‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 89 sur 213 · L'INCRÉDULITÉ DE ST. THOMAS · texte numérisé non relu

L'INCRÉDULITÉ DE ST. THOMAS

Panneau central.

E Christ est debout à la gauche du tableau ; son buste est nu, une draperie entoure ses reins et passe sur le bras gauche qui la porte. Un bout de linge blanc se montre sur la hanche. Il a de longs cheveux châtains, la barbe courte et laineuse. Une mince ligne lumineuse suit, comme une traînée d'étincelles, le contour du derrière de la tête. Devant lui se trouvent trois apôtres, auxquels il montre la blessure que le clou a laissée dans sa main gauche. C'est d'abord St. Jean, un homme jeune et vigoureux, aux cheveux blonds, au vêtement violet clair ; il soulève les mains en signe d'étonnement, d'admiration et de foi. K côté de lui. St. Thomas, un vieillard à cheveux rares, à barbe grise, à draperie bleu verdâtre. Il regarde la main du Christ avec une grande curiosité et avec une attention extrême, comme s'il se méfiait de ce qu'il voit. Le troisième apôtre est une belle figure brune à cheveux noirs, à barbe châtain ; il regarde le Christ écoutant sa parole. Tous les personnages sont représentés jusqu'aux genoux. Le fond est d'un noir uniforme sur lequel tranchent vivement les figures.

C'est une peinture extrêmement soignée, oià le dessin est d'une régularité académique banale. Le torse du Christ est d'une carnation ferme et chaude au modelé bleuâtre, très délicatement et solidement traité. La hardiesse et l'inspiration manquent complètement.

Le tableau et ses volets sont entièrement de la main du maître.

Voir planche 119.

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