ETUDE D ENFANTS A LA SANGUINE
un compte suffisant, et qu’un jour, Meissonier, dans une de nos conversations, résumait par un mot curieux et typique :
« Au Panthéon, me disait-il, il n’y a que Chavannes qui se tient; pour tous les autres, il faudrait faire dorer l’édifice. »
Galland revient souvent sur cette constatation, qui avait pour lui une si grande importance; une fois notamment, à propos du salon de M. Cail :
« Les fonds jaunes, écrit-il, vont bien avec les cadres d’or et appellent, dans les motifs principaux, de beaux bleus, de beaux rouges, de beaux grenats, de beaux violets. »
En un mot, toute la magnificence de la palette.
On aimerait à rapprocher de ces observations si fécondes, nées de la contemplation des trésors conservés au Louvre, d’autres impressions, également intéressantes et non moins bonnes à connaître, qu’il rapporta de ses visites aux musées d’Allemagne, à la Pinacothèque de Munich, au musée d’Augsbourg; la surprise surtout que lui causa la vue des primitifs; la révélation qu’il trouva, dans les grisailles de Yan Dyck, d’effets très simples et jusque-là vainement cherchés; l’admiration provoquée par Rubens et surtout par Albert Durer, dont certains tableaux lui parurent « ce qu’on peut voir de plus beau au monde » . Mais nous ne possédons sur ces impressions que des notes hâtives et morcelées, rapidement tracées sur des feuillets détachés, égarés au cours de ses voyages, retrouvés au retour et insérés dans son journal au hasard de leur découverte.
KTÜDE nE VASE.
Dessin au crayon noir.