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I. L’Ecole pratique de Solesmes

Dom Couturier ne savait comment inaugurer au chœur le Liber Gradualis , quand il eut l’inspiration de confier à dom Mocquereau la direction des exercices des jeunes religieux. Bientôt c’est la direction du chœur lui-même qui lui fut effectivement dévolue.

Pour ceux qui, des deux parties du monde, viennent étudier et copier l’exé-

l’œuvre de solesmes dans la restauration du chant GRÉGORIEN I 1

cution du chant grégorien dans les deux monastères de Solesmes, comme on étudierait ou copierait un type, il n’est pas besoin d’entrer ici dans de longs développements: cette formation de l’école pratique de Solesmes est l’œuvre dedom Mocquereau. Les exemplaires du type qu’il y a créé sont maintenant répandus dans une foule de chœurs, de séminaires et de communautés religieuses, où le chant traditionnel s’exécute d’autant mieux, qu’on y a reçu plus directement et plus assidûment ses conseils, ou ceux de ses disciples, et qu’on est resté plus fidèle à sa haute direction.

Deux bu trois exemples de l’action exercée, dans cet ordre de choses, par dom Mocquereau suffiront à en témoigner, en attendant la Méthode pratique , déjà fort avancée, qu’il prépare.

C’est à Solesmes que la Schola canto rum de Paris vint, pendant plusieurs jours, avec tout son personnel d’artistes et d’exécutants, puiser les meilleures traditions pratiques. C’est à Solesmes, et c’est également à dom Mocquereau, que la Société des Cours libres de l’Institut catholique de Paris vint demander la conférence et la direction qui devaient révéler les mélodies grégoriennes au monde musical le plus élevé de la capitale. C’ est à Solesmes que l’un des auditeurs de cette conférence et de cette exécution, M. Camille Bellaigue, acheva la découverte, toute nouvelle pour lui, d’un horizon musical dont le tableau devint, sous sa plume, le chef-d’œuvre que l’on sait.

En désignant dom Mocquereau pour cette première œuvre, l’abbé de Solesmes avait donc trouvé le vrai fondateur artistique d’une école pratique de chant grégorien.

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