‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 3)Chapitre 2 sur 161 · I. SAINT MICHEL TERRASSANT LES ANGES REBELLES · texte numérisé non relu

I. SAINT MICHEL TERRASSANT LES ANGES REBELLES

Jadis à l'église des Je'suites à Anvers.

Pièce carrée oblongue.

u milieu du tableau, on voit St. Michel, armé d'un faisceau de flammes et d'un bouclier rond portant au milieu le nom de Jéhovah, en caractères hébreux. Il s'élance avec impétuosité pour rejeter dans l'abîme les anges rebelles. A côté de lui, se tient un ange, levant le poing d'un geste menaçant, et représenté sous les traits bien connus d'Antoine Van Dyck ; dans un coin du tableau, un troisième se précipite vers les réprouvés, la tète en bas, les poings fermés ; un quatrième ne montre que la tête et un bras.

Au-dessous de St. Michel et de ses acolytes, trois damnés descendent en enfer. Le premier, Lucifer, tombe sur le côté ; il a les poings crispés, des griffes aux pieds, des ailes de chauve-souris ; les cheveux sont remplacés par des vipères, à gueule ouverte ; un serpent est enroulé autour de sa

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jambe. Le second, avec une expression de frayeur indicible, tombe, la tête renversée en arrière ; le troisième, dont on ne voit que le buste, descend à côté du précédent.

Le haut de la composition est éclairé par les rayons de la lumière céleste ; le bas est obscurci par d'épais nuages.

Ce tableau, comme tous ceux de la présente série, fut brûlé dans l'incendie qui éclata dans l'église des Jésuites, le i8 juillet 1718.

Gravures: Voorhelm Schneevoogt, Suites, n° g, Jacques De Wit ; 10, Jean Punt, 1750 ; II, J. J. Preisler. (i)

Les plafonds de l'église des Jésuites furent copiés à l'aquarelle par Jacques De Wit, peintre hollandais, en 1711 et 1712. Cet artiste grava à l'eau-forte plusieurs de ces compositions et les dessina toutes à la sanguine. Jean Punt grava d'après ces dessins 35 plafonds. Jean-Justin Preisler grava, en 1735, une des deux galeries supérieures et une des deux galeries inférieures, d'après des copies prises par un peintre de Dresde, nommé Millier.

Jacques De Wit a fait ses dessins et ses eaux-fortes d'un format beaucoup plus grand que ses aquarelles.

Les compositions telles qu'elles sont gravées par Punt présentent quelques légères différences avec les gravures de Preisler.

La gravure du St. Michel de Punt et l'eau-forte de De Wit ne montrent pas la queue du serpent enroulée autour de la jambe du premier des damnés, comme cela se voit sur la gravure de Preisler et sur l'aquarelle de Jacques De Wit que possède le musée Plantin-Moretus. (Voir planche 6, I.)

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