‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 3)Chapitre 95 sur 161 · FUITE EN EGYPTE · texte numérisé non relu

FUITE EN EGYPTE

i38. L'IMMACULÉE CONCEPTION.

Tableau inconnu.

J|a Vierge est debout sur le globe terrestre, autour duquel est enroulé le serpent, dont le pied de Marie écrase la tête. Sur la main droite, elle tient le petit Jésus debout ; l'enfant entoure de son bras le cou de sa mère. Elle porte une couronne, autour de laquelle apparaît dans l'air un cercle de douze étoiles. Derrière son buste, des rayons jaillissent et vont se perdre dans les nuages qui bordent le tableau. Un petit ange, à droite, se cache à moitié dans le bord inférieur du manteau de Marie ; un autre, à gauche, relève un bout du même vêtement. La Vierge baisse les yeux avec recueillement. C'est une apparition aussi noble que gracieuse et une des plus belles figures de Rubens.

Le peintre a évidemment voulu représenter la femme de l'Apocalypse (XII-i): " Il parut un grand signe dans le ciel, une femme revêtue du soleil, qui

avait la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. » Seule, la lune sous ses pieds manque pour rendre complètement la figure tracée par Saint Jean.

Nous avons décrit le tableau d'après la gravure de Schelte a Bolswert, la peinture étant inconnue.

Suivant les annotations manuscrites de Mois et celles de Smeyers, conservées dans les recueils du premier, la composition gravée par Schelte a Bolswert, était placée au maître-autel de l'ancienne église du Finisterre, à Bruxelles. Au bas de la toile, on avait ajouté une gloire d'anges.

Au commencement du dix-huitième siècle, elle fut vendue au sieur Vervoort, marchand de tableaux à Bruxelles, qui la revendit à un confrère, le sieur Wachters. Celui-ci ôta la gloire d'anges que l'on voyait au-dessous du globe et fit ainsi du tableau deux morceaux séparés, qui furent vendus avant la dispersion de son cabinet, en 1762 (i).

Gravures.: V. S. (Vierges) i, S. a Bolswert; 2, N. Ryckemans ; 3, Anon. (Mart. van den Enden, exe.) ; 4, Jean Sanne ; 5, Anon. (Gaspar Huberti exe.) ; 5, Anon., plus petite (G. Huberti exe.) ; 7, Anon. (C. Galle exe.) ; 8, Anon. (P. Mariette exe).

La gravure de Nie. Ryckemans n'est connue que par le catalogue del Marmol, n° 43g (2). Son existence prouve que le tableau date de 1620 environ. Voir planche 45.

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