‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 129 sur 216 · I. PiïH/.H,')»!'/, IcS, M. L. I, p · texte numérisé non relu

I. PiïH/.H,')»!'/, IcS, M. L. I, p

122 l'humanisme

1 admiration. Gargantua rccoiiiniaiidc à Pantagruel, étudiant à , Paris, de fonner son style dans la langue grecque « à l'imitation de Platon. » Lui-même se délecte à lire les « beaulx dialogues de Platon '. I) Plusieurs de ces dialogues sont mentionnc-s dans son roman : le BaïKjini, la République, le Philèbe et le Gcrgias, le Tinu'e. Au Oiiiiil Livre, 17, Khizotonie remarque que Pantagruel allègue souvent le Cratxlc et il jure qui! va se mettre à le lire. — Hn outre, dans la Lclhe an Bailli du Bailli des Baillis % nous voyons Rabelais demander, en post-scriptum, à « Monsieur le Seelleur « de lui envoyer le Platon qui lui avait été déjà prêté, et la Bibliothèque de la \ille de Montpellier conserve un Platon (Edition aldine de 1)13) revêtu de l'cx-libris de Rabelais >. Il semble donc, de prime abord, qu'il ait eu un commerce assidu avec les œuvres de Platon. L'examen des contributions de Platon à son roman conlirmera-t-il cette jiremière impression ?

C'est sur un emprunt au Banquet, les Silènes d'Aleihiade, que s'ouvre le Prologue du Gargantua. M. Delaruelle a montré que Rabelais citait Platon, dans ce passage, d'après la traduction d'Erasme, à l'adage : Sileui AkibiadisK

Le Banque! est encore cité au chap. 8 du Gargantua, à propos del'androgyne dont Rabelais nous donne une description familière >. Ce mvthe et cette descriptit)n étaient lort connus des Humanistes du xvr siècle : nous en trouvons, par exemple, une exposition, en vers, dans le Blason du Nombril de Bonaventure Despériers ''.

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