‹ L'œuvre de P.-V. GallandChapitre 32 sur 54 · ALLÉGORIES · texte numérisé non relu

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L’OEUVHE DK P.-V. GALLAND.

elTacc, mais cependant fort honorable de musicien de Torcheslre, le 31aître poursuivait un but d’enseignement et n’avait aucun désir de les « absorber et de les réduire à l’état de disciples soumis ».

Nous avons, en elTet, une preuve bien ancienne des sentiments libéraux cjui animaient ce IMaître méconnu.

Elle concerne Maxime Claude qui, à ses débuts dans la peinture, voulait s’inspirer de ses exemples « Maxime veut commencer à composer un panneau, écrivait à ce propos Galland ; je lui dis de n’en rien faire avant d’avoir exécuté un grand nombre d’études d’après nature. Si je ne veux pas qu’il devienne ma doublure, il faut qu’après avoir beaucoup étudié, il aille d’après son sentiment. Si je dois avoir plus tard des copistes, j’aime mieux que Maxime ne soit pas du nombre. 11 serait, du reste, contrarié qu’on le lui dît. II voit que je prends pour base la Nature. Je consulte les Maîtres et m’en aide au besoin. II faut qu’il fasse de même. 11 doit employer exclusivement son temps en études, qui lui seront profitables le jour où il voudra marcher seul . »

Ces lignes sont d’un bon et clairvoyant ami, en même temps que d’un honnête

homme. Hâtons-nous de constater que ce n’était pas seulement en faveur d un parent, d’un beau-frère, que Galland était pris de ces généreux scrupules.

« Quand on compose une œuvre décorative, disait-il, dans une enquête dont

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