Réimprimé à Lvon, Claude Kourrv
3. C'est Martial qui rucommandt le [lentisque (xiv, 22). Au Oiiml Livre,
enseigne, du moins, que « l'Iioninie doit nettover et laver ses dents à cause que les ordures des dents font l'alayne puante, semblahlement des dents ordure sourvient et vapeurs qui font conturbations au cerveau. Kn outre, l'ordure des dents mêlée avec la \iandc est cause de corrompre la viande en l'estomac. »
« [Après le repas] se lavait les mains et les yeux de belle eau fraiclie. » Le Rei^inien recommande également, et ce doit être le premier acte de la journée ', de se laver les mains et les yeux d'eau froide : « Limi'nia inaiic luaniis snrgeus geJida Jtivel aqtia. » Avicenne le prescrit. « La cause pourquoi les yeux doivent être lavés d'eau froide et non pas de ciiaude, c'est pource que une chacune chose naturelle doit être gardée par son semblable..., les corps chauds ont besoin de chose chaude. — « Le second est que l'homme après son lever doit laver ses mains... de eau froide et non pas de chaude, car le lavement des mains en eau chaude engendre vers au ventre espécialement si les mains sont lavées en eau chaude incontinent après niengier, comme dit Avicenne... A cause que le lavement des mains, fait en eau chaude incontinent après mengier, distrait la chaleur naturelle par dehors et la digestion demeure imparfaite laquelle indigestion imparfaite est la cause principale d'engendrer des vers. » — Le précepte se trouve dans d'autres traités de civilité puérile et honnête antérieurs à Garganliia, chez Sulpice de \'erulam - par exemple. Il avait son origine dans les œuvres médicales du moyen âge. Il y paraît assez aux considérations et aux autorités par lesquelles le Reginicii le recommande et que Rabelais a omises et dédaignées, comme les restes de doctrines désormais abolies.
La médecine des Arabes était, en effet, rangée par lui au nombre de ces erreurs dont il fallait purger la science; — et un passage de ce chapitre XXIV atteste le mépris qu'elle lui inspirait. « Notez ici que son disner estait sobre et frugal ; car tant seulement mangeait pour réfréner les aboys de l'estomac ; mais le souper était copieux et large. Car tant en prenait queluy estait de besoin à soy entretenir et nourrir. Ce que est la vraye diette, prescrite par l'art de
pour tenter de <■ h.iulser le temps en calme, Gvmnaste appointait des curcdcns de lentisce ».
1. Ces ablutions de la première toilette ne sont pas nicntioiinées chez Rabelais. Au léveil, Gargantua est c< frotté «. puis ■■ peigné, tcstonné ».