Lettre du 22 octobre
jamais amitié fut fondée en Dieu, eut Dieu pour fin dernière, soutenue par Dieu et alimentée par le service de Dieu, ce serait bien la nôtre, si vous l’acceptez et la permettez.. Mais une amitié toute céleste et pure comme celle-là doit être sincère, n'est-ce pas?
» Ce sera donc par une contradiction :.1en amère pour mon mie que je débuterai. Eh bien, vos idées sont excellentes, vous les développez parfaitement bien, mais elles sont en ce moment irréalisables vis-à-vis des fidèles, surtout du clergé. Le clergé s’y opposera comme il s'oppose à iout ce qui vient d’une femme. Pour que sainte Catherine de Sienne fût écoutée, il a fallu qu’elle fit des miracles qui frappâssent les yeux, les oreilles, les sens. Alors on se rend. Jusquelà le clergé, par esprit de corps, proteste. Il vous répondra que les confréries, les œuvres de l’Adoration perpétuelle, nocturne et autres, sont plus que suffisantes pour les besoins actuels et opposera une fin de non-recevoir complète à toutes vos plus ferventes, ardentes et pieuses provocations à faire plus pour Jésus-Hostie et votre salut.
» Le moment n’est pas venu, je le répète. Une seule œuvre est possible, parce que les laïques peuvent s’en occuper et le doivent en conscience, celle de ramener la pratique du Jour de Dieu.
» Dieu veut sauver la France, il ne peut la sauver que par là. S’il ne rétablit pas l'observation du dimanche, nous péris. sons. Comme nous espérons qu'il la sauvera, nous devons travailler avec obstination; mais pour votre chère œuvre de l'Eucharistie, je ne vois qu’un échec d’autant plus grand que vous aurez plus lutté1.., »