‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 3)Chapitre 111 sur 161 · LA DÉCOLLATION DE ST. JEAN BAPTISTE · texte numérisé non relu

LA DÉCOLLATION DE ST. JEAN BAPTISTE

Volet de gauche.

Bois. H. 3i8, L. ii5.

|e cadavre du saint, couché par terre, est vu en raccourci ; le sang jaillit des artères tranchées du cou. Le bourreau, figure mince et élégante, met son pied sur le cadavre, tient son glaive d'une main, et lève, de l'autre, la tête de St. Jean au-dessus du plat que porte Salomé. Celle-ci est vêtue d'écarlate et d'amaranthe. Une vieille femme se trouve derrière eux ; un soldat occupe le dernier plan. Un flambeau, porté par une main invisible, éclaire la scène d'une ardeur rousse. L'élégance recherchée des figures leur donne une mignardise déplacée. Le corps de St. Jean, couché par terre, est très beau de dessin et de couleur.

Le volet est de la main d'un élève, largement retouché par le maître ; le cadavre de St. Jean est de Rubens lui-même ; sa tonalité est plus vigoureuse et plus sombre que celle de l'autre volet et du panneau central.

En comparant ce dernier avec les volets, on voit qu'il a beaucoup perdu de l'éclat et de la vigueur de son coloris.

i65. ST. JEAN L'ÉVANGÉLISTE A PATHMOS.

Revers du volet de droite.

Panneau. H. 3i8, L. 11 5.

Iaint Jean est assis contre un rocher, son livre sur le genou, les jambes croisées, une main levée, comme si on était venu l'interrompre pendant son travail, la tête retournée et relevée vers un aigle perché sur le rocher au-dessus de lui. Dans une gloire qui occupe le haut du tableau, on

voit la vision apocalyptique du dragon. Le saint est drapé de rouge et de pourpre très clair ; sa pose est hardie. Le tableau est fait par un élève et retouché dans les chairs et les parties claires par le maître.

i66. LE BAPTÊME DU CHRIST.

Revers du volet de gauche. Bois. H. 3i8, L. ii5.

E Christ est entré dans la rivière jusqu'au-dessus de la cheville. C'est une figure vigoureuse, tenant une draperie blanche ramassée autour du milieu du corps. St. Jean, debout à côté du Sauveur, lui verse de l'eau sur la tête, au moyen d'un coquillage. En haut, le St. Esprit plane dans une gloire. A gauche, on voit un arbre noueux.

La peinture est claire, facile, sans grande élévation ni effort sérieux. Elle est de la main d'un élève et retouchée dans les chairs par Rubens.

Petites pièces derrière les chandeliers.

Sous le panneau central, encastrées dans l'autel, se trouvaient trois petites pièces. Celle du milieu, représentant un Christ en Croix, occupe sa place primitive; les deux autres, représentant Y Adoration des Bergers et la Résurrection du Christ, figurent actuellement au musée de Marseille.

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