‹ L'œuvre de RembrandtChapitre 150 sur 169 · DES · texte numérisé non relu

DES

Les amateurs savent tous qu'on entend par le mot œuvre, pris au masculin et au singulier, l'ensemble des estampes gravées par un maître ou d'après lui. C'est même pour insister sur cette signification particulière du mot œuvre, et la bien distinguer des autres acceptions, qu'on a fait œuvre du genre masculin. Notre ouvrage, composé pour les amateurs, aurait donc pu se terminer ici, et nous aurions le droit de l'appeler dès à présent VŒuvre complet de Rembrandt; mais comme les peintures d'un si grand peintre sont après tout ses œuvres capitales, il nous a semblé que le présent livre ne justifierait pas entièrement son titre, s'il ne renfermait une mention de tous les tableaux de Rembrandt qui nous sont connus.

"Voilà pourquoi nous avons pris l'engagement d'ajouter à la description des eaux-fortes du maître un catalogue de ses peintures. Ce catalogue sera-t-il complet comme celui de ses estampes ? Nous n'oserions l'affirmer, car s'il nous est possible de connaître tous les morceaux de sa main que renferment les galeries publiques de l'Europe et les galeries privées les plus célèbres, il n'en est pas de même de certaines

peintures de Rembrandt restées en la possession de particuliers qui les ignorent ou qui en jouissent obscurément, sans qu'on le sache, sans qu'on en parle.

Aujourd'hui, cependant, la curiosité des amateurs est tellement éveillée à l'endroit des œuvres de Rembrandt, ils ont si bien cherché, si bien fouillé, que fort peu de toiles irnportantes ont dû échapper à leurs investigations. Un de ceux qui ont le plus vu et le mieux vu les Hollandais, notre ami W. Burger, de si regrettable mémoire, nous a\ ait promis un volume ou deux sur Rembrandt, et l'on pouvait croire que ses recherches épuiseraient ou à peu près la chance des futures découvertes. En attendant son livre, que la mort l'empêcha de publier, et qui devait être l'inverse du nôtre, c'est-à-dire une étude sur le peintre au lieu d'être un travail d'iconophile sur ses estampes, nous avions dressé dans la précédente édition une liste des peintures connues de Rembrandt. Si nous n'arrivons pas encore aujourd'hui à la dresser complète, nous aurons du moins la satisfaction et la conscience d'avoir donné au public le catalogue presque définitif des eaux-fortes du maître, d'avoir décrit à nouveau, mis en lumière, expurgé et véritablement complété son œuvre, dans le sens qu'attachent à ce mot les amateurs.

HOLL.^NDE.

Musée d'Amsterdam. — La Garde civique. Tableau célèbre sous le titre de la Ronde de nuit. Il est daté de 1642. II a été gravé en manière noire par Claessens et supérieurement lithographie en 1861 par Mouilleron. M. Lcopold Flameng en fait à l'heure qu'il est (septembre iSyS) une grande planche.

Les noms des personnages représentés sont inscrits derrière la toile : on y remarque celui de Frans-Banning Cock, capitaine de la compagnie, et celui de Willem Van Ruijtenberg, son lieutenant. [Voir l'excellent catalogue du Musée d'Amsterdam).

Quand nous vîmes pour la première fois ce tableau (en 1847), il était couvert d'une poussière épaisse, et tellement noir qu'on pouvait à peine distinguer les piersonnages qui étaient dans l'ombre oit même

