‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 80 sur 216 · Piintag;niet · texte numérisé non relu

Piintag;niet

avec les médecins et raiioiiisles '. » — Ces « grandes disputations, tenues contre tous publiquement, » lui valent la réputation « d'estre savant dessus la capacité du temps de maintenant »., C'est donc à lui que doit songer naturellement Du Douhet, le plus expert des jurisconsultes-, pour résoudre ce procèsdes « deux gros seigneurs « Baisecul-Humevesne, qu'après quarante-six semaines de délibérations, les parlements, le Grand Conseil et les régents des Universités avaient renoncé à « mettre en droit en façon quelconque ».

Tout d'abord, Pantagruel, apprenant que le demandeur et le défendeur sont encore vivants, laisse de côté « toutes les fatrasseries de papiers et copies », toute la charge « des sacs et pantarques », que les juges lui ont remis avec l'affaire à décider. « N'est-ce le mieux ouïr par leur vive voix leur débat, que lire ces babouyneries icy, qui ne sont que tromperies, eautelles diaboliques de Cépolla, et subversions de droit ? »

Ainsi l'indignation de Pantagruel et la protestation de son bon sens s'attaquent d'abord à la complication et aux lenteurs de la procédure. C'était un lieu commun traditionnel de la Satire. En 1)^3, il était encore d'actualité. Tiraqueau dans la préface de ses Commentaires de la loi 5'/' Uinjuaiii (i 534) se plaint de toutes ces fatrasseries qui pourraient prolonger les procès jusqu'au jour du jugement dernier. « Iiidideiii tôt provocatioiws, appcllationes, refiitationes, rejectioncs, ainpliationes, dierum diffisioncs, compcreudinatioiies et id geniis cetera, qiiihns lanqiiam filo texuntnr in lofiguiii jiidiciontiii litiumquc telae... » Pourtant Rabelais néglige ce thème satirique. Il se contente de flétrir de quelques mots toutes ces « subversions de droit », « tromperies, cautèles diaboliques de Cépola ». Ce jurisconsulte était fameux alors par un livre qu'il avait eu l'impudence d'intituler Cautchv jiiris iililissiiihr % vaste

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