LA MORT DE SAINT ANTOINE L'ÉGYPTIEN
|e saint anachorète, brisé par l'âge, est assis dans son lit dont le chevet élevé ressemble au dossier d'un fauteuil. Il est à l'agonie. La poitrine et les bras sont découverts, les yeux sont voilés et à moitié fermés ; il a une longue barbe et des cheveux blancs, le haut de la tête est chauve. Un crucifix est déposé sur le lit. Autour de lui sont groupés six moines de son ordre, reconnaissables au T (béquille ou croix) cousu sur leur froc. Deux d'entre eux sont agenouillés au premier plan, au pied du lit; deux autres, dont l'un tient un cierge, sont debout au chevet. Les deux derniers, dont l'un porte une crosse d'évêque et l'autre un bâton à double croisillon, se tiennent à portée de la main du Saint et à chacun d'eux il distribue un de ses vêtements. Par terre, on voit un vase à eau bénite dans laquelle trempe le goupillon ; le cochon du saint avance la tête de dessous le lit et l'approche
(i) P. GÉNARD : La Succession de P.-P. Rubens. Bulletin des archives d'Anvers. II. i36.
de ce vase. La composition forme un très beau groupe et les tètes des hommes sont particulièrement remarquables.
Le tableau a fait partie de la galerie du comte Schônborn à Pommersfeld. Il fut vendu à Paris, en 1867.
Gravure : V. S. 9, Pierre Clouwet, 164g.
Voir planche i35.
Saint Antoine de Padotte.
Voorhelm Schneevoogt mentionne sous le n^ 10 un Saint Antoine de Padoiie. Le nom de Rubens a été gravé tout récemment sur la planche ' par un artiste anversois. La gravure a été faite d'après un tableau de Van Dyck, qui se trouve au musée de Milan, n° 442.
Saint Athanase.
Sujet d'un des plafonds de l'église des Jésuites, à Anvers (Voir n'^ ig).
3g2. SAINT AUGUSTIN.
Prague. Église de St. Thomas ou des Augustins. Toile. H. 254, L. 175.
E Saint évêque se tient debout sur le bord de la mer ; il est vêtu de ses habits pontificaux. La tête courbée et les mains étendues, il regarde l'enfant Jésus qui fait mine de vouloir épuiser la mer dans un petit puits qu'il a creusé dans le sable. Dans les airs plane un ange portant dans la main droite la mitre et la crosse de l'évêque; dans la gauche, le cœur symbole du saint. Fond gris clair.
Le tableau est inférieur en mérite au St. Thomas qui figure plus bas dans le maitre autel de l'église des Augustins ; c'est probablement l'œuvre d'un élève. Il fut commandé en i63y, par la comtesse Hélène Martinitz, née Werschovitz, placé en i53g et payé, avec le St. Thomas, 946 florins. Il est de forme ovale, mais placé dans un cadre rectangulaire en bas, échancré en haut (Voir le Martyre de St. Thomas).
Gravure : V. S. 11, Alex Voet junior.
Dans la gravure, l'ange planant dans le ciel manque ; le saint est coiffé de la mitre et tient la crosse en main.
Il existe une autre gravure, signée Jac. Neeffc (V. S. 12), représentant St. Augustin et l'enfant Jésus, tous les deux dans des poses différentes de celles qu'ils ont dans la gravure de Voet. L'attribution de cette composition à Rubens est suspecte.
Avec l'inscription S. Augustimis, A. Melar (V. S. i3) a gravé le St. Éloi du revers des volets de YErection de la croix (Voir n^ 278).