‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 141 sur 216 · Tiers Livre, 17. « tt, xa;iivoT · texte numérisé non relu

Tiers Livre, 17. « tt, xa;iivoT

8. L'invocation à Calliopc et Tlialie 1 P,vilJi;niel, 28) est une parodie de l'épopée, imitée de Folengo qui en use au début et à la fin de chaque ^L\c.lronée.

9. Le Coq d'Euclion « tant célébré » en la Marmite. Tiers Livre., Prologue.

262 l'humanisme

Piuilagrucl. Nulle part, on ne surprend Rabelais essayant de l'imiter, lui cnipruiuant un thème comique ou un procédé artistique. Les citations qu'il en fait sont empruntées à des érudits contemporains : à Ca;lius Riiodiginus, à Erasme, à H. C. Agrippa. Une seule fois (111,21), il a l'air de le citer de mémoire, d'après un souvenir de lecture personnelle, et c'est à contre-sens. Il est probable que l'originalité même de la forme artistique d'Aristophane était l'obstacle qui écartait Rabelais de l'étude d'un poète si proche de lui par le génie. En outre, l'intëtligence des comédies d'Aristophane suppose une connaissance des mœurs et de l'histoire d'Atiicnes au iv^ siècle, qui ne se rencontre guère avant la seconde génération des Humanistes de la Renaissance française, celle des Daurat, des Scaligeret des Cazaubon.

Parmi les poètes lyriques, il cite Horace, Catulle, Ovide, Martial. Il a certainement fait une étude spéciale des Fastes d'Ovide. Mais presque toutes les citations qu'il fait des o.-uvres lyriques antiques, se rencontrent dans les Anthologies, les Recueils d'adages, les ouvrages des grammairiens anciens ou modernes. Ce sont des « vers dorés », des sentences ou des vers contenant quelque particularité intéressante pour l'histoire de la vie et des mœurs antiques.

Les Historiens ont fourni une contribution beaucoup plus importante à l'œ^uvre de Rabelais. Le vieux Gargantua, dans la lettre que nous citions plus haut, témoigne d'une estime particulière pour l'histoire : « Qu'il n'v ait histoire, dit-il à son fils, que tu ne tienne en mémoire présente, à quoi t'aidera la Cosmogra-

I(; phie de ceux qui en ont escript '. » Mais le choix des lectures 1 historiques de Rabelais indique des dispositions particulières dans I l'étude de l'histoire. Il semble ignorer Thucvdide et Polybe, historiens politiques. Hérodote lui fournit quelques anecdotes curieuses. Il cite Tite-Live deux fois ; en outre, il lui emprunte, peut-être directement, une anecdote (Tarquin, Ouart Livre, 63) et un « dit mémorable » (Flaminius au lac Thrasymène, Qiiart Livre, 23). — Le Do Ivllo Gallico de César est représenté par cinq réminiscences. — Les écrivains de l'Histoire Aiigiisteluï ont fourni les cas de divination par les « sorts virgilians », rapportés au Tiers Livre, 10. — A Suétone, il ne doit pas moins de huit anec-

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