Gargantua, 25, M. L. I, p
4. Garg., 10. « Comme le blanc extérieurement disgrege et espart la veue, dissolvant manifestement les esprits oisifs... » .\ristote, Problèmes, 31, 20. llprj; ;j.sv -6 Àîuxdv xïi aiÀïv •f,x'.5Ti ô'jvi|j.cOi i-rivllls'.v. %\xom vai XuiiiivïTa; t'r.v
lyS l'humanisme
Arislolelis De luiliini iiiiiiiitiliitin. Ejusdem de partihiis aiiinialiiini Ejitsdcm de i^oicialionc auiinalinin Tlkvpbrasli de hisloria plaiitannn Aristotelis probleiiiala Akxandri Apbrodisiensis prohlemala.
Cette traduction avait été tréquemment réimprimée au xvi"= siècle.
Au Quart Livre, ch^■^. xviii, tous les termes techniques dont Rabelais se sert pour décrire les phénomènes atmosphériques de la tempête : categides, thiellcs, lélapes et prestères, psolœntes, arges, élicies, tvphones se trouvent énumérés dans le même ordre et définis au chapitre v, du -£pl -/.otjjio'j d'Aristote, qui avait été traduit en latin par Budé.
C'est peut-être une phrase de cette traduction qui a suggéré à Rabelais le jeu de mot qu'il fait sur le surnom ( txotî'.vô; ) d'Heraclite. liers Livre, 12, m. l. ii, p. 86. « Heraclitus grand Scotiste et ténébreux philosophe... » Il lisait dans la traduction de Budé, De Miindo: 5. « quod apud Heraclitum legitur (5i"(>//'»/n(( ab obscuritate cognominatum)... >>
Artcinidore.
Artémidore est cité plusieurs lois à propos de la divination par les songes. Son livre est le prototvpe de nos « clets de songes ». De graves docteurs le citaient alors ; il avait été traduit en latin en 1539, par un médecin fameux, Cornarius. — Arleinidonis. De soiiinionun iiiterpretalione lihri qiii)iqiie — A Jaii. Coniario medico physico fraucofordeiisi , laliiia Hw^ua conscribti. Bâie. Froben, 1539. (Bibl. Un., R. XVI, 1206.)
Athi'm'e ou Alheiia-iis.
Au chapitre \i!i du Pantagruel, Gargantua, écrivant à son fils, avoue qu'il se délecte à la lecture des « Antiquités » de Atheneus ; il le cite parmi ses livres de prédilection immédiatement après les Beaux Dialogues de Platon et les « Moraulx » de Plutarque.
(Athénée est cité parmi les naturalistes dont Ponocrates fait apporter les œuvres à table, pendant le repas du jeune Gargantua, ; pour l'instruire des fruits, légumes et propriétés d'iceux '. / Il est cité encore parmi les auteurs qui traitent des songes (r/c« ( Livre, 13). Enfin il figure parmi les trois auteurs qui parlent de la vertu aphrodisiaque de certaine herhe de l'Inde. Çricrs Livre, 27. M. L. II, p. 135). Cette « singularité » est fréquemment citée dans les ouvrages d'érudition du xvi'^ siècle. Nous l'avons rencontrée dans Tiraqueau, De legiluts Conniilnalil'iis. Loi xv, et dans H. C. Agrippa, De hicertitndine... chap. lxi\".
D'autres anecdotes, rapportées par Rabelais, ont leur origine dans le Banquet des Sophistes. Tiers Livre, 12, le témoignage d'Agathocles le Babylonien sur l'entance de Jupiter, « nourri par une truie à Dicte de Candie » vient du Banquet 9, 5, — la voracité de Cambles, roy des Lydiens qui dévora sa femme, est racontée au chap. \iii du livre X, du Banquet.
Tiers Livre, 21, le témoignage d'Alexandre Myndius (m. l. ii, p. 105) sur le chant du cygne est tiré du Banquet, 9, 49.
Tiers Livre, 50. La liste des entants qu'Oxylus, fils d'Orias, eut de sa sœur Hamadryas est dans le Banquet, 3, 78. — Les noms d'arbres sont féminins dans l'original : Rabelais sans songer qu'il doit nous donner des noms de femmes pour désigner les Hamadryades, traduit exactement les noms d'arbres par des noms français, qui sont masculins (noyer, cormier, etc.). La mention de r« ulmeau », lui rappelant les nombreuses vertus thérapeutiques que Pline attribue à cet arbre (Hist. Nat., xxiv, 8), il en fait un « grand chirurgien en son temps-. »
Rabelais a-t-il tiré lui-même ces anecdotes et curiosités du texte d'Athénée ? — Le Banquet des Soplnstes jouissait d'une grande faveur auprès des Humanistes de la première moitié du xvr siècle, curieux de tout le détail de la vie antique. L'édition princeps avait paru à Venise, chez Aide Manuce, en 15 14, par les soins de Musurus. En 1534, parut une nouvelle édition à Baie (Jacobus, Bedrotus et Christianus Herbinus). Autre édition à Bâle (Val-