LA MADONE
(La Vierge et l'enfant Jésus dans une guirlande de fleurs et un cercle d'anges.)
Munich. Pinacothèque, 729.
Panneau. H. 181, L. 209.
|u milieu du tableau est peint un cadre entourant une figure de la Vierge avec l'enfant. Marie est assise, les yeux baissés ; de la main droite, elle tient l'enfant Jésus, qui est debout tout nu sur le genou de sa mère et est vu de front ; de l'autre main, elle tient celle de l'enfant. Autour du cadre peint est disposée une couronne de fleurs et, autour de celle-ci, onze angelets se jouent : six à droite, cinq à gauche.
C'est une des belles œuvres de Rubens, et une des plus gracieuses Madones que nous connaissions de lui. Les anges dodus qui entourent les fleurs ne sont pas moins charmants ; ils forment une guirlande de chair fraîche et rosée autour des fleurs et surpassent celles-ci en grâce et en éclat.
La peinture est du temps des Sept petits génies portant une guirlande de fruits, du même musée. Elle tombe, comme cet autre chef-d'œuvre, entre i6i5 et 1618.
Les fleurs sont de la meilleure manière de Breughel de Velours.
Cette Madone a beaucoup d'analogie avec celle qui naguère faisait partie de la galerie du duc de Marlborough et avec celle qui figure sur le volet du Christ à la paille. La principale différence est que la Vierge tient d'une main celle de son fils et non le pied ou la taille de l'enfant.
Le tableau se trouvait jadis dans la galerie de Dusseldorf.
(i) Smith : Catalogue IX, 237.
(2) Art Journal. i863, p. 144.
Guillaume Panneels a gravé à l'eau-forte la Madone sans l'encadrement de fleurs et d'anges. (V. S. 5g.)
Photographie : F. von Hanfstaengl.