ADAM ACCEPTANT D'EVE LE FRUIT DÉFENDU
La Haye. Musée, 216.
Panneau. H. 75, L. i55,5.
|dam est assis, à gauche, sur un tertre couvert de gazon, au pied de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Il accepte la pomme qu'Eve lui tend, et semble lui demander s'il ne fait pas mal en agissant ainsi. Elle est debout, élève la main gauche et prend une branche chargée de deux pommes que le serpent a cueillie et tient dans la bouche. Adam et Eve sont deux figures charmantes de pose et d'exécution. Elle est peinte dans des tons frais et clairs, avec de légères ombres sur la chair tendre et blanche ; lui est traité plus énergiquement dans des tons plus bruns.
Dans le pommier, on voit le serpent et des perroquets ; à gauche d'Adam, un cheval et un coq d'Inde ; à ses pieds, un petit singe, deux lapins et un petit chien. A côté d'Eve, on distingue deux paons et un chat. Dans le lointain, on voit un cheval, des chameaux, des cerfs, des chiens, un groupe d'arbres pleins d'oiseaux, des chèvres, des lions, des tigres, des bœufs, une autruche, un crocodile et jusqu'à des poissons dans l'eau transparente.
Une échappée de vue est ménagée au milieu et sur un des côtés du fond.
Le tableau est fait, en collaboration, par Rubens et Jean Breughel de Velours. Le premier a fait les personnages ; le second, le paysage et les animaux. Rubens le signa à gauche : Pétri Pauli Rubens figr. ; Breughel, à droite : J. Brueghel fec.
Le tableau date d'environ 1620.
Il fut acheté, en 1766, à Leyde, à la vente de Mad. C. Backer, veuve Allard de la Court-van der Voort, pour le cabinet de Guillaume V, au prix de 735o florins.
Il avait passé par les collections de Bie et de la Court-van der Voort,
à Le3'de. Houbraken et Campo Weyerman le décrivirent quand il se trouvait dans cette dernière collection (i).
Il fut gravé par F. L. Huijgens dans le recueil Steengracht (n° 65) et photographié par Braun.
gZ-'is. ADAM ACCEPTANT D'EVE LE FRUIT DÉFENDU.
Tableau inconnu.
|l existe une eau-forte de Philippe Spruyt représentant le groupe d'Adam et d'Eve du tableau précédent. A leurs pieds, on voit deux tourterelles ; à côté d'Adam, un cheval ; dans le fond, l'arbre de la connaissance du bien et du mal, dont on n'aperçoit que le tronc et les premières grosses branches. Tout le reste du paradis est supprimé.
Le graveur a donc rencontré, au siècle dernier, cette composition attribuée, à tort ou à raison, à Rubens. Nous ne savons ce qu'elle est devenue. Gravure .• V. S. (Ancien Testament) 6, P. Spruyt.