LA CONVERSION DE SAINT PAUL
Munich. Pinacothèque, y33.
Esquisse. Panneau. H. qS, L. 121.
AiNT Paul est renversé sur le dos. Son cheval brun est maintenu par un domestique, tandis que deux autres serviteurs s'empressent au secours de leur maître. Un cheval blanc se dresse au milieu de la composition ; un homme se suspend à sa crinière. A droite, une masse de piétons et de cavaliers terrifiés ; à gauche, un cavalier dont le cheval rue et un autre dont le cheval s'enfuit, affolé de terreur. L'esquisse est riche en couleur et pleine de force. Le plus vif contraste s'y remarque entre la clarté répandue dans le ciel et sur le cavalier renversé, et l'ombre qui règne dans les autres parties. Du côté droit, la peinture est un peu dure de ton et de lumière, comme si une autre main y avait touché. L'esquisse semble former un pendant de celle de la Défaite de Sennachérib, appartenant au même musée. Le peintre n'a presque rien conservé de ce premier projet dans son tableau définitif. Dans ce dernier, on retrouve seulement le Christ apparaissant dans les nues. St. Paul étendu par terre, secouru par ses serviteurs, le
(1) Aile de gedichten van Jan Vos, Amsterdam, 1726. I, 326.
cheval qui rue et le cheval qui se cabre. Les motifs principaux : les chevaux terrifiés et fuyant, les hommes épouvantés et levant les yeux au ciel, ont été conservés, mais le nombre des personnages et leurs attitudes ont été profondément modifiés.
Gravure : C. Piloty (lithographie).
Photographie: Fr. Hanfstaengl.
La galerie du duc de Westminster renferme une esquisse (N° 5i. Panneau, H. 43, L, 27,5) représentant la Conversion de St. Paul et attribuée faussement à Rubens. On 3^ voit St. Paul renversé sur le dos et gisant à terre, tandis que son cheval se cabre et de la croupe touche la terre. A droite, un cheval qui se dresse effrayé et deux hommes dont l'un vient au secours de Saul, tandis que l'autre se couvre des mains les yeux éblouis par la clarté, répandue par le Christ qui apparaît dans les airs.
Waagen (i) vit chez W. Russell une troisième esquisse, différente du tableau de la galerie de Miles. Il la dit lestement touchée, mais ne nous apprend point si la composition rappelle l'esquisse de Munich.
Dans la vente de Jullienne (Paris, 1767), une esquisse de la Conversion de St. Paul (Panneau, H. i3 pouces, L. ig) fut adjugée à 127 livres ig sous.
Dans la vente Lempereur (Paris, 1773), une esquisse du même sujet (17 pouces sur ig) fut adjugée à 611 francs.
Dans la vente du prince de Conti (Paris, 1777), la même esquisse monta à 800 francs.
Dans la vente Schorel (Anvers, 1774), une esquisse de la Conversion de St. Paul (Panneau, H. 12 1/2 pouces, L. 17 1/2 pouces) fut adjugée à 62 florins. Eu égard aux dimensions, cette dernière paraît être la même que celle de la vente de Jullienne.
Dans la vente du baron de Willebroeck (Bruxelles, 1781), une esquisse haute de ig et large de 25 pouces fut adjugée à 3oo florins