait au comte Nils Bark.

Gravures: V. S. 73, Demarteau, l'ainé ; 73^'-" Ploos van Amstel ; non cité: Paul Chenay.

i52g. Pierre-Paul Rubens.

Vienne. Collection Alhertine, 385.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 28.3, L. 19.5.

Rubens s'est représenté de trois quarts, tourné vers la gauche, la tête inclinée, la figure coupée net, dans le haut, par le bord de son chapeau, dans le bas, par son col. Les cheveux frisent, la barbe est soignée, et trahit, comme le reste de la toilette, une certaine coquetterie; les yeux sont tournés vers le spectateur. Physionomie douce, regard clair et scrutateur, traits réguliers, front très développé.

C'est le portrait du maître, tel que Panneels et HoUar l'ont reproduit. Seulement, dans la gravure, le grand chapeau, le col et le pourpoint sont représentés, tandis qu'ici la tête seule est terminée (Voir notre n" 1048).

Ce superbe dessin porte l'inscriprion : D''' D*' Petrus Pauliis Rubens. Pictor Excellai', tracée par une main inconnue. Il date de 1628 environ.

Photographie: A. Braun.

Voir planche 426.

i53o. Pierre-Paul Rubens.

Paris. Louvre, 20iq5. Dessins exposés, 555

A la pierre noire avec quelques touches de blanc sur papier gris. H. 45.5, L. 28.

Rubens s'est représenté debout, vu de trois quarts, tourné vers la gauche, la tête coiffée d'un chapeau à larges bords, incliné sur l'oreille droite. Les cheveux sont longs et tombent dans le cou, le regard est dirigé vers le spectateur, la figure maigrie et vieillie. Au cou, il porte un col mou; il est drapé dans un manteau, dont un pan est rejeté sur l'épaule gauche. De dessous le manteau sort la main gauche qui s'appuie sur la garde de l'épée. Il est vu jusqu'aux genoux.

Le dessin est tracé à larges traits, la figure délicatement touchée, la draperie posée par grands plis. C'est une étude pour le portrait de Rubens à l'âge de 60 ans que possède la galerie impériale de Vienne (notre 11° 1049). Il diffère du tableau par quelques détails : le chapeau est autrement posé; dans la peinture, on voit l'épée sur laquelle repose la main; dans le dessin, cette épée ne s'aperçoit pas.

Ce dessin magistral a passé par les collections Richardson, Th. Hudson et J. Barnard. Quand il faisait partie de la collection Hudson, il fut gravé en fac-simile par Simon Watts, en 1768.

Dans la vente Lawrence (Londres, 1860), un portrait de Rubens en chapeau et en manteau, étude pour le célèbre tableau de Vienne, de la même dimension que le dessin du Louvre, provenant de la collection Marquis Vinde, fut adjugé, avec un portrait d'Isabelle Brant, à Liffen, pour la somme de 23io francs. Comme le dessin du Louvre provient de la vente Barnard, tenue en 1798, il faut admettre que l'exemplaire de la vente Lawrence était une copie.

Gravure: V. S. 26, Simon Watts.

Photographie : A. Braun.

i53i. Un Ambassadeur Siamois.

A la pierre noire et à la sanguine.

Il est représenté debout, vu jusqu'à la cheville, la tête imberbe et tournée de trois quarts vers la droite ; il est enveloppé dans une vaste houppelande croisée sur la poitrine, les mains cachées dans les larges manches, la tête coiffée d'un chapeau cylindrique sans bords.

Nous connaissons le dessin par une gravure fac-simile de W. Baillie, portant l'inscription : - The Siamese Ambassador who attended the Court of K. Charles the P' . Rubens made the above described drawing before he left England. Anno i63o. "

Le dessin appartenait à la collection John Barnard, lorsqu'il fut gravé en 1774.

Gravure: V. S. 278, W. Baillie.

i532. Un Prêtre Siamois.

A la pierre noire.

Il est debout, vu en pied, la tête tournée vers la droite ; il porte la

barbiche longue et le reste de la barbe plus court. Même costume que le

précédent. Les mains enfoncées dans les manches descendent plus bas et permettent de voir la ceinture.

