‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 131 sur 216 · M. I. ir, p · texte numérisé non relu

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4. Erasme l'ait une allusion dans la Sliiltitiir Laiis, xvil. i< Xam quod PLuû dubitare videtur, utro in génère ponat mulierem, rationalium animantium, an brutoruni, nihil aliud voluit, quani insiguem ejus sexus stultitiam indicare... »

queau, qui les a exposOcs )ui-mcnic dans l'cdition du De legibiis Coiiniibialibiis, de 1 546 (Lcx quindccinia).

l.;i R('l'iil'liijiic est citée Jans le Prologue du Gar^aiiliui, M. I.. I, p. 5, à propos du chien. « C'est comme dict Platon, lib. II de Rep. la beste du monde plus philosophe. » Ri'p. 11, 376 .\. '.\/.a-/. aï'/ y.ojji'J/ov -■-. ■i'j.'.-/î-y.: -.h --/Ooç 'j:j-'/j -rt,ç yVTEi.jç y.y.': (o; à"/,y,Otô;

Les chapitres xi.\' et .\i.vi du Gargantua contiennent deux références au livre V de h R'piil'liqiic. La première" suit la fameuse sentence « que lors les républiques seroient heureuses, quand les roys philosopheroient ou les philosophes régneroient. » \'ous avons vu que cette pensée se trouvait déjà dans le Sliillilia- Imus, d'Lrasme. Au chap. xi.vi, Grandgousier, e.xposantses idées sur les devoirs des rois et flétris.sant la politique des vaines conquêtes, allègue Platon « liv. \'de Rep. » qui voulait « estre non guerre nommée ains sédition, quand les Grecs meuvoient armes lesungs contre les aultres. Ce que si par maie fortune advenoit, il commande qu'on use de toute modestie'.» Platon est même beaucoup plus précis ; il recommande De rep. v, 469 b, de ne pas couper les arbres, de ne pas brûleries maisons, etc. Mais, comme l'a remarqué justement M. Delaruelle, le texte de Rabelais suit le texte de Ylnstittitio Priiielpis Chrisliaiii, dans lequel Erasme avait résumé la pensée de Platmi : « Plato seditioncm vocat, non bellum, quoties Gnvci cum Gnucis belligerantur, idque si quando incidisset, modestissime jubct geri. »

Bien que Pantagruel nous soit présenté au chap. xxx\ 11 du (Jiiarl Livre, comme alléguant souvent le Cralyle, Rabelais ne semble pas avoir f;iit d'emprunts directs à ce dialogue de Platon. Autour de lui, dans les cercles platoniciens français et italiens, on s'intéressait aux problèmes examinés dans le Cra/y/e-. Lui-même fait allusion (Tiers Livre, 19), à l'une de ces que.stions : si la signification des noms vient de nature ou d'imposition cj'Jte', y, fh'jv.) ^ Le symbolisme des noms, comme celui des nombres.

2. M. L. Il, p. 96. « C'est abus dire que avons languaige naturel. Les languaiges sont par institutions arliitraires et convenences des peuples : les voix... ne .signilient n.uurellement, mais à plaisir, n

avait été remis en lionneur dans l'Académie platonicienne de Florence. « Une herméneutique subtile et puérile remplit les œuvres de Marsile Ficin, de Christoforo Landino, de Pic de la Mirandole'. » Les Lettres de Tritheim -, les traités de Cli. de Bovelles', le De Occulta philosophia de H. C. Agrippa attestent la curiosité que provoquaient chez les Humanistes ces sciences platoniciennes et néo-platoniciennes de caractère occulte ou mystique.

Ainsi les témoignages d'admiration que Rabelais prodigue à f Platon ne répondent pas à un goût personnel pour le commerce ! du plus artiste des penseurs grecs. — Les emprunts directs à Platon sont, en somme, peu nombreux dans le roman de Rabelais. Le ' plus souvent, les sentences de Platon sont traduites d'Erasme. Les idées platoniciennes, à vrai dire, étaient du domaine commun des Humanistes au début du xvi' siècle. Les Commentaires de Marcile Ficin les avaient vulgarisées en Italie. En France, à Lyon, par j exemple. Humanistes et poètes, à l'époque de Rabelais, étaient tous férus de Platon et des Néo-platoniciens. Heroet traduisait en vers sous le titre à'Aiidrogyiie une partie du Banque! (1542). Etienne Dolet traduisait, en 1544, VHippairhiis et VAxiochiis. Pontus de Tyard, Maurice Scéve, exprimaient leurs sentiments et leurs passions dans le langage de la métaphj'sique platonicienne. Marguerite de Navarre se faisait traduire par son valet de chambre, Bonaventure Despériers, le Lxsis sous le nom de la Oiiesle d'amitié. Rabelais ne pouvait échapper à ce rayonnement universel des idées platoniciennes; mais rien, dans son roman, n'indique qu'il ait étudié avec une ferveur particulière celui que tous les Humanistes contemporains eussent appelé, comme lui, le « prince des philosophes. »

Phmle.

Plaute n'est cité ou mis à contribution que six fois par Rabelais.

Giirgiuiliki, 5, M. L. I, p. 17. Plaute, in Cistellaria, figure dans la liste des auteurs qui déclarent légitime l'enl'ant né le onzième mois après la mort du

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