‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 183 sur 216 · Tiers Livre · texte numérisé non relu

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4. On trouvera une transcription des textes de Joan. André et du Panormitain dans l'article de W. F. Smith. Tiraqueau et Rabelais. Rev. Et. Ral<., 1907, p. 187-188.

5. Cf. Ernest Langlois. Le fumel chi roi i payé au son Je l'arçeiil, dans Rei'. Et. Rail., t. I, p. 222-224.

6. Cf. Pictfo Toldo. /.il finiiée ihi roli et la liivinatioii des .w>Hi'.t. Rev. Et. Rah., I, p. 15.

7. Cf. W. F. Smith. La fiimce du roli. Rev. El. Rah., t. III, p. 505.

8. Cf. \V. F. Smith. Tiraqaeau et Rabelais. Rei\ El. Rah., 1907, p. 187.

9. Lvon, 1551. Sur les nouvelles françaises au xvi= siècle et' l'influence de la littérature italienne sur ce genre, voir un article de G. Paris dans le Journal des Savants, 1895. Sur le livre de P. Toldo. Coiilribulo alla studio délia nmella fraiicese det Xt' e XVI secolo. Rome, 1895.

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que, le plus souvent, ilabelais a insisté sur le trait, le détail, l'élément qui rattache l'anecdote à son propos. Or, cet élément n'est pas toujours le plus intéressant de l'anecdote. Dans la table « du lion, du renard et de la vieille ' », par exemple, c'est sur r « émouchetage » qu'il a attiré notre attention, seul point commun entre cette anecdote et les propos qui l'amènent'; et c'est dans le trait final, dans les dernières paroles du renard, que se trouve le principal effet comique, celui que toute la narration devrait mettre en relief.

Il en est de même pour l'excuse de la nonnain de CroquignoUes'. Erasme la rapportait comme exemple d'une erreur commune à beaucoup de gens de religion, qui observent les règles de leur ordre avec plus de scrupule que les commandements de Dieu. A l'abbesse qui lui reproche de n'avoir pas appelé au secours, la religieuse répond seulement : « Fccissein, scd il! donnitorio iiefas esl solvcrc sih'uliiiiii '. '> Rabelais a reproduit cette réponse dans la deuxièine des quatre excuses de la nonnain : « Respondit qu'elle ne ausoit crier on dortouoir ; pour ce qu'on dortouoir y a silence sempiternelle. » Et la réflexion de Pantagruel : « Je sçay assez que toute moinerie moins crainct les coinmandemens de Dieu transgresser, que leurs statutz provinciaulx » résume l'idée générale d'Erasme et se rapporte à cette seconde excuse de la religieuse. Mais il faut reconnaître qu'elle est exprimée bien longtemps après la réponse qui la provoque et qu'il est même difficile d'en saisir la portée, quand on ne connaît pas le texte d'Erasme qui a inspiré Rabelais. — C'est que celui-ci, après cette deuxième réponse qu'il a empruntée à Erasme, en a imaginé une troisième, destinée à rattacher l'anecdote à l'argumentation de Panurge, qui condamnait le conseil des femmes « mutes », comme suspectes de tout « référer » aux « signes » vénériens. Poursuivant son dialogue, pour développer tout ce qui était contenu de sournoiserie grossière, dans les premières réponses, il en a imaginé une quatrième : a Je me confessav |au Frère] avant qu'il departist de ht chambre : et il me bailla en

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