La gravure fac-similé porte l'inscription : - A Siamese Priest. Arrivée! at the Court of K. Charles the I'^' as an attendant to the Ambassador of his Nation just as Rubens was preparing to leave England, however that Eminent Artist found time to make the above describ'd Drawing. r,

Le dessin faisait partie de la collection John Barnard, lorsqu'il fut gravé en 1774.

Dans le vente des dessins de G. Visser (La Haye, 1869, n^ 243), le dessin d'un prêtre Siamois par Rubens fut adjugé à 20 florins.

Gravure: V. S. 279, W. Baillie.

i533. ToBiAS Stimmer.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1773, n° ioi5) mentionne parmi les dessins de Rubens : - Le portrait de Tobie Stimmer, peintre Allemand, qui fleurissoit dans le siècle dernier; il est fait au bistre, rehaussé de blanc, d'un fini précieux; la bordure est de pierre historiée, et décorée de deux termes qui en soutiennent les chapitaux. « Il fut adjugé à 5o livres.

Sandrart raconte dans la vie de Tobias Stimmer (i) qu'en 1637, lorsqu'il accompagnait le peintre anversois dans son voyage en Hollande et qu'il se trouvait avec lui dans la barge d'Amsterdam à Utrecht, Rubens lui raconta que, dans sa jeunesse, il avait copié la plupart des gravures bibliques de Tobias Stimmer (2).

1534. Une Étude pour un portrait d'homme.

Weimai". Musée.

A la pierre noire, lavé à l'encre de Chine.

Un homme vu de face, à mi-corps; grand front, cheveux se recourbant en boucles sur les oreilles, moustaches retroussées et barbiche; pour toilette, un col mou, un pourpoint uni, un manteau jeté sur l'épaule et retenu sur le devant par la main gauche.

(i) Sandrart: Teutsche Académie, Nûrnberg, lôyS, II, 254.

(2) Neiie Kïmstliche Figuren Biblischer Historien, griintlich von Tobia Stimmer gerissen. Zu Basel bei Thoma Gwarin, iSyô. Reproduit par Knorr et Hirth. Munich, 1881.

Sur la même feuille, à droite, le même personnage vu de profil. Evidemment, une double étude pour un portrait à peindre. Dessin grassement touché dans le costume, énergiquement traité dans les tètes.

Photographie : A. Braun.

i535. Un Jésuite.

Vienne. Collection Albertine, 445.

Aux trois crayons. H. 33, L. 24.

La tête d'un père Jésuite âgé, vue de front, longs cheveux retombant sur les oreilles, barbe pleine, regard vif, figure à l'expression soucieuse. La tête est coiffée du bonnet de l'ordre, le col et le haut du manteau sont indiqués.

Le dessin porte l'inscription : Rubbcns, de la main qui signa plusieurs dessins authentiques.

Photographie: Cari Haack.

i535. Un Jésuite.

Vienne. Collection Albertine, 446.

Aux trois crayons. H. 3i, L. 23.

La tète du mèiTie personnage, vue de trois quarts, coiffée de son bonnet. Dessin fait évidemment en même temps que le précédent. Photographie : A. Braun.

1537. Un portrait d'Homme.

Vienne. Collection Albertine, 447.

Aux trois crayons. H. 29. 5, L. 24.3.

Belle tête d'un homme, jeune encore, vu de trois quarts, les cheveux courts, la barbe courte sur les joues, plus longue sur le menton, les moustaches retombantes sur la bouche. Physionomie très fine, très régulière et distinguée.

Le dessin porte la signature Riibbens, qui se retrouve sur plusieurs dessins authentiques.

Photographie: A. Braun.

i538. Un portrait d'Homme.

Vienne. Collection Albertine, 448.

Aux trois crayons. H. 3i, L. 24.5.

Belle tête d'homme, vue de trois quarts, tournée vers la droite, les cheveux crépus, la barbe pleine assez longue et taillée en pointe, les yeux petits dirigés vers le spectateur, le nez romain, le cou caché par une draperie qui rappelle vaguement une robe de prédicateur réformé, titre que l'on donnerait à première vue au personnage.

Dessin soigné et réussi qui, malheureusement, a souffert. Dans différentes parties du visage, des éraflures ont emporté la surface du papier et le travail qui la couvrait.

