‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 149 sur 216 · Pline, H. N. X, 5. — Valèie Maxime, ix · texte numérisé non relu

Pline, H. N. X, 5. — Valèie Maxime, ix

3. « Ccstuv honteux qui mourut... par retenir son vent. » Suétone, Vie de Claiiile, 52, dit seulement qu'il courut un danger pei iililiiliitn, non qu'il mourut.

4. L'épitaphe de celui qui se plaint n d'estre mort, par estre mords d'une chatte au petit doigt », se trouvait dans l'église d'un cloitre d'.Vugustins, à Rome. Cf. Gottloh Ivegis, n, p. 606. " Hospes, disce novum mortis genus, improba l'élis Dum trahitur, digitum niordet, et intereo. »

5. Aiireoniiii an ininiini P\lha:;iViV Alhoiei coUecliinecniiii. Bàle, H. Pierre, 1532. 'n-4°-

L HUMANISME 2j ^

« images » de Plutarque ' et de Senèque. Maserius, dans l'édition d'Aulu-GelIe, donnée par Josse Bade, en 1534, donne un catalogue de tous les Adages, qu'il a extraits du texte d'Aulu-Gelle ; et il ajoute: Har Mast-riiis; scil sinil et alla aiil adai^ii aiil sculculiaiiisignis vint hahculia : qux diligeiis sil'i aduotahit Icctor : jncKiidioia eniut nolns stiiit qnx ipsi nos invaiimus -. Rabelais procédait selon la méthode esquissée dans ces lignes. Il a été un lecteur d'autant plus diligent, qu'il savait dans quel trésor il verserait le butin pris sur les anciens. D'éditions en éditions, nous voj'ons son roman s'enrichir d'additions érudites, fruits de ses lectures. L'édition du Oiiivi Livre de 1 548 énumérait à propos de l'étrange mort de Bringuenarilles, sept cas de mort singulières: l'édition de 1552 en comporte cinq nouveaux, dont un est emprunté à Pline (Lecanius Bassus)', un autre à Valère Maxime (Philemon)^, un autre à Cœlius Rhodiginus (Zeuxis) ■ ou Pline ''. — Nous ne relevons pas dans son œuvre de séries d'exemples ou de cas singuliers qu'il ait constituées lui-même de toutes pièces, mais nous n'en trouvons pas non plus, qu'il n'ait grossies et enrichies.

L'Élatoralioi! de Vériidiliou.

Les listes de noms propres, les catalogues de cas singuliers, les énuhiérations, comme celle des cénotaphes^ ou celle des livres, étendards et insignes tombés du ciel ■, insérées sans commentaire dans le texte, sont donc des témoins du goût des contemporains de Rabelais pour l'érudition. La constitution de ces séries de noms ou d'exemples a été plus ou moins laborieuse ; mais, pour les faire entrer dans sa rédaction, Rabelais ne s'est pas mis en frais d'invention. Il les a introduites, telles quelles, dans son développement, à propos d'un mot ou d'une idée, parfois peu

1. Parahûlii\ sivc siiiiiliii [c.v Phttarchi moialibiis, ex Senect}]. (i 5 1^). Cf. l'éili tion de Simon de Colincs. Paris, 1529, in-S".

2. Aiili GdJii iiotliuiii cillii'tUiiiii lihi'i uiiitcviginli. Jossc Badi.', i)34. 5. H. N., XXVI, I.

^. Duioniiii Fdiloi uiihjiw iiicmoyahiUiim lih. IX, 12.

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