‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 2)Chapitre 29 sur 298 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

I. Saint Michel terrassant les Anges rebelles. Cette composition a encore été gravée par Jacques Neefs (V. S. Ancien Testament, 5).

8. La Cène. Dans la vente Clemens (Gand, 1779), on adjugea à 11 florins i5 sous l'esquisse de ce plafond.

17'^'^. Esther devant Assiiériis. Le catalogue de la vente Julienne (Paris, 1767) mentionne sous le n° 100: <- Deux belles esquisses de formes contournées, peintes sur bois, chacune porte 18 pouces de haut, sur 16 pouces 9 lignes de large. L'une fait voir Esther devant Assne'rtis, l'autre le Repas d'Esther et d'Assuérus. Ces deux morceaux sont d'autant plus estimables qu'ils sont les seuls originaux qui existent, le feu du Ciel ayant détruit en 1718 les plafonds des galleries de l'Église des Jésuites d'Anvers ou étoient représentés ces

sujets. J. Punt a gravé l'estampe du premier, au bas de laquelle est écrit : Auream Assuerus Rex virgam protendit Regince Esther. r> Adjugés à 83o livres.

La première de ces esquisses représente donc un des plafonds de l'Eglise des Jésuites ; quant au Repas d'Esther et d' Assuerus, nous ne le trouvons mentionné nulle part ailleurs.

Le 22 juillet 1779, on vendit à 25 livres au local le Saint Esprit, à Bruxelles " un Projet de Plafond par Rubens représentant le roi Assuerus. Esquisse. »

3o. Saint Augustin. Gravures: V. S. 10, J. Punt; 11, J. J. Preisler.

37. Sainte Elisabeth distrihiant des aumônes. Depuis la publication du premier volume de notre Œuvre de Rubens, nous avons appris à connaître une reproduction de ce plafond, dessinée par Muller. La Sainte y est représentée montant les degrés de son palais, sur lesquels un mendiant est assis. Elle laisse tomber des pièces de monnaie dans l'écuelle qu'il lui tend, et, de la main gauche, elle tient, non son manteau, mais une cassette. Le dessin est reproduit dans le Bulletin Rubens, III, 304.

38. St. Joseph accompagné d'un ange (St. Albert). De ce plafond, comme du précédent, nous avons trouvé une reproduction dessinée par Muller. Nous y voyons un saint, siégeant sur des nuages, ayant dans l'une main un livre ouvert, dans l'autre une palme de martyr. Au-dessus de lui, un ange tient une couronne; à ses côtés, un second ange relève les pans de son manteau; un troisième tient un chapeau de cardinal. Le dessin de Muller porte l'inscription: S. Eugenius S. R. E. Card. En admettant que ce soit St. Eugène que le peintre ait représenté, il faudrait supposer qu'à côté des deux autres saintes patronnes de l'infante Isabelle (Elisabeth)-Claire-Eugénie, il ait voulu rappeler la troisième patronne de l'Archiduchesse. Mais on se demande pourquoi il aurait choisi St. Eugène de préférence à Ste. Eugénie ; nous croyons plus probable que le Saint représenté ici est St. Albert, patron de l'Archiduc. Reproduit au Bulletin Rubens, III, 304.

40a. Adam et Eve chassés du- paradis. Nous avons retrouvé encore une des compositions mentionnées dans la liste jointe au contrat conclu entre Rubens et le père Tirinus, relativement à l'exécution des plafonds de l'église des Jésuites. Dans ce document, elle porte le n^ i (voir Tome I, page 46) et le titre Adam et Eve chassés du Paradis. Elle ne fut pas exécutée en grand format. Elle s'est conservée à l'état d'esquisse dans la Galerie des Amis

patriotiques de l'Art, à Prague, n" 585 (Panneau. H. 49, L. 69). On y voit Adam et Eve, sortant d'une porte monumentale que l'on aperçoit à gauche. Derrière eux, dans les airs, un ange, tenant de la main droite un glaive de feu et, de la main gauche, poussant devant lui les victimes du premier péché. A droite, la Mort, une figure maigre et nue au crâne décharné, saisit d'une main le bras d'Adam, de l'autre les cheveux d'Eve. Photographie : Karl Bellmann.

Les Plafonds de l'église des Jésuites (Tome I, p. 5i). Au mois de février 1887, nous avons acheté pour la Commission chargée de réunir l'œuvre de Rubens en gravure ou en photographie, les Sg dessins originaux du peintre Muller, dont une partie a été gravée par Preisler. Ils sont déposés actuellement au musée Plantin-Moretus, qui possède également les 36 aquarelles originales de Jacques de Wit, gravées par Jean Punt.

41 à 55. Les Triomphes et les Figures de F Eucharistie (Triomphes de la Foi).

Le musée de Cambridge possède les premières ébauches, en grisailles de petite dimension, du Triomphe de rEucharistie sur la Philosophie et la Science (notre n° 42), du Triomphe de rEucharistie sur l'Ignorance et l' Aveuglement (notre n° 43), du Triomphe de l'Eucharistie sur l'Hérésie (notre n° 44), de VAmour divin triomphant dans le dogme de l'Eucharistie (notre n° 45), de la Rencontre d'Abraham et de Melchisédech (notre n° 46), des Quatre Evangélistes (notre no 5o), des Pères de l'Eglise et autres Saints, défenseurs du dogme de l'Eucharistie (notre n° 5i). La composition de ces esquisses ne présente pas de différences notables avec les peintures définitives.

L'exemplaire en petit format que possède le musée de Madrid (n°^ i5i5 à 1623) des huits sujets de la série des Triomphes et Figures de l'Eucharistie, décrits dans nos numéros 41, 42, 43, 44, 40, 46, 5o et 5i, ne sont point des copies, mais des esquisses terminées en couleur et destinées à servir de modèles aux collaborateurs du maître qui devaient exécuter les cartons définitifs.

Le Kunstgewerbe-Museum de Vienne possède un exemplaire de la tapisserie faite d'après le Triomphe de l'Eucharistie sur la Philosophie et la Science (notre n^ 42).

Au musée de Dresde (n° 990) se trouve une copie du Triomphe de l' Eîicharistie sur l'Hérésie (notre n° 44). Le British Muséum possède un croquis dessiné de la même composition avec des variantes considérables. Une esquisse de la même composition (H. 16, L. 3o pouces) parut dans la vente de Julienne (Paris, 1767, n° 104) et fut adjugée à 226 livres. Un autre exemplaire (H. 36,

L. 46 centimètres) fut vendu avec la collection Rothan (Paris, i8go), à igSo francs.

Le musée de Tournai possède une copie des Israélites ramassant la Manne au désert (notre n^ 47).

La gravure de F. Ragot (V. S. Histoire et Allégories sacrées, 10) réunit sur une même estampe en deux feuilles les Quatre Évangélistes (notre n" 5o) et les Pères de l'Eglise et d'autres Saints défenseurs du dogme de l' Eucharistie (notre n° 5i).

Un modèle de la tapisserie des Princes de la Maison d'Aidriche en adoration devant le St. Sacrement (notre n" 53), peint sur papier et collé par parties détachées sur papier gris, haut i65, large 118 pouces, fut adjugée dans la vente Spruyt (Gand, i8i5). En 1827, Smith (Catalogue, II, n° 867) le signale dans la collection de M. Pérignon à Paris.

A l'appui de notre opinion, admettant l'année 1627 comme date de l'exécution des cartons de la série le Triomphe et les Figures de l' Eucharistie, nous pouvons encore citer le document suivant, publié par Auguste Castan dans ses Informations recueillies par les frères Jean-Jacqites et Philippe Chifflet sur les faits et gestes du peintre Rubens. Dans une lettre écrite, le 21 mai 1627, au nonce apostolique Guidi di Bagno, Philippe Chifflet dit: " Rubens faict conte de partir pour Rome environ ce temps-là (septembre 1627), après qu'il aura parachevé plusieurs tableaux qu'il a entrepris pour S. A. (i). " Les tableaux dont il s'agit ici sont, à n'en pas douter, les cartons des tapisseries offertes par S. A. l'infante Isabelle au couvent des Clarisses à Madrid. Rubens y travaillait donc au mois de mai 1627 et comptait les terminer au mois de septembre de la même année.

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