Dans le coin supérieur, on lit l'inscription: P.P. Rubbeiis /., tracée d'une main inconnue.

Photographie : Cari Haack.

1539. Un portrait d'Homme.

Rotterdam. Muse'e, 693.

A la craie noire et blanche.

Tête d'homme barbu, vue presque de face, et paraissant couverte d'un bonnet; elle est quelque peu rejetée dans le cou, la barbe est longue et ondulée, les regards dirigés vers le spectateur.

A côté de la tête, vue de face, les traits du même personnage sont représentés de profil, sommairement tracés.

Photographie: Hoogwinkel.

iSqo. Le portrait d'une Jeune Femme.

Vienne. Collection Albertine, 436.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 32, L. 41.

Jeune femme, vue à mi-corps, presque de face, les inains sur la ceinture. Les cheveux forment de grosses touffes de boucles sur les oreilles : une large fraise entoure le cou, les manches sont bouffantes, la jupe de la robe très ample.

Il n'y a* pas de personnage, correspondant exactement à ce dessin, dans le tableau la Société élégante (notre n° 835), mais le costume et la coiffure sont ceux des dames qui figurent dans cette composition, ce qui nous fait croire que ce portrait a été exécuté pour servir d'étude au tableau en (luestion.

Photographie: Cari Haack.

1541. Une Camériste de l'archiduchesse Isabelle.

Vienne. Collection ,A.lhei'tine, 441.

Aux trois crayons. H. 34, L. 25.2.

Buste de jeune demoiselle, vue presque de face, les cheveux relevés et retenus sur le haut de la tête par une torsade; grands et beaux yeux, bouche aux coins relevés, physionomie régulière et avenante. Dans les oreilles, une perle; au cou, une fraise tuyautée en dentelle; le vêtement couvrant la poitrine est sommairement tracé.

Dans le haut du dessin, on lit: Zaddochter van ds Infante tôt Brnssel (Camériste de l'Infante à Bruxelles), de la main qui a désigné les personnages représentés dans plusieurs portraits dessinés. Dans le bas, la signature P. P. Rubbens des dessins authentiques.

Le travail est de toute beauté, fait avec la sûreté et la légèreté sans pareille de Rubens.

Il a servi d'étude à un portrait peint du musée de l'Ermitage, à St-Pétersbourg, n° 579 (notre n° 1114).

P hotographie : A . B rau n .

1042. Un portrait de Jeune Fille.

Paris. Collection de M. le marquis de Chennevières.

Buste de jeune fille, la tète vue de trois quarts, tournée vers la gauche, les cheveux relevés sur le front et roulés, sur le haut de la tète, en torsade ; yeux rêveurs, tournés vers le spectateur; nez au bout légèrement retroussé. Au cou, elle porte un col qui se dresse derrière la tête; sur la poitrine, un fichu.

Photographie: A. Braun (Dessins des maîtres anciens exposés en 187g à l'école des Beaux-Arts, n" 3o2).

La National Gallery de Londres (Dessins 11) possède une copie de ce dessin, à la pierre noire, lavée au bistre (H. 24, L. 20), de facture plus sommaire que l'original, mais reproduisant nombre de détails insignifiants de celui-ci; ce cjui ne permet guère de croire à son authenticité.

Photographie : Morelli.

1543. Un portrait de Jeune Fille.

Vienne. Collection Albeitine, 44?.

Aux trois crayons. H. 34, L. 23.

Portrait en buste de la même jeune fille que celle du dessin précédent, ayant la même coiffure et la même toilette. Elle est tournée en sens contraire; l'exécution est moins détaillée, mais le travail nous parait bien être de la main de Rubens.

Photographie: Cari Haack.

1544. La Tète d'un Enfant endormi.

Paris. Louvre, dessins expose's, 642.

Aux trois crayons sur papier gris. H. 23.5, L. 18. 5.

Tête d'un enfant endormi, renversée sur la couche, coiffée d'un béguin et d'un fichu noué sous le menton.

Le catalogue des dessins du Louvre attribue ce travail à un maître inconnu, nous n'hésitons pas à y voir un dessin excellent de la main de Rubens.

Photographie: A. Braun.

ÉTUDES

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