C. Devinettes et énigmes
Un genre de facéties commun chez Rabelais est celui qui consiste dans les devinettes, les « attrapes » et les énigmes. Il est essentiellement populaire, « d'almanach forain -», comme on l'a dit. La déception du badaud, qui ne soupçonnait pas le piège tendu à sa curiosité, en constitue l'effet comique le plus général. Le type de cette plaisanterie élémentaire, c'est la devinette proposée par Gymnaste au souper de Frère Jean (Garg., 39). Pourquoi des chapons, poulies, poulets qu'ils prennent, les renards ne mangent-ils jamais le blanc ? — ? — Parce qu'ils n'ont point de cuisiniers à les cuire, et que la chair n'est blanche, que lorsqu'elle est « compétentement » cuite. — Nombre de conversations, celle des Bien-Yvres, par exemple, sont égayées par des « attrapes » de ce geiu'e. Gargantua, tout enfant, en connaît déjà quelques-unes, dont il berne le fourrier du seigneur de Painensac '.
A un degré supérieur, vient l'énigme, chère également au public populaire. Elle consiste à décrire un objet, dont on cache