‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 112 sur 216 · i. L. II, p · texte numérisé non relu

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léo LES SCIENXES MÉDICALES

rccliL reliée. Des femmes y aspirèrent, telle Arténiise qui voulut dciiiiier son nom à l'armoise'. Rabelais se souvient, à ce propos, de la <i controverse mue » entre Lvncus etTriptolème et nous la raconte d'après Ovide (Métamorphoses, V. 642). C'est donc Pline qui lui a fourni l'idée générale de la classification et tous les éléments (noms et explications de l'origine de la dénomination) de la première catégorie.

Pour les autres catégories, nous pouvons retrouver également dans Pline presque tous les éléments qu'il y a fait entrer. Mais ils ne se présentaient pas à lui en catalogues tout préparés et tout dressés comme pour la première liste. — Les plantes, qui y figurent, ne sont pas décrites dans le même chapitre ni dans le même livre de YHisU'ire naturelle. Ainsi pour la deuxième liste (plantes nommées d'après leur pays d'origine), Rabelais en trouvait les éléments aux livres XII, 4 (pomme niédique), XIX. -7 (livesche), XXIII. 6 (punique), XXIV. 11 (Sabine). lia donc dû procéder à un travail de dépouillement. Peut-être s"cst-il servi de quelque lexique. Nous en connaissons deux de celte époque : celui de Léger du Chêne ^ et celui de Robert Hstienne >, qui ont pu être utilisés dans ce travail. Mais les explications étymologiques que donne le plus copieux en détails de ces ouvrages, celui de Robert Estienne, sont loin d'être aussi explicites que celles de Rabelais. Celui-ci devait donc recourir, pour son commentaire des dénominations, soit à sa mémoire, soit à ses livres.

Il tant reconnaître d'ailleurs que l'érudition de ce développement est aride et bien souvent n'offre d'intérêt, ou même n'est intelligible, qu'aux érudits et aux botanistes. — Rabelais néglige de nous dire pour quelles raisons telle plante est rangée dans telle catégorie : nous ignorons de quelles admirables qualités Hieracia et Eryngion 1 ont pris leurs noms et nous ne devinons la forme des Pétasites > par leur dénomination, qu'à la condition de connaître le grec. Il senible que l'auteiu' se soit moins soucié d'amuser notre

1. Rabelais n'adopte pas cette tradition sur l'origine du nom de l'armoise, qu'il attribue à Artémis-Diane.

2. //; Riii'lliiini de Slirpihtis l-'pi/onw, pcr Lecitc;^tiriii)ii ii qiicrcii. Paris, I5.(4'

3. De Latinis el Grxcis iwiiiiiiU'us aihonim, Jruliciim, heibnium, pisciinii et aviiiiii Liber... F.ilitw seciDnlii , cni iiiiillci aiiesseniiil. Robert F.stiennc, Paris, I5l)-

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