DANS UN RIDEAU DE THÉÂTRE
Ksistante infortune qui s’attacha à toutes les commandes officielles e l’Administration impériale accorda à P.-V. Galland, la radicale destruction de tous ceux de ses travaux qui, ayant un caractère public, semblaient les plus propres à lui assurer un juste renom dans l’avenir aussi bien que dans le présent, son abstention résolue des Salons annuels, et, comme conséquence, l’absence de tout contact avec la foule, suffisent amplement à expliquer le peu de popularité que posséda son nom, presque jusqu’à sa mort.
Et si l’on doit s’étonner de quelque chose, ce n’est pas de cette demi-obscurité dans laquelle il se complut du reste, quoiqu’elle chagrinât un peu ceux qui lui étaient chers. C’est plutôt qu’en dépit de sa valeur personnelle et de son admirable talent, il n’ait pas encore été davantage ignoré de la foule. Grâce, en effet, à un certain nombre de commandes particulières dont il s’était tiré tout à son honneur, il arriva assez vite à être connu et apprécié par un groupe relativement nombreux d’amateurs éclairés et compétents. Fait remarquable, ce groupe alla toujours en grossissant et bientôt lui constitua une clientèle aussi dévouée que fidèle, chez laquelle il trouva, jusqu’à la fin du Régime impérial, le moyen d’occuper utilement son infatigable activité.
L’hôtel du marquis Casariera où il exécuta, en 1853, deux plafonds et une
grande voussure, marque le départ, à Paris, de ces travaux de décoration