PEINTURES. 239 dans la demi-teinte. Depuis, le tableau a été nettoyé avec le plus grand soin et le plus grand respect, par M. Hopman, d'Amsterdam ; les ombres en sont maintenant transparentes, et toute la peinture est devenue plus lisible. On peut voir clairement que les personnages représentés sont des officiers et des soldats de la garde bourgeoise ; mais que font-ils ? sortent-ils de l'Hôtel de ville pour aller faire une ronde ? Vont-ils au tir de l'arquebuse? Est-ce bien un effet de nuit que Rembrandt a voulu peindre ? N'est-ce pas plutôt un effet de jour dans une cour fermée ? Ce tableau reste mystérieux, inexplicable, et nous pouvons écrire aujourd'liui ce que nous écrivions dans VHistoire des peintres de l'école hollanda ise : « On dirait que Rembrandt a vu passer en songe des héros qu'il connaissait, mais dont le souvenir se peignait à son esprit, tantôt avec précision, tantôt vaguement, comme il arrive pour les figures qui nous visitent durant le sommeil. Ceux-ci paraissent s'enfoncer dans la toile, ceux-là n'y tiennent déjà plus. En dehors du tableau s'avancent deux personnages armés, couverts d'un large feutre, dont l'un est vêtu de noir et l'autre vêtu de lumière. Dans le parti d'ombre qui les suit et les pousse en avant, on distingue la couleur et le mouvement d'un chien qui aboie au tambour. Plusieurs hommes diversement ajustés, et dont le visage fait saillie sur de grandes ombres, descendent l'escalier d'un palais. L'un d'eux s'élance comme s'il nous menaçait de son arquebuse qu'il vient de charger. A la droite du bourgmestre en noir, on remarque une jeune fille blonde, aux cheveux ardents, que l'on croirait effrayée, car elle semble remonter précipitamment l'escalier que les autres descendent, Une lumière d'un ton nacré la fait paraître, d'un peu loin, couverte de satin et enrichie de tous les trésors de l'Orient... Ce n'est pourtant qu'une enfant d'Amsterdam, revêtue d'une étoffe hollandaise aux clairs ramages ; elle n'a d'autres pierreries que ses yeux, d'autres lingots d'or que les boucles de sa chevelure, d'autres trésors que les splendeurs du rayon qui la caresse. A sa ceinture est suspendu un coq blanc, qu'on suppose être le prix du vainqueur : nouveau problème à résoudre dans la com-

préhension de ce tableau mystérieux. Entre la petite fille et le bourgmestre vétu de noir s'agite un objet qui demeure quelque temps indistinct; c'est seulement après un long examen qu'on y démêle les formes d'un soldat à demi caciié derrière la grande figure sombre, et portant à son casque une couronne de chêne ; mais encore une fois, il est impossible de concevoir pourquoi cette figure se cache et semble fuir. Il y a là tout le vague d'un rêve et toute la précision d'un souvenir d'hier; la fantasmagorie d'une invention chimérique, jointe à l'effrayante vérité de corps palpables, mouvants et lumineux ; la réalité enfin, rehaussée de poésie, baignée dans une lumière d'or et se détachant comme du sein des ténèbres d'un songe. »

Les Syndics de la Halle aux draps, lis sont assis i une table et semblent vérifier des comptes. Six figures; la sixième est celle d'un servant de la corporation. Signé et daté de 1661. Gravé par J. de Frey, et en manière noire par Houston.

M. J.-W. Kaiser, d'Amsterdam, en a fait une belle estampe qui avait été commencée à l'eau-forte, de main de maître, par Gouwenberg, lequel, étant mort prématurément, n'avait pu achever sa planche.

Ce tableau n'est qu'une réunion de portraits, et il est beaucoup moins intéressant que la Ronde de nuit; mais l'exécution en est si énergique, la peinture si étonnante, la touche si màle, si hbre et si fière, qu'on peut le regarder en ce genre comme le dernier mot de l'art. Nous en avons fait mention au commencement du premier \ olume de cet ouvrage. W. [Purger en parle ainsi dans les Musées de Hollande : » Tout l'intérêt est dans les tètes extraordinairement vivantes, et aussi dans l'ampleur prodigieuse de l'exécution, dans l'harmonie de la couleur, qui est la plus simple du monde ; quatre notes seulement, qui se répondent et se font valoir, avec leurs dièses et leurs bémols, dans une gamme brune : les chairs, têtes et mains, et les blancs sont glacés de bistre ; les cheveux et les fonds sont glacés de brun ; le tapis a du brun dans ses rouges, les noirs ont des reflets bruns. Cela revient toujours à : lit, mi, sol, ut. Point de discord. Aucune disparate. Un seul effet... »

Nous avons à Paris une fidèle et robuste copie de ce tableau; elle a été exécutée par M. Glaize fils pour le Musée européen, formé de copies d'après les chefs-d'œuvre de peinture disséminés en Europe, et fondé en 1872 par M. Jules Simon, alors ministre des beaux-arts, et par moi.

Uxîeiibogaerî, receveur des états de Hollande, à r:iL;e de Go ans. Il est vêtu et coifftl de noir. II porte une collerette de dentelle et un manteau brun ramené en avant par la main droite.

C'est le même personnage dont Rembrandt a gravé le portrait dans l'estampe décrite ici sous le n° 189. 11 ne nous souvient pas de l'avoir vu au jMusée d'Amsterdam, tant nous étions absorbé par la Ronde de nuit et par le tableau des Syndics.

Musée de la H.aye. — Présentation au temple. Tableau cintré en haut. La cérémonie se passe dans un temple qui est rempli de monde. Le groupe principal, composé de sept figures, occupe le centre. Siméon tient l'enfant entre ses bras; la Vierge et saint Joseph, portant deux colombes, sont agenouillés devant lui. Derrière la Vierge, deux rabbins, et, en face, le grand prêtre. A gauche, un large escalier que la foule monte et descend.

Cette peinture, datée de i63i et précieusement finie, comme tous les morceaux de la jeunesse de Rembrandt, ressemble quelque peu à un Gérard Dov. L'exécution en est relativement pefite et faible.

Elle fut apportée à Paris et figura au Musée du Louvre jusqu'en 181 5, époque où elle fut restituée au Musée de La Haye.

La Leçon d'analomie. Le professeur Tulp, ami de Rembrandt et beau-frère du bourgmestre Six, est représenté donnant h ses élèves une leçon d'anatomie sur le cadavre.

Ce tableau, qui a été gravé par de Frey, avait été peint, en i632, pour la corporation des chirurgiens d'Amsterdam, qui le conservèrent jusqu'en 1828, où ils se résolurent à le vendre pour soutenir un hospice fondé par eux. Le bourgmestre, le ministre et le roi s'opposèrent à la vente, mais comme le droit des chirurgiens ne pouvait être discuté, le roi prévint qu'il achèterait la peinture. M. Apostole et M. Saportas furent nommés experts par le roi, et MM. Albertus

Brondgeest et de Vries par la compagnie des chirurgiens. Le prix d'estimation fut fixé à 36,5oo fiorins.

Rembrandt avait vingt-six ans lorsqu'il peignit la Leçon d'anatomie. Il y apporta le plus grand soin et la finesse patiente qui distingue ses premiers ouvrages. Chaque téte caractérise une nuance de l'intelligence et de l'attention. Le professeur tient du bout de ses pinces les muscles fléchisseurs de la main, et il en explique le mécanisme à ses élèves. Le cadavre, étendu sur la table et vu en raccourci, n'est pas dessiné juste selon la perspective. Nous ne dirons donc point avec W. Burger que « l'œuvre est accomplie en son genre, seiiia errore; j mais nous dirons que c'est l'unique défaut de cette peinture où sont exprimées avec génie la vie et la mort.

Un de nos jeunes maîtres, M. Bonnat, est allé faire à La Haye, pour l'administration des beaux-arts, une copie de la Leçon d'anatomie. Cette copie est très-admirée au Musée européen ; elle est, en effet, admirable de tout point.

Suzanne au bain. Elle est surprise par les deux vieillards^ dont l'un est à peine visible ù Iravers des arbustes, et elle s'efforce de cacher sa nudité. Elle est debout, de profil, un peu penchée en avant et tourne la tète vers le spectateur. Une aiguière et un bassin d'or sont posés près d'elle. Ce petit tableau, peint sur panneau, est délicatement lini. surtout dans la principale figure.

Nous avons vu, il y a plusieurs années, chez M. Carrier, peintre en miniature, une variante de la Suianne, qui portait des indications de repentirs, mais dont la couleur était moins intense et moins dorée.

Sir Joshua Reynolds mentionne, comme ayant fait partie de sa collection, une Suzanne de grandeur naturelle, dont il avait aussi une étude peinte et un dessin.

Un OJlicier. Il porte une toque à crevés, ornée de plumes. Il est revêtu d'un manteau brodé d'une ganse d'or, qui laisse voir un hausse-col de fer. II est presque vu de dos et il regarde le spectateur par-dessus son épaule droite. Signé, mais sans date. Sur panneau.

Une artiste hollandaise, M"^ Van Tuyll, a exécuté une copie trèsremarquable de ce morceau qu'on appelle souvent l'Officier de for-

tune. La même personne a fait avec encore plus de talent une copie du portrait de Titus Van Rijn, qui se trouvait dans la collection du roi de Hollande, vendue en i85o. Ce portrait, où Titus est coifFé d'un bonnet de mezzetin, le représente malade, triste et doux. Il fut adjugé au prix de 4,000 florins. La copie de M"^ Van Tuyll reproduit la beauté sentie et Texécution mystérieuse de Toriginal; elle figure dans notre Musée européen, ainsi que la copie de VOJficîer.

Portrait de jeune homme. Il est en buste et tête nue, vu de trois quarts et tourné à droite. Il ressemble quelque peu à Rembrandt, et c'est peut-être le portrait de son fils Titus, car la peinture est celle d'un praticien consommé, et, loin de la regarder comme une œuvre de jeunesse, nous la croyons plutôt exécutée par Rembrandt dans son âge mûr [vers 1648 ou 1649), lorsque son fils avait quatorze ou quinze ans.

Musée van der Hoop. — La Fiancée juive. C'est le nom que donne le catalogue du musée à un morceau inachevé, mais d'autant plus intéressant et de la plus grande force, qui représente une jeune femme, brune, rayonnante de santé et couverte de bijoux, vers laquelle un homme s'avance comme pour l'embrasser, car déjà il lui a mis une main sur l'épaule et il porte l'autre à son sein, sous prétexte de toucher une chaîne d'or. Smith^ qui avait possédé cette peinture et l'avait vendue à M. van der Hoop, en parle avec chaleur; et, de fait, il est impossible, quand on aime Part, de ne pas attacher le plus grand prix à un tableau où Rembrandt a mis tout son génie et tous les trésors de sa palette en même temps qu'il a révélé le secret de ses préparations, parfaitement visible dans les parties non terminées.

Collection Six van Hillegom, à Amsterdam. — Éphra'im Bonus., âgé d'environ cinquante-cinq ans. Il porte un grand chapeau; il est assis, la main gauche sur le bord de son fauteuil. Ce portrait précieux, dans la meilleure manière du peintre, a été gravé par lui avec une légère différence, et il est à peu près de la même grandeur que l'estampe décrite par nous sous le n° 172, estampe en sens inverse, dans laquelle, au lieu d'appuyer sa main sur le bras d'un fauteuil, Bonus tient la rampe d'un escalier. A la vente du bourgmestre Six, en 1734, le portrait de Bonus fut vendu seulement 18 florins; il reparut à la vente Braamcamp en 1771, et futpoussé à 200 florins, puis à la vente GoU van Franckestein, où il fut payé 825 florins; et c'est là sans doute que M. Six van Hillegom racheta un morceau qui devait être pour lui d'autant plus précieux qu'il avait appartenu à son aïeul.

Joseph racontant ses songes. Une ébauche en grisaille représentant Jacob assis, les yeux fixés sur son fils, qui se tient devant lui, debout et de profil, une main étendue, le corps légèrement penché. Derrière Joseph sont trois de ses frères, assis à une table; un quatrième écoute les récits de Joseph. Deux autres sont à droite, et Lia repose sur un lit, à la droite de Jacob. Un chien est couché sur le premier plan. Vendue avec un autre

tableau à la vente du bourgmestre Six, en 1734, 84 florins, cette composition a passé, en 1827, dans la vente de Vos, où elle a été rachetée 1,470 florins par M. Six van Hillegom.

Il y a quelques différences entre cette ébauche et l'estampe gravée par Rembrandt sur le même sujet. Joseph de profil et debout dans la grisaille est vu de trois quarts et parait assis dans l'estampe.

Le Bourgmestre Six. 11 est représenté debout, ù mi-corps, le chapeau sur la tète, couvert d'un petit manteau rouge à galons d'or, et mettant ses gants comme pour sortir. La partie inférieure du vêtement n'est pas terminée, ou plutôt elle semble négligée tout exprés pour faire valoir l'eff'et de la tète, qui est vivante, touchée par méplats et peinte avec une rcsoluiion et une solidité qui font penser au fameux tableau des Syndics, bien qu'ici la peinture (si j'ai bonne mémoire) soit moins épaisse, moins empâtée et plus transparente.

La Femme du bourgmestre Six: Elle est en buste et en petit bonnet, la tète vivement éclairée, tant par la lumière directe que par le reflet de sa fraise il godrons, brillante et empesée.

Le précieux fini de l'exéculion, qui cette fois est poussé jusqu'à l'intimité la plus profonde, tait contraster singulièrement ce dernier portrait avec celui du bourgmestre. Dans le premier, l'artiste nous saisit fortement par une impression rapide, mais ineffaçable ; dans le second, il semble avoir longtemps scruté les secrets de la vie, et il nous invite à une contemplation prolongée. Le portrait du bourgmestre se meut, passe et nous heurte en passant ; le portrait de sa femme nous arrête, nous fait regarder longtemps et songer. L'un et l'autre se gravent au fond de la mémoire, mais l'un comme un phénomène de la nature, l'autre comme un prodige de l'art.

Collection v,vk Loon, à Amsterdam.— Deux grands portraits en pied, mari et femme, se faisant pendant. Ils se détachent sans violence sur un fond sombre; ils sont l'un et l'autre d'un aspect grave et imposant. Les personnages représentés sont Willem Dacy, magistrat de la cité d'Alkmaar. Le mari tient un gant de la main gauche, et il a des rosettes blanches à ses souliers. Sa femme tient un éventail de plume de la main droite, et de l'autre elle relève un pan de sa robe. Ces deux portraits, signés et datés de 1634, ont été payés 1,200 florins en 1799.

Collection van ber Pol, à Amsterdam. — Un Gentilliomtne et son fils. Le père est assis et il tend la main pour prendre un sac d'argent que lui porte son fils, enfant de sept ans.

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Une Dame et sa fille. La mère est assise , une bourse dans une main , et donnant de l'autre à sa fille une pièce de monnaie.

Galerie van Steingracht, à La Haye. — Bethsabée au bain. Elle est assistée de deux suivantes dont l'une lui coupe les ongles; l'autre, une mauresque, lui peigne les cheveux. Un paon fait la roue. Dans le fond on aperçoit David sur une terrasse. Un coup de soleil tombe sur les chairs nues et palpitantes de la baigneuse. La peinture est traitée avec finesse, et l'ensemble a beaucoup de saveur et d'éclat. Ce tableau est décrit dans notre Trésor de la Curiosité. A la vente PouUain i! fut acheté 2,400 livres par Lebrun, On le retrouve mentionné à la page i3o et à la page 441 du même ouvrage, tome IL II a été gravé par Moreau, Bjrnett et Smith. Il a appartenu ii Guillaume IV, roi d'Angleterre.

Musée de Rotterdam. — Le seul tableau de Rembrandt que l'on croyait s'y trouver, un portrait d'homme, a été reconnu depuis peu pour un Fabritius par M. Lamme, conservateur du musée, qui, en faisant enlever quelques repeints, a découvert dans le haut de la toile la signature de cet artiste, à peu près inconnu jusqu'il nos jours, écrite avec la hampe du pinceau